Agri-Entrepreneurs: Revenu, Patrimoine ou Citron?

Ouvert par gwendal raoul, 22 mai 2018

Ven 25 Mai 2018 22:41 #21
@Tous

Je pense qu'on est effectivement d'accord sur le fond et que l'on pinaille pour le plaisir :)

Sur la responsabilité collective ou individuelle, si elle est individuellement générale, elle est collective, si elle est collective, qui plus est liée à la nature humaine (privilégier son propre intérêt) elle doit être corrigée au niveau étatique.

Sur le foncier, pour la nième fois Hazta, dans le passé/présent le foncier en France n'a pas connu d'embellies/dépressions en rapport avec les variations de revenus justement grâce aux reglementations en place en France. Battues en brèche en ce moment, encore justement. Donc à défendre/renforcer.

Si tu avais 60 hectares à acquérir pour de l'élevage au lieu de 56 à vendre pour conserver 4 hectares à convertir en maraîchage (à la louche, je ne sais strictement rien de ta/votre situation), je pense que tu aurais une opinion plus "ruffinesque" :) comme le dit Tacyst.

Bon sinon j'ai une solution miraculeuse :) pour l'agriculture en général :) que je développerai un autre jour.

En attendant, au lieu de faire flamber le foncier, épargnez dans un #FondsLaitier! (Je suis irrécupérable), et assurer vos vieux jours ainsi que vos prix pour le reste de votre carrière, tout en régulant le marché.
Vini, Vidi, Pactoli
Ven 25 Mai 2018 23:09 #22
Disons que le libéralisme gagne à la fin car il utilise une chose que beaucoup se servent mais que l'on ne connait pas en agriculture:"Le temps", le temps d'attendre de voir se mettre en place ses plans(idem chez les vegans et De Pactolis,....)
Il gagne grâce au "moi je" très en vogue actuellement
"moi je" USA m'assoies sur le reste du monde car je compte plus
"Moi je"Chine car on a été spolié depuis des millénaires
"moi je" Russie car on s'est foutu de nous depuis la chute de l'Urss
Et comme en Europe on est aussi con que le reste, on a
"moi je" Brexit car je vaux plus
"moi je" Italie pareil
"moi je" Pologne car vous ne nous avez pas sauvé des Russes
...
Et donc en France on a
"Moi je" Macron invite qui je veux à l'Elysée donc des jeunes agris mais pas tous ces cons de syndicats car je sais tout
"moi je" propriétaire terrien ai bien le droit de louer mes champs à qui je veux comme je veux
"moi je" exploitant peux bien louer au prix que je souhaite car c'est mon problème de mon fric

Et tout ça ne règle pas la retraite des agris qui quittent
Ven 25 Mai 2018 23:21 #23
@Gwendal
Je trouve par ailleurs ton thread sur la comparaison dépense loyer/alimentation simplo/simpliste, ne tenant pas compte de beaucoup de facteurs( par ex: baisse prix alim pour compenser baisse salaire et avoir investissement dans import chinois low cost pour avoir l'impression "d'être" et paix social au bout , genre panem et cirquences)
Et prendre des vrais économistes en twitte bordel :eusa_wall
Ven 25 Mai 2018 23:33 #24
Parfois c'est tellement simple qu'on gobe les conneries "multi-factorielles-mondialisation-c'est les chinois-c'est comme ça"... Parfois, que dis-je, tout le temps! C'est comme cela qu'on a la paix, en bernant les dociles, avec de la bouffe pas cher et des la peur insidieuse de perdre son logement.
Vini, Vidi, Pactoli
Sam 26 Mai 2018 08:26 #25
Ma compagne est sortie du GAEC avec la surface énorme de 2ha (en 3 parcelles) données par sa grand mère, sur lesquels il y a un fermier en place.
Elle a donc réussi à louer 1 ha à une tante pour se réinstaller.
Nous faire passer pour des rentiers, ça me paraît osé. :byec

