Avoir du lait et de oeufs sans tuer, possible en théorie

Ouvert par james64, 09 janvier 2018

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Mar 9 Jan 2018 17:33 #1
Bonjour

Petite présentation de ma réflexion/parcours pour mieux comprendre la suite :
Mes 26 premières années, je mangeais beaucoup de viande/poisson.
Si j'aimais beaucoup le goût de ces derniers, j'étais de plus en plus lucide du "coût" de ce qui se trouvait dans mon assiette, à savoir la vie animale. Il en est venu un moment où la balance a basculé du côté de la vie animale plûtôt que celle de mes papilles et ou autres avantages (familles, convivial, habitudes etc).

Par la suite, j'ai donc effectué un an de végétarisme. Cependant petit à peu je réalisais que c'était loin d'être joyeux. En effet, dérière le végétarisme je prenais conscience qu'on on continuait à tuer (que cela soit les petits mâles ou les mères qui ne produisent plus assez). Ducoup je ne voyais pas trop de sens à continuer le végétarisme.

Qu'est-ce qui me restait comme choix ? Revenir en arrière (régime "omni" en plus petite quantité que mes 26 premières années ou le végétalisme (chose à laquelle je n'aurais jamais envisagé par le passé).

Concernant le végétalisme, j'ai cru que j'allais m'y lancé, puis j'hésitais etc J'avais cette impréssion de prendre un risque sur ma santé (ce qui me semble vrai). Je trouve que nous n'avons pas encore assez de recul sur le végétalisme par rapport à la santé. Qu'il marche pour certains quelques années voir plus c'est une chose, mais qu'il fonctionne pour tout le monde toute la vie, c'est une autre. Nombreux sont ceux qui ont arrêté pour des raisons sociales mais aussi pour la santé.

Et donc je me disais à d'autres époque, le végétarisme tel que je le conçois pouvait existait mais de nos jours, c'est impossible ...

Et enfaîte non, ce n'est pas impossible, ce n'est je crois qu'une question de volonté et de prix juste.

Après je ne sais pas trop comment m'y prendre, et n'hésitez pas à donner des conseils.

Je me disais qu'il suffisait par exemple, dans un premier temps, de discutter avec un fermier. Lui demander si c'était possible d'avoir du lait/fromage sans qu'il tue les veaux mâles et les vielles meres ou des oeufs, sans qu'ils tuent les poussins mâles.

Alors biensûr, le coût de production serait beaucoup plus important et donc le prix de vente suivrait et il faudra à un moment donné réussir à contrôler la population et surement d'autres complications auxquels les fermiers ne sont pas habitués et ducoup probablement plus de charge..
Il y a deux anglais qui ont lancé une ferme comme çà en Angleterre ("Ahimsa milk"). Et ils arrivent à vendre à environ 3 euros il me semble le litre de lait. Ce qui au final ne me parais pas beaucoup par rapport à la valeur nutritionnel que peut donner un litre de lait. Cela ne me dérangerais pas non plus de payer entre 5 et 10 euros car je sais que dérière, il y aurait peut-être de la sueur qui a été versé mais pas des goûtes de sang.

Je pense que pourrais même faicilement trouver 100 personnes (ou plus si necessaire) qui seraient d'accord pour acheter ce genre d'aliments. Après reste la logistique à determiner.

Mais l'idée est là.

Est-ce qu mon idée vous paraîs utpique dans la réalisation ?
N'hésitez pas à me donner des conseils.

Bonne journée
Jeu 11 Jan 2018 20:29 #2
On va répondre brièvement :
- il n'y a pas d'élevage (peu importe la production) sans abattage.
- il n'y a pas d'agriculture durable sans élevage.

Le plus cohérent, c'est d'être à minima flexitarien. Et d'orienter tes achats vers ce qui te semble vertueux.
En France, regarde du côté du Salers Tradition, par exemple.
Jeu 11 Jan 2018 20:40 #3
Hazta

il n'y a pas d'agriculture durable dans élevage ou SANS élevage ?

james 64 ,à un moment se triturer l'esprit empêche de vivre et tue . La nature est ainsi faite , il y a des mâles et des femelles comme il y a des hommes et des femmes .Les mâles ne pouvant reproduire , vont à l'alimentation .C'est la base de la vie , comme chacun d'entre nous est destiné à mourir , accepter de vivre c'est accepter de mourir
Ton questionnement reste celui d e quelqu'un qui ne s'est jamais assis devant une assiette vide , pense combien tu as de la chance et profite -en vu la débilité de celui qui nous gouverne ça ne saurait durer
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire" Albert Einstein
mes vaches sont là pour me nourrir, pas pour engraisser l'état
Jeu 11 Jan 2018 20:44 #4
"pas d'agriculture durable sans élevage".

