Qui se fait du gras sur notre motte de beurre?

Ouvert par gwendal raoul, 29 octobre 2017

Dim 29 Oct 2017 12:41 #1
Le prix du beurre a bien fortement augmenté depuis mi 2016.

Et c'est bien dû a une plus forte demande, presque partout dans le monde, à un retour en grâce de la matière.

Et ces tensions ont bel et bien été relayées, et de plus en plus, dans la presse, parmi les analystes, depuis le début de l'année 2017.

Mais y'a t il pénurie de beurre, comme les rayons vides dans les grandes surfaces, avec en tête de gondole une affichette "Suite à une PÉNURIE de matière première, etc etc..."?

Absolument pas. D'ailleurs la France est le seul pays touché par ces rayons sans beurre. Et comment serai-ce possible de manquer de beurre dans un pays "qui exporte 40% de son lait", dixit la haute lactosphère?

Ce qui est notable, hormis les affichettes en magasin, c'est le silence total de la grande distribution sur le sujet.

Et les industriels ne sont pas beaucoup plus bavards, se limitant à évoquer ces fameuses tensions mondiales sur le marché du beurre, et le refus des GMS d'accepter une hausse des prix, d'où des livraisons moindres.

Les tarifs et volumes du beurre de marque sont négociés une fois par an, en début d'année, et doivent être honorés tout au long de l'année. Les tarifs et volumes du beurre sous "marque distributeur MDD" sont eux renégociés tout les 3 ou 4 mois, et ce serait donc sur ce segment que les ruptures de livraison se produiraient, les industriels préférant "réorienter le beurre vers des marchés plus rémunérateurs".

Le problème, c'est que les chiffres d'une enquête rendue publique hier vient réduire ces belles explications à néant.
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Pas de pénurie du tout, mais bel et bien une augmentation croissante, et même explosive ces dernières semaines, de la consommation de beurre en grande surface, en volume et encore plus en valeur.

+19% de beurre vendu la semaine dernière par rapport à la même semaine en 2016, +37% en valeur!

http://www.lineaires.com/LA-DISTRIBUTION/Les-actus/Comprendre-la-crise-du-beurre-en-3-minutes-51076

Cet article explique aussi que "Pendant que les prix mondiaux du beurre s'envolaient, l'inflation sur 12 mois (octobre 2017 comparé à octobre 2016) des corps gras dans la grande distribution française, beurre, margarine, crème fraîche, etc. s'est elle limitée à +5,4% en moyenne selon Nielsen.

Dans le détail, la hausse des prix sur les grandes marques n'est même que de 2,4%. Ce sont les MDD (+6,5%) et les premiers prix (+9,6%) qui ont en priorité été revalorisés par les distributeurs..."

Donc du beurre, il y en a, il s'en vend même plus et plus cher, notamment concernant ces fameuses Marque Distributeur évoquées par les industriels!

POURQUOI CES RAYONS VIDES ALORS?

1. Dans un climat médiatique annonçant avec une fréquence lancinante la survenue d'une pénurie, le beurre commence à se vendre plus vite qu'on ne peut remplir les rayons, par un réflexe de surconsommation et de stockage.

2. Profitant de cet effet d'aubaine, plus de beurre vendu plus cher, les grandes surfaces collent ces affiches "En raison d'une PÉNURIE de matière première, nous ne sommes plus en mesure..."
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3. Le consommateur, en proie à une peur presque panique, se jette sur les mottes restantes, dévalisant donc le rayon, et non totalement rassuré, achète un peu plus de tout sur son chemin jusqu'à la caisse, au cas où...

4. Comme le montre ce commentaire d'un haut responsable d'Intermarché,
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on peut douter de l'innocence du stratagème, au-delà de provoquer une surconsommation.

On organise un sentiment de pénurie en fin d'année, que l'on éteint pour les fêtes, rétablissant un climat de satiété sur le beurre, et on négocie beaucoup plus confortablement les tarifs 2018 en janvier! Car du beurre, il y en a dans beaucoup de produits, et il ne faudrait pas que tous les fournisseurs exigent des hausses de tarifs "à cause du prix mondial"

5. Les industriels, complices par mutisme, continuent à vendre du beurre tout en affirmant aux producteurs que vu qu'il n'y a pas de hausses de tarifs sur le beurre, comme le martèle toute la filière, et bien le prix au producteur de lait ne peut pas augmenter!

En tout état de cause, on vend plus de beurre plus cher, tout en achetant le lait qui sert à le fabriquer moins cher. Et vu que début 2018, le stock de poudre de Phil Hogan pointe son nez (ce qui au passage est une très bonne nouvelle, on va enfin assainir l'ambiance sur le marché de la poudre 0%),

Sobriété sur le prix du lait et belle fin d'année pour le reste de la filière.

Ah c'est tordu! Ils n'oserait quand même pas, si?
Vini, Vidi, Pactoli
Dim 29 Oct 2017 13:45 #2
Oui, certains étals de grandes surfaces sont vides de plaquettes de beurre doux et demi-sel. Mais c’est plus un défaut d’approvisionnement qu’une pénurie de matière première car, dans le même temps, les rayons de lait ont été remplis et aucune pénurie de lait n’a été constatée. D’ailleurs, avec quoi fait-on du beurre ? En fait, dès que la rumeur sur le manque de beurre s’est propagée, les Français se sont rués sur les étals, surprenant les distributeurs, les industriels et les producteurs.On veut aussi nous faire croire que les Chinois ont « piqué » tout le beurre destiné aux Européens, en particulier aux Français, premiers consommateurs de beurre (8 kg/an) devant l’Allemagne (6,2 kg) et les Tchèques (5 kg). Il est vrai que le marché asiatique a augmenté sa consommation car l’empire du Milieu s’est pris de passion pour nos viennoiseries. De même, les États-Uniens ont redécouvert les vertus du beurre, riche en vitamine A et en antioxydants. Les exportations de matière première s’en sont trouvées accrues et la production peine, aujourd’hui, à satisfaire la demande. Mais pas au point de désorganiser la production.

C’est pourquoi certains agriculteurs dénoncent aujourd’hui l’intox de la pénurie de beurre. Il n’y a pas péril en la demeure. Le 26 octobre, dans l’Ille-et-Vilaine et dans la Sarthe,merci à la fnsea les paysans ont distribué aux clients des supermarchés des tracts « Intox, la pénurie de beurre n’existe pas » dans lesquels est écrit, entre autres choses : « Si ce rayon est vide, c’est que ce magasin ne veut pas payer le beurre à son juste prix. » Ce qui est en partie vrai. En effet, l’année 2017 est une année difficile pour l’agriculture française et mondiale, en raison de conditions climatiques capricieuses. La production de céréales fourragères, notamment à destination du bétail laitier, s’en est trouvée réduite, entraînant une baisse de la production laitière. En France, on enregistre une baisse de 3 % de la production de beurre, soit 700.000 tonnes en moins, selon FranceAgriMer. Le prix du lait aurait dû grimper à la production. Or, il n’en a rien été. En tout cas, les agriculteurs n’ont pas touché un centime de plus : le litre de lait se négocie toujours autour de 30 centimes et il arrive même que certaines coopératives agricoles, à la tête desquelles sont des agriculteurs, emploient des méthodes dignes des industriels privés…

En fait, depuis la fin des quotas laitiers, rien ne tourne plus vraiment rond sur le marché français. Et le lait tourné, ce n’est jamais bon à avaler. Les producteurs le savent mieux que n’importe qui.
Dim 29 Oct 2017 14:24 #3
Il n'y a pas de pénurie, ni de défauts d'approvisionnements des grandes surfaces.