page d histoire

Ouvert par ceres, 05 novembre 2018

Mar 13 Nov 2018 19:57 #21
Oui , je suis d'accord avec vous .

Il y a une différence absolue entre les motivations du soldat , et celles moins avouables des états , des gouvernements …. de tout temps !
" Le véritable exil n'est pas d'être arraché à son pays . C'est d'y vivre et de n'y plus rien trouver de ce qui le faisait aimer "
Edgar Quinet
Mar 13 Nov 2018 22:15 #22
Mon oncle a fait , si l'on peut dire, la drôle de guerre de 1940......à peine incorporé , le voila dans la Meuse ou les Allemands déferlent à tout va et déjà encerclé en un rien de temps , le voilà prisonnier....mais surtout , il se rappellera les derniers ordres des Officiers : "surtout vous ne tirez pas !!" Mon Oncle n'a pas tiré une seule balle de sa drôle de guerre, mais il s'est retrouvé 5 ans dans un stalag et dans une ferme bavaroise......Il a été très bien traité dans cette ferme, ou les deux fils allemands combattaient sur le front de l'Est, dont l'un n'est pas revenu .
Dans les étables , il y avait de l'eau courante....quand ici en Bretagne , seul les villes avaient ce "luxe" de l'époque......
Plus tard , il a toujours gardé contact avec cette famille allemande, ils se sont rencontrés plusieurs fois.
Dans les repas de famille , je me souviens encore de mon Oncle de vanter les charmes de certaines de ses codétenues : " ah ! les polonaises !! "
Pour conclure , comme certains historiens le disent , il n'y a pas eu deux guerres mondiales , mais une seule : la guerre 1914-1945......
L'armée française après 1914 , a vécu sur ses lauriers , ce qui laissait envisager la catastrophe de 1940.....
Mar 13 Nov 2018 22:22 #23
et... ? Aujourd'hui ?
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire" Albert Einstein
mes vaches sont là pour me nourrir, pas pour engraisser l'état
Mer 14 Nov 2018 11:14 #24
Aujourd'hui, la quatrième guerre mondiale, qui a succédé à la guerre froide, est financière.

Grâce aux ordinateurs, les marchés financiers, depuis les salles de change et selon leur bon plaisir, imposent leurs lois et leurs préceptes à la planète. La « mondialisation » n’est rien de plus que l’extension totalitaire de leurs logiques à tous les aspects de la vie. Naguère maîtres de l’économie, les Etats-Unis sont désormais dirigés, télédirigés, par la dynamique même du pouvoir financier : le libre-échange commercial. Et cette logique a profité de la porosité provoquée par le développement des télécommunications pour s’approprier tous les aspects de l’activité du spectre social. Enfin une guerre mondiale totalement totale ! Une de ses premières victimes est le marché national. A la manière d’une balle tirée à l’intérieur d’une pièce blindée, la guerre déclenchée par le néolibéralisme ricoche et finit par blesser le tireur. Une des bases fondamentales du pouvoir de l’Etat capitaliste moderne, le marché national, est liquidée par la canonnade de l’économie financière globale. Le nouveau capitalisme international rend les capitalismes nationaux caducs, et en affame jusqu’à l’inanition les pouvoirs publics. Le coup a été si brutal que les Etats nationaux n’ont pas la force de défendre les intérêts des citoyens.
Quelques minutes suffisent pour que les entreprises et les Etats s’effondrent ; non pas à cause du souffle des révolutions prolétariennes, mais en raison de la violence des ouragans financiers.

Dans cette nouvelle guerre, la politique, en tant que moteur de l’Etat-nation, n’existe plus. Elle sert seulement à gérer l’économie, et les hommes politiques ne sont plus que des gestionnaires d’entreprise. Les nouveaux maîtres du monde n’ont pas besoin de gouverner directement. Les gouvernements nationaux se chargent d’administrer les affaires pour leur compte. Le nouvel ordre, c’est l’unification du monde en un unique marché. Les Etats ne sont que des entreprises avec des gérants en guise de gouvernements, et les nouvelles alliances régionales ressemblent davantage à une fusion commerciale qu’à une fédération politique. L’unification que produit le néolibéralisme est économique ; dans le gigantesque hypermarché planétaire ne circulent librement que les marchandises, pas les personnes.
Mer 14 Nov 2018 13:27 #25
Un brin pessimiste
Et validant un peu cette vision...Du moins la rendant plausible
Sauf que les États gardent 3 pouvoirs: monétaire, législatif et l impôt

Ne pas oublier que l empire britannique c est avant tout et surtout le fait de la Compagnie des Indes , compagnie de droit privée avec une armée perso les tuniques rouges
Mer 14 Nov 2018 17:18 #26
Je ne vois pas en quoi le pouvoir monétaire appartient aux états... Les créations/destructions monétaires (fiduciaires ou non) se font dans les banques et les banques centrales.

Le pouvoir législatif (et l'impôt qui en découle) n'en est plus un. La finance n'a que faire de la couleur politique des dirigeants des pays : ce qui compte, c’est le respect du programme économique. Les critères financiers s’imposent à tous. Tout ça se voit bien en France: peu importe le gouvernement en place, et l'assemblée qui légifère, c'est l'application d'un même programme économique. Un Orban ne gène pas non plus. Par contre, si un état s'éloigne du programme, comme la Grèce l'a tenté, on lui tord le bras, et il retourne fissa dans le droit chemin.

D’où un simple rôle de gestion des gouvernements. Le pouvoir décisionnel est ailleurs.
Mer 14 Nov 2018 18:18 #27
on va pouvoir le constater avec l'Italie qui maintient son budget contre l'avis de bruxelle.
Mer 14 Nov 2018 20:51 #28
tout à fait hazta .Et la réponse est celle ci , ça ce n'est que pour l'europe ,le constat est le même pour le monde .Au bout d e tout ça un sacré trafalgar à prévoir .

https://www.liberation.fr/checknews/201 ... es_1654167
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire" Albert Einstein
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