J'ai envoyé le message depuis un téléphone.... Merci pour ta relecture :byec
Ven 12 Jan 2018 11:59 #5
Je pense que tu devrai te lancer dans l ' "élevage" de la poule et de la vache qui te donneront satisfaction.
Tu pourras me faire part de ta "vie" comme les deux Anglais. Tes débouchés sont déjà assurés et prometteurs.

En espérant avoir de tes nouvelles,
Bon appétit
Sam 13 Jan 2018 11:25 #6
Salut à vous 3 et merci de vos réponses

A Hasta :
Je ne suis pas d'accord avec tes affirmations. L'abattage n'est pas une fatalité mais un choix (de la société).

Deplus pour ce qui est du dévelloppement durable, je ne comprends pas pourquoi le "système" que je propose ne fonctionnerait pas.

On est 60 millions d'habitants.
En se basant par exemple sur deux produits laitiers par jour (un yaourt de 150 ml et du lait 200 ml), on arriverait donc à 0,35 litres par jour par personne. Si on ajoute du fromage (30 g par exemple par jour par personne) il faudrait environ 0,35 litres de plus.

Donc les besoins en lait par jour en France serait de :
60 000 000 = 21 millions de litres par jour sans le fromage et avec le fromage, 42 millions.

Combien de vache faudrait-il , pour avoir cette quantité ?
Je ne sais pas, il y a beaucoup de paramêtres que je ne maîtrise pas, ducoup je donnerais probablement une mauvaise réponse. Cependant on peut avoir une vague idée du possible ou non : En 2010 il y avait 20 millions de vaches. Donc prenons ce nombre comme référence.
Sur 20 millions, la moitié est composé de mâles donc 10 M de femelles. Sur ces 10 millions de femelles, un seul millions de vache qui produit 20 litres de lait par jour pourrait suffire (cela laisserait pas mal de marge je trouve pour faire des roulements, laisser les vielles vaches tranquilles (d'ailleurs, est-ce qu'une vache peut-être ménoposée ?) les veaux femelles qui ne peuvent pas produire) sinon 2 millions qui produisent 10 litres ou 4 millions qui produisent 5 litres.

Dans ce système, la vache ne ferait pas des enfants tous les 10 mois comme c'est le cas avec le système actuelle. Combien d'année la vache peut-elle continuer à produire du lait après avoir mis bas à un premier veau ? je ne sais pas, j'imagine quelques années (et ducoup avec une quantité de litres moins importante). N'hésitez pas à me répondre à cette question si vous savez.

Autre super avantage de ce système.
Les millions de vaches et donc des millions de tonnes iront nourrir la terre. => une fois la vache morte de manière naturelle, elle se décomposera puis ira nourrir les plantes. Et ensuite les vaches mangeront cette herbe riche en nutriment.


A Mono :
Si je me triture l'esprit comme vous dîtes c'est qu'à l'origine il se passe quelque chose sous mes yeux que je n'accepte pas. Oui dans la nature, il y a la vie et la mort, des femelles et des mâles cependant mourir de mort naturelle n'est pas la même chose que d'ôter la vie de quelqu'un pour des raisons culinaires, habitudes, rentabilités.

La question est donc, en France/Pays Basque, au 21 eme siècle, est il nécéssaire de tuer un animal pour être en bonne santé. Si la réponse était "oui", alors j'accepterais de tuer ou que quelqu'un tue pour moi mais si ce n'est pas nécéssaire alors j'éviterais à tout prix d'ôter la vie.

Ton questionnement reste celui d e quelqu'un qui ne s'est jamais assis devant une assiette vide

Tu mélanges les choses, dans un contexte de survie, tuer un animal est une necessité. Mais nous ne sommes pas dans ce contexte. On peut faire mieux que ce que nous faisons il me semble.

A vachalss :
Merci pour ton conseil.
La première étape que je suis me suis fixé c'est de rencontrer les fermiers du coins, de discuter et de voir si ils seraient près à s'adapter à la demande (il n'y a pas que moi qui voudrait ce genre de produits, d'ailleurs, je pense qu'il y aurait beaucoup moins de végétaliens si de tels produits existaient).

Si ils ne sont pas receptifs à la proposition, pouquoi pas en effet, ne me pas me lancer moi même (ce qui implique que j'acquière des compétences au préalable ). Et il y aurait un petit soucis aussi, c'est que là où j'habite (côte Basque) les terres agricoles sont très demandées et chères il me semble. Il faudrait alors que j'aille plus dans l'intérieur des terres Basques (ce qui n'est pas un point positif, car je suis très attaché au coin où j'habite pour diverses raisons (amis, familles et coin) et cela n'enthousiasmera peut-être pas beaucoup celle avec qui je vis, bref mais à voir. Cela pourrait être un projet de vie qui ne me déplairais pas en effet.

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