Lutte contre le mildiou

Ouvert par Jul0404, 07 novembre 2018

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Mer 7 Nov 2018 18:20 #1
Bonjour à tous,

Je m'intéresse à la viticulture et plus particulièrement au mildiou de la vigne ( je suis étudiant en école d'ingénieur et je rencontre souvent des viticulteurs pour essayer de comprendre leurs solutions). Au final malgré les différentes rencontres, j'ai du mal à comprendre quelles sont les stratégies les plus utilisées et surtout pourquoi elles le sont ?
Je ne parle pas de viticulture biologique mais plutôt sur la conventionnel.
De ce que j'ai compris, la réglementation est très contraignante (que ce soit en terme de quantité apportée ou en terme de nombre d'applications) et oblige l'utilisation de plusieurs produits dans un itinéraire de lutte. Ce que j'en dégage pour l'instant c'est:
- environ 8 IFT (même si très variables en fonction de l'année)
- plutôt du contact au début, puis systémique, puis contact sur la fin de période de traitement.
- en terme de molécules utlisées, je dois avouer qu'avant de tomber sur ce forum, j'étais complétement perdu, donc, au passage, merci à Yannick24 sur la précision dans: mildiou remise à niveau! est ce que son poste est toujours à jour ? je veux dire par là que la réglementation évolue tellement rapidement que bon, c'est possible que certaines mollécules soit déjà interdites!
Au finale, j'aimerai bien avoir votre avis sur les stratégie que vous adoptés pour le mildiou et comme je le disait avant, surtout pourquoi vous faites ça comme ça ? Aussi, est ce que certaines molécules / produits sont vraiment des références pour vous ?
Je vous remercie d'avance pour votre aide ! :)
Mar 21 Mai 2019 22:20 #2
Bonjour juste une petite question ...je prévois un traitement d ici fin de semaine mais je me pose la question de mettre du cuivre sur les cépages ou la floraison commence.Qu en pensez vous ?
Mar 21 Mai 2019 22:38 #3
La floraison c'est un moment critique, moins on y touche mieux le futur raisin se porte; perso j'essaye de viser mes traitements pour ne pas perturber si le temps le permet, mais faut pas faire d'impasse avant une pluie á risque de toutes les façons tes fleurs seront rincées et mieux vaut du cuivre que du mildiou qui ne pardonne pas.
Et comme la météo de fin de cette semaine n'est pas rassurante, alors pour ma part je vais passer avant pour étee couvert.

Tiens et pour documenter un peu les discussions de l'année dernière sur les doses adéquates par rapport aux doses homologuées, on voit la que sur les cupriques en pleine végétation avec un bon timing et une bonne pulvérisation il faut travailler á 400g/ha ( 50% de la dose homo) , pour la plupart des fongicides conv on peut trés bien travailler dans une optique de couverture préventive á 40% de la dose en situation ''normale''. ( la dose homologuée est un maximum pas une valeur typique)
https://www.vinopole.com/uploads/tx_vinoexperimentation/Comportement_fongicides_Impacts_pratiques_IFV_Vinopole_2016.pdf
Mer 22 Mai 2019 11:55 #4
Très interressant ton lien Miloux
@Chris:il y a plus d'avantages (en cas de risque de mildiou) que d'inconvénients à passer du cuivre.En bio la question ne se pose même pas.
Jeu 30 Mai 2019 12:13 #5
Argumentaire pour une dose efficace de cuivre en agriculture : dossier technique
http://www.itab.asso.fr/downloads/com-intrants/dossier-cuivre-en-ab-dec2013.pdf
Contenu
Rappel du contexte ............................................................................................................................. 2
1. Utilisation du cuivre en agriculture................................................................................................. 3
1.1. Usages du cuivre...................................................................................................................... 3
1.2. La filière viticole biologique, première impactée par une évolution de la réglementation du
cuivre 3
a. Une des filières les plus dynamiques en bio ........................................................................... 3
b. Etat actuel de l’utilisation du cuivre en viticulture biologique................................................ 4
1.3. Insuffisance des méthodes de réduction de l’usage du cuivre ............................................. 10
1.4. Inciter les viticulteurs à réduire les doses de cuivre : devenir acteur de sa stratégie .......... 12
a. Inciter le vigneron à s’approprier les alternatives au cuivre................................................. 12
b. Le lissage : outil de pilotage de la stratégie de protection pour et par le viticulteur ........... 12
2. Commentaires sur les études “Conclusion regarding the peer review of the pesticide risk
assessment of the active substance Copper” (EFSA, 30/09/08 et 11/06/2013)................................... 13
2.1. Limites d’une synthèse bibliographique ............................................................................... 13
a. La difficulté de conclure à partir d’une synthèse bibliographique actuelle.......................... 13
b. Une revue bibliographique qui souffre d’un manque de prise en compte du contexte de
production..................................................................................................................................... 13
c. Le manque de données actuelles pour évaluer l’impact des apports de cuivre sur la vie du
sol 15
d. Une méthode qui ne permet pas encore de conclure sur les impacts du cuivre.................. 15
2.2. Des arguments contestés...................................................................................................... 16
a. Impacts du cuivre sur les vers de terre ................................................................................. 16
b. Impacts du cuivre sur les populations bactériennes selon la gestion du sol ........................ 17
c. L’avifaune des vignobles plus liée au contexte paysager qu’au mode de protection........... 18
3. Conclusions et propositions.......................................................................................................... 18
Sam 5 Oct 2019 09:20 #6
De l'origan contre le mildiou de la vigne