Sinon, j'ai plutôt une conception zapatiste du problème. Faire contre l'État ne marche pas. Faire avec non plus. Il faut donc faire sans...
Mettre en avant les responsabilités individuelles, ça n'exclue pas le collectif.
Reconnaître l'environnement libéral et composer avec, ça ne veut pas dire le défendre.
Tout ça n'a rien de libertarien.
(Et, c'est hors sujet, mais Ruffin, quand il tente de populariser les théories de cet américain dont j'ai mangé le nom qui organisent des petites communautés locales pour qu'elles mettent en place leurs solutions, et bien, Ruffin donc, ne dit pas autre chose...)

Devant l'absence de solutions venant d'en haut, il faut prendre le problème à bras le corps, et mettre en œuvre ses propres solutions.
Sam 26 Mai 2018 09:21 #26
gwendal raoul a écrit:
Parfois c'est tellement simple qu'on gobe les conneries "multi-factorielles-mondialisation-c'est les chinois-c'est comme ça"... Parfois, que dis-je, tout le temps! C'est comme cela qu'on a la paix, en bernant les dociles, avec de la bouffe pas cher et des la peur insidieuse de perdre son logement.

Euh pas compris,désolé :dubitatif
Si le rapport Mc Kinsey n'a pas été dépouillé à fond ,c'est une preuve parmit tant d'autres de la nécessité d'études larges, c'est tout :)

Hazta a écrit:
Sinon, j'ai plutôt une conception zapatiste du problème. Faire contre l'État ne marche pas. Faire avec non plus. Il faut donc faire sans...
Mettre en avant les responsabilités individuelles, ça n'exclue pas le collectif.
Reconnaître l'environnement libéral et composer avec, ça ne veut pas dire le défendre.
Tout ça n'a rien de libertarien.
(Et, c'est hors sujet, mais Ruffin, quand il tente de populariser les théories de cet américain dont j'ai mangé le nom qui organisent des petites communautés locales pour qu'elles mettent en place leurs solutions, et bien, Ruffin donc, ne dit pas autre chose...)

Devant l'absence de solutions venant d'en haut, il faut prendre le problème à bras le corps, et mettre en œuvre ses propres solutions.


Même en partant de solutions communautaires, le système se reproduit toujours, voir le devenu des coops (au départ c'est bien pour le bien commun, non? :? ) ou celui des révolutions (cubaines,...)
https://www.lejdd.fr/culture/cinema/cannes-les-oiseaux-de-passage-un-film-dans-lombre-de-pablo-escobar-3647834

P'tain de "facteur humain" :eusa_wall
https://fr.wikipedia.org/wiki/Facteur_humain
Sam 26 Mai 2018 11:17 #27
En économie 1 + 1 ne fait pas toujours 2, car justement le facteur humain, l'effet psychologique, a un effet primordial, quelque soit la politique mise en place. Et heureusement, sinon nous serions des machines programmées pour un comportement déterminé.

Donc penser comme Hazta que l'on ne peut faire ni avec, ni sans l'État, c'est déjà psychologiquement le rendre inhumain, ou plutôt a-humain, comme le soleil, on doire faire avec, sans le changer. Si Ruffin est député, c'est bien qu'il pense un peut pouvoir changer les choses au niveau institutionnel non?

Même le papillon péruvien, en ratant un virage dans la canopée, peut provoquer une tornade F5 au Kansas, et peut-être que le président chinois, après un voyage d'état en Thaïlande, ayant abusé de bouffe thaï et faisant des recherche sur internet pour soulages ses souffrances hémorroïdales, tombera par hasard sur les propos de Tacyst: "Avec un gros doigt dans le Q de l'U.E :-o" et " par ex: baisse prix alim pour compenser baisse salaire et avoir investissement dans import chinois low cost pour avoir l'impression "d'être" et paix social au bout " et modifiera sa politique de développement, sauvant ainsi l'ouvrier français :)

Rien n'est perdu donc, et on peut sauver l'agriculture française, non pas seulement en vendant légumes et yaourts au bord de la route avec un bob sur la tête (mais on peut hein?), mais aussi par le haut, avec une politique volontariste.

Donc prix minimum garanti: Interdit par le droit UE
Donc entente sur les volumes produit: Interdit par le droit UE

Par ailleurs, voici l'évolution de la part des ménages français dans l'alimentation et le logement depuis 1960

Image

On passe de 21% du budget pour le logement et l'alimentation respectivement en 1960 à 26% et 13%, soit un rapport de 1 à 2...

Désolé d'y voir une toute petite corrélation (qui n'est pas une relation de cause à effet).

Mais on ne peut pas dire "il faut dépenser un peu plus dans l'alimentation pour les prix agricoles", dire "on ne peut pas toucher au pouvoir d'achat" et ne pas chercher où est la thune!

La thune elle est dans l'immobilier, les loyers, car on l'a laissé y aller, en même temps que les prix alimentaires baissaient.

Donc aujourd'hui il faut (un chouïa, juste un peu) rééquilibrer les choses.

Proposition en format twitter:

Certains veulent faire croire qu'en baissant toujours plus les prix alimentaires, les français gagnent du #pouvoirdachat . Les faits démontrent que c'est faux

En ne payant plus le prix juste à leurs agriculteurs, ils alimentent des bulles dans d'autres secteurs, à leur détriment

Comment y remédier?

*Baisse générale des Aides Publiques au Logement (ça plaira à Bercy) et *Création de Bons Alimentaires pour les revenus les plus faibles pour compenser totalement cette baisse de pouvoir d'achat et même un peu plus=>

*Augmentation de la TVA sur les produits de première nécessité pour mécaniquement faire augmenter les prix aux consommateurs (mais Bons Alimentation pour les + faibles revenus)
*Crédit TVA sur la vente de tous les produits agricoles FR (factures de lait, bovins, céréales)

Puis ajustement de cette usine à gaz dans le temps en
* Ajustant TVA et crédit TVA selon les indices de marges constatées par production
* En laissant faire les rouages macro-économiques Prix Conso/Prix Indus/Prix Agricoles

Donc une usine à gaz me direz-vous?

Oui mais qui a l'avantage d'être franco-françaises et de rééquilibrer les déséquilibres macro Alimentation/Logement sans impacter le budget des ménages ni (trop) les finances de l'État.

L'économie s'est habituée à des prix agricoles trop bas, il faut la désintoxiquer progressivement, par une politique volontariste ne comptant pas sur les "responsabilisation" de Leclerc et Besnier.
Vini, Vidi, Pactoli
Sam 26 Mai 2018 12:49 #28
Des agriculteurs Canadiens pour défendre leur politique de l'offre,avait dit que si on a des prix agricoles au rabais on aura des produits agricoles au rabais.
Mais en France on veut les 2 des prix bas avec toutes les exigences qui vont avec,et ça pour l'avenir le consommateur n'aura plus beaucoup de choix que l'import car on aura etranglé les agriculteurs par des prix trop bas et des normes + elevées qui augmente le cout de production..
Lun 28 Mai 2018 11:07 #29
gwendal raoul a écrit:
Comment y remédier?

*Baisse générale des Aides Publiques au Logement (ça plaira à Bercy) et *Création de Bons Alimentaires pour les revenus les plus faibles pour compenser totalement cette baisse de pouvoir d'achat et même un peu plus=>

*Augmentation de la TVA sur les produits de première nécessité pour mécaniquement faire augmenter les prix aux consommateurs (mais Bons Alimentation pour les + faibles revenus)
*Crédit TVA sur la vente de tous les produits agricoles FR (factures de lait, bovins, céréales)

Puis ajustement de cette usine à gaz dans le temps en
* Ajustant TVA et crédit TVA selon les indices de marges constatées par production
* En laissant faire les rouages macro-économiques Prix Conso/Prix Indus/Prix Agricoles

Donc une usine à gaz me direz-vous?