Une huile essentielle d’origan utilisée en fumigation continue pour lutter contre le mildiou de la vigne. Des chercheurs la haute école de viticulture et d’œnologie de Changins et de la haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture (HEPIA) sont à l’origine de cette découverte (photo Changins).

Les pesticides synthétiques appliqués en viticulture représentent une quantité relativement élevée par rapport aux autres cultures, en raison de la grande sensibilité de la vigne aux champignons pathogènes. Aussi, pour réduire les fongicides afin de promouvoir des écosystèmes viticoles durables et répondre aux demandes des consommateurs, les chercheurs travaillent sur les huiles essentielles végétales qui comptent parmi les produits phytopharmaceutiques naturels les plus puissants.

Ces substances ont déjà démontré leurs propriétés antifongiques contre différentes maladies des plantes. Mais, explique le communiqué publié mardi 1er octobre par Changins, les performances dépendent toutefois fortement du moment et de la méthode d'application. Par ailleurs, les mécanismes moléculaires, à l’origine de leur efficacité sont loin d'être compris.

Publication scientifique
L’étude menée par la Haute école de Changins et l’HEPIA, et qui a fait l'objet d'une récente publication dans le journal scientifique PLoS ONE, visait alors à contourner les inconvénients de l’application directe d’huile essentielle et de déterminer d’une part si une fumigation continue pouvait contrôler le mildiou et d’autre part à décrypter les mécanismes moléculaires impliqués dans l’efficacité des huiles essentielles contre les agents pathogènes, expliquent les spécialistes.

Les expériences ont été conduites sur le cépage Chasselas qui est particulièrement sensible au mildiou. Alors que des boutures ont été infectées par le mildiou et exposées à une fumigation continue de différentes huiles essentielles, les chercheurs ont pu démontrer pour la première fois que le traitement à la vapeur d’huile essentielle d’origan au cours des premières 24 heures post-infection est capable de réduire le développement du mildiou de 95%, détaille le communiqué.

Sélection par résistance
L’analyse (par séquençage des ARN messagers) des boutures traitées avec des huiles essentielles a montré sans ambiguïté que le traitement a déclenché de nombreux mécanismes de résistance de la vigne qui sont très probablement à l’origine de l’efficacité du traitement, notent les spécialistes.

«Pour la première fois une étude transcriptomique montre l’effet d’une huile essentielle sur l’expression de dizaines de gènes du système immunitaire de la vigne.» Ces résultats, concluent les chercheurs, «revêtent une importance majeure pour la production et la recherche sur les biopesticides, les produits de stimulation des plantes ainsi que pour les stratégies de sélection par résistance».

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