Oui mais qui a l'avantage d'être franco-françaises et de rééquilibrer les déséquilibres macro Alimentation/Logement sans impacter le budget des ménages ni (trop) les finances de l'État.

L'économie s'est habituée à des prix agricoles trop bas, il faut la désintoxiquer progressivement, par une politique volontariste ne comptant pas sur les "responsabilisation" de Leclerc et Besnier.


En admettant que le budget dégagé par l'alimentation a été captée par le logement (ce à quoi je ne crois pas, mais passons). Tu considères que la porosité est immédiate, ce qui me semble compliqué en pratique.

Ensuite, les APL, elles sont calculée sur critères de revenu, mais dépendent également du loyer. Pour simplifier, elles permettent aux Français de surclasser leur location par rapport à leurs moyens.
Si tu les supprimes, je pense que les Français se reporteront sur des loyers plus faibles, et des logements plus petits. Tu vas accentuer la pression sur un type de logement, et, les propriétaires étant ce qu'ils sont, les prix continueront d'augmenter.
De plus, ta position est uniquement pro-agricole. L'accès au logement est vraiment un enjeu pour les plus jeunes. Sans CDI, trouver une location (je ne parle même pas d'acheter), c'est déjà l'enfer. Tu vas multiplier le nombre de trentenaire (déjà important) vivant chez leurs parents.

Les bons alimentaires, rien que sur le principe, ça sera mal perçu (ça vend pas vraiment du rêve).
Mais surtout, rien ne prouve que ces bons auraient un impact sur le type de produit consommé. La dépense alimentaire d'un couple, c'est 390€ par mois. Les APL pour le même couple, c'est autour de 300€ de plafond. Si tu veux espérer un impact, il faut un sacré montant de bons alimentaires.

Ton crédit TVA sur les produits agricoles, il s'applique à qui?

Miser sur un ajustement de la TVA, ça n'améliorera pas le prix d'achat des différentes productions. Tu retombes dans le même travers que les aides PAC.
Lun 28 Mai 2018 13:20 #30
gwendal raoul a écrit:
En économie 1 + 1 ne fait pas toujours 2, car justement le facteur humain, l'effet psychologique, a un effet primordial, quelque soit la politique mise en place. Et heureusement, sinon nous serions des machines programmées pour un comportement déterminé.
.


1) Je valide ta théorie le jour où Piketty tamponne ton texte :tirelang
2) faut vraiment que je me mette à la jersiaise pâturant, apparemment ça laisse du temps pour réfléchir et écrire :copainp
3) Bien ton dernier blog :pouce

4) plus sérieusement,
Le multi critère, chinois... :blabla , désolé, mais ce n'est pas moi qui ai pondu des études prouvant que l'ensemble des mesures prises par les différents gouvernements, de droite comme de gauche, y compris les 35H, ont toutes été détournées par le grand patronat, à son profit soit pour se restructurer soit pour augmenter les dividendes des actionnaires en faisant payer l'Etat (via les assurances chômages :colere , pas moi non plus qui ai fourni l'ONU, pour des études montrant que la richesse se concentrait dans quelques main au détriment du très très grand nombre :colere
C'est bien la paupérisation des classes laborieuses, le chômage, l'appétit sans vergogne du Kapital, et la faiblesse des Etats ( et la perte de moyens par contestation de l'impôt) qui sont les causes de la diminution du panier moyen de la ménagère
Il ne me semble pas que le plan Borloo pour les maisons à 100 000€ est fait des miracles, que les gens souhaiteront toujours mieux se loger que de se nourrir
Il me semble également que l'on peut faire dire n'importe quoi aux sondages qui ne représentent pas grand chose et aux courbes que l'on peut croiser avec n'importe quoi (tiens je vais croiser le panier de la ménagère et le prix du comté, ressemblant à ton graph)

5) Ouaich, Hazta et sa contestation de l'Etat rejoint le Grand Patronat et son rêve de disparition de ses mêmes Etats, curieux, comme quoi la politique n'est pas une ligne droite mais un cercle

Banzaï :sill
Lun 28 Mai 2018 17:18 #31
tacyst a écrit:
5) Ouaich, Hazta et sa contestation de l'Etat rejoint le Grand Patronat et son rêve de disparition de ses mêmes Etats, curieux, comme quoi la politique n'est pas une ligne droite mais un cercle

Banzaï :sill


Non, c'est pas vraiment l'idée...
Le but, ce n'est pas que l'état disparaisse, c'est de faire sans l'état existant (vu qu'il n'est d'aucun recours), et de créer une autre forme de gouvernance locale. Une sorte d'état dans l'état, si tu préfères.

Par exemple, les zapatistes ont recours au système de "charges" plutôt que de mandats. Concrètement, à la place d'élire un CA pour diriger une coop, ça reviendrait à faire que chaque adhérent, à tour de rôle, et pour une durée limitée à quelques années, siegerait au CA. (Là, c'est l'exemple d'une coop, mais ça peut être mis en place à peu près partout dans ce qui relève du public et/ou du collectif)
Et mine de rien, ça changerait et l'implication des adhérents, et la gouvernance des coops.
Jeu 31 Mai 2018 12:13 #32
gwendal raoul a écrit:
Car lancer ces EGAlim, c'était reconnaître que l'agriculture française connaissait des problèmes spécifiques, il fallait donc des solutions spécifiques, volontaristes: par exemple la création de Bons Alimentaires pour les revenus les plus modestes afin de compenser le surcoût de prix agricoles plus élevés, la désintoxication de l'économie accro-dépendante de prix agricoles ytop bas par un système compensatoire de la TVA, une prise à bras le corps de la position abusivement dominante des centrales d'achats


vu que c'est bientôt le bac :read
Il était un jeune qui souhaitait s'installer, il fit donc un prêt bonifié (donc aide de l'Etat) avec Dja (re aide de), puis fit sa déclaration Pac (donc aide de l'U.E) avec un dossier agri environnemental (donc aides régionales), se lança dans le bio (reaides), et voulu se lancer également dans la transfo/commercialisation à la ferme avec cette fois l'aide du crowfunding (donc aide ), il vendit ses produits avec un "plus" vu que c'est du "local bio" :manger

Calculez combien a coûté au contribuable l'ensemble des aides perçues par l'agri, à combien revient donc le yaourt du Supermarché au contribuable-consommateur, à combien l'ensemble revient pour un contribuable-consommateur-éco citoyen/consommateur engagé :prof
Rédigez une courte observation sur l'attitude actuelle du crowfunding dans une société capitaliste
Vous avez 4h! :paperase

Donc après la subvention direct à l'agri, celle indirecte via le consommateur??? avec le même résultat que pour les allocs de rentré?? Bon moyen de contournement des règles de l'OMC???
Et jamais d'effort de revalorisation des salaires par le patronnat??
Toujours l'Etat qui paie mais pas le travail fournit, ni les marchés???
Rien, nada, que de t'chi, peau de balle :aie
#corvéableàmerci :coolg

P'tain, faut que j'monte un Fond d'invest, #quesconvasegaver :dollar :shopping

En tout qu'à, l'agri ça coute un max, un p'tain de gouffre à subv #mercilamaininvisibleetledoigtdansleq :bain
Jeu 31 Mai 2018 21:30 #33
Puisque tu cites un article Tacyst, je mets le lien pour remettre le contexte?

EGAlim: Paysans, on s'est occupé de votre cas, on s'en lave les mains
http://filierelait.blogspot.com/2018/05/egalim-paysans-on-sest-occupe-de-votre.html

Puisque l'on a organisé des prix agricoles bas grâce à des aides, rien d'étonnant effectivement qu'on touche ces aides pour vivre.

Pour moi en 2018 il manque en moyenne au minimum 30 eur les 1000 l (si on part sur une moyenne de 320/325 eur les mille comme il se dit de parts et d'autres) pour commencer à tirer un revenu correct et voir l'avenir d'une exploitation un peu sereinement.

soit sur 25 Millions de tonnes produites, 750 millions d'euros supplémentaires à réinjecter chez les producteurs au minimum.

Ces 750 Meur, ils peuvent venir d'où tu veux:
* Coops et industriels, qui doivent être plus efficients et/ou partageur
* Des marges de la grande distribution (hum)
* Du porte monnaie du consommateur.

Si on prend l'hypothèse d'un 40/20/40, cela fait 300 Millions de profits en moins pour la transformation, 150 M en moins pour les GMS et un effort de 300 M d'euros pour les consos, soit 5 eur par français et par an pour le lait.

Vu que le consommateur français avale 15 M de tonnes de lait sous toute ses formes, cela fait 20 eur la tonne de lait consommés en France côté conso, soit pour faire simple une augmentation de 2 centimes le litre hors TVA. Car le prix mondial, on n'y touchera de toute façon pas, hein?

Ensuite on peut décider d'aider les plus modestes, mais il n'y a pas à tortiller, le conso doit payer plus cher. Est-ce clair :) ?
Vini, Vidi, Pactoli
Jeu 31 Mai 2018 22:10 #34
mieux valoriser l'export
à la Royal
c'est tabou ?
Jeu 31 Mai 2018 23:32 #35
@Gwendal,
Je la fait vite, je te fias une réponse mieux troussé quand j'ai le temps ;)
NON,
1) le type qui bosse en CDD, 4*8(bien comme invention ça :colere ), qui est précaire,et qui se saigne pour éduquer ces gosses n'est pas une vache à lait (ouaich, moins d'allocs, salops de pauvres, plus sur les carburants, pis plein d'autres trucs :colere ), vu que c'est les classes moyennes basses qui trinquent le plus
Au final, tout cumuler, de combien on lui bouffe son pognon

2) Pour que ç finisse comme pour l'ADL? Réunion, "De Pactolis", "on a le droit de vous en prendre 50%, faut nous aussi que l'on se restructure" :colere
Quand on voit la fortune cumulée du Big Five Transfo et du Big five distri ,ptain c'est à eux de se saigner

3) Pourquoi le rapport Mc Kinsey n'est pas rendu public???? :colere
Ven 1 Juin 2018 09:36 #36
entre2o a écrit:
mieux valoriser l'export
à la Royal
c'est tabou ?


Vu que le problème, c'est plutôt la redistributionn vers l'amont que la valorisation, je ne vois pas bien en quoi ça serait une solution...

gwendal raoul a écrit:
Ces 750 Meur, ils peuvent venir d'où tu veux:
* Coops et industriels, qui doivent être plus efficients et/ou partageur
* Des marges de la grande distribution (hum)
* Du porte monnaie du consommateur.

Si on prend l'hypothèse d'un 40/20/40, cela fait 300 Millions de profits en moins pour la transformation, 150 M en moins pour les GMS et un effort de 300 M d'euros pour les consos, soit 5 eur par français et par an pour le lait.

Vu que le consommateur français avale 15 M de tonnes de lait sous toute ses formes, cela fait 20 eur la tonne de lait consommés en France côté conso, soit pour faire simple une augmentation de 2 centimes le litre hors TVA. Car le prix mondial, on n'y touchera de toute façon pas, hein?

Ensuite on peut décider d'aider les plus modestes, mais il n'y a pas à tortiller, le conso doit payer plus cher. Est-ce clair :) ?


5 € pour le lait, et combien pour la viande? Pour les céréales? Et les fruits et légumes?

Et non, je ne vois pas pourquoi le consommateur devrait payer plus cher pour le même produit... Parce que vu la santé financière des intermédiaires, le problème n'est, encore une fois, pas le prix final, mais la redistribution entre les différents acteurs.
Si demain tu viens me vendre une brique de lait plus cher, en m'expliquant pourquoi tu as besoin de le vendre plus cher, il va falloir trouver autre chose que: "c'est parce que je gagne pas ma vie, vu que mon transformateur et mon distributeur s'en mettent plein les fouilles sur mon dos, et du coup, je préfererais que ça soit sur ton dos".

De toutes façons, ne rêve pas, si demain le prix au consommateur augmente de 0,02 €, jamais ça ne sera repercuté sur ta fiche de paie. La seule façon pour garantir un prix du lait correct, c'est l'instauration d'un prix plancher (et d'un outil de régulation de volumes...).
Tant que ça ne sera pas encadré par la loi, les choses ne s'amélioreront pas (sauf crise sanitaire à l'étranger avec fort impact sur le prix mondial...). Parce que ni les transfos, ni la grande distribution, ni les consos n'ont intérêt à voir une prix du lait confortable pour l'exploitant.
Et vu que le gouvernement actuel se moque de la souveraineté alimentaire et des agriculteurs comme de son premier billet de 500€, tu peux toujours attendre une solution de ce côté-là.
Ven 1 Juin 2018 10:02 #37
Hazta, "je ne suis pas d'accord":
* entre2o a raison, la valorisation à l'export, càd prendre de l'argent ailleurs que dans le portefeuille français, c'est un levier, que je rangeais dans "efficience de la transformation/aval".

* je maintiens que les prix alimentaires ont beaucoup trop baissé ces dernières décennies, au détriment, et abusivement, d'autres postes, dont le logement. Si tu penses que en moyenne le consommateur ne peut payer 5 euros de plus par an pour les produits laitiers, peut-être 30 euros de plus par an pour le reste des productions agricoles, tu as une bien piètre et pessimiste idée de la santé de notre pays... Un dixième de forfait téléphonique qui nous reviendrait, c'est totalement déconnant?!?

"Je suis d'accord":

Le ruissellement de cette hausse, hors coopératives, c'est effectivement totalement exclu. D'ailleurs cela pourrait s'apparenter à une entente sur les prix au niveau de l'aval/GMS.

C'est bien pour cela que je demande une politique volontariste, spécifique, dont régulation, fixation autoritaire de prix plus élevés par des mécanismes qui passeraient l'examen "droit de la concurrence".

Car je te rappelle que de notre côté nous n'avons pas non plus le droit de nous entendre collectivement, au dessus du niveau Association d'Organisation de Producteurs, de toute façon assez inopérantes jusqu'ici, sur notre prix.

@Tacyst: pas lu le rapport McKinsey, connaît pas, c'est un rapport de plus quoi... Sur le pouvoir d'achat des plus modestes, je te renvoie à mes propositions. Sur le devenir éventuel de ces mesures, si elles étaient prises en 2018, je te répondrais "Qui ne tente rien n'a rien". En fait "Qui ne tente rien a encore moins".
Vini, Vidi, Pactoli
Ven 1 Juin 2018 13:34 #38
La mystérieuse étude Mc Kinsey

Dans le plan filière laitière, le volet "compétitivité de la filière" comporte un élément mystérieux: "amont et aval: mettre à jour l'étude de McKinsey sur la compétitivité de l'ensemble de la filière".
Qu'est ce que cette étude?
Il s'agit en fait d'une analyse commandée par le CNIEL, livrée en 2011 sur la base de valeurs de 2009, titré "Forces et faiblesses de la filière française"
En plus de développer une approche comparative entre la France et l'Allemagne, sur l'amont et l'aval de la filière, elle livre des chiffres de coûts de collecte, de transformation et de marge de différents acteurs du marché français.
Restée confidentielle, cette étude n'a pu être exploitée entièrement.
Les éléments qu'elle contient pourraient permettre , connaissant les prix de ventes PGC Export, des PVI, du beurre et de la poudre, de connaître la véritable valeur ajoutée de la production laitière française
Il s'agit donc de l'approche inverse de celle proposée par la FNPL sur le calcul des coûts de production

Mais qu'arriverait il si la démarche proposé par Mc Kinsey arrivait à la même valeur que celle du syndicat majoritaire?
Ce serait la preuve évidente que la valeur ajoutée est inégalement répartie, au détriment de l'amont de la filière....
L'actualisation des chiffres de 2009 à l'année 2017 donnerait ainsi (hypothèse faite que les coûts de production des industriels n'aient pas trop varié depuis) un chiffre de l'ordre de 355€/1000L (38-32, TPC-TQC) sur la ferme France, pour couvrir les couts de production, la rémunération du producteur et celle du capital
Un pavé dans la mare interprofessionnel?
Gageons que les producteurs sauront le lancer si besoin...

HSA N°2229 du 25/05/2018

Ben oui yaka attendre, on est pas pressé :eusa_whistle
Pis en négo d'OP, yzenavaitpas besoin :eusa_wall

Donc tu proposes au conso de payer plus, c'est de la négo hein, donc en face tu proposes quoi? :eusa_eh
si nos emplettes sont nos emplois, la contrepartie agricole elle est où? :interr
Une prime pour les achats "made in France", un objectif de plus de 50% de PdM pour Massey (Beauvais), Claas 5Le Mans) et Kubota (Dunkerque), pareil en presse (Claas à Woippy et John Deere à Arc les Gray) :interr

C'est Michel Dantin (pas un con il me semble) qui a dit "les EGA devaient être européennes et non franco française"
C'est O.Dauvers qui a dit [i]"il ne s'agit pas de savoir si la loi est bonne ou pas mais de savoir comment on la contourne"[/i

HSA: Le président des JA a fait remarquer le risque pour les agriculteurs de se voir imposer de nouvelles charges sans compensation
Christian Vernier: C'est vrai notre président Daniel Gremillet l'a également souligné.
demain le sans Ogm pourrait être le standard.
On n'a d'ailleurs pas annoncé ,par prudence, que ce serait une valorisation obligatoire;
bien entendu, en tant que coopérative, si nous arrivons à bien valoriser les volumes, le gain sera partagé.
mais aujourd'hui, on annonce pas de prix, il faut déjà qu'on le valorise.
quoi qu'il ens oit le danger est identifié: demain, ce sera peut-être le pâturage et après-demain autre chose, mais on ne doit pas se faire dépasser par le marché
Extrait d'interview parue dans HSA N°2228 du 18/05/2018 intitulé "Une condition d'accés au marché"

Petit, je regardais un dessin animé où un type mettait des coups de pied dans une cascade pour la faire remonter mais j'ai grandi :hihi
Voir le monde trop complexe est peut être une erreur mais le simplifier à l'extrême aussi ;)
Ven 1 Juin 2018 14:13 #39
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An douar zo re gozh evit ober goap anezhañ.
Image
Ven 1 Juin 2018 16:11 #40
Hazta Le consommateur veut tout et son contraire ,garder le modele sociale mais veut acheter moins cher des produits qui n'ont pas les meme normes sociales et environnementales.
C'est comme ça que les produits Français on fait la place aux produits Chinois.
On est à demander qui si le consommateur n'est pas d'accord pour payer un peu plus cher,l'Agriculture du Pays va céder la place aux autres pays ( Amérique du Sud,usa,nz....)
Les politiques savent que la production va diminuer et sont pret à signer des accords commerciaux avec certains pays.
Et le consomateur qui veut de la traçabilité,du produit sain ,sans glypho il va etre servi....
En ce moment c'est le producteur qui fait l'amortisseur,mais ça ne durera qu'un temps.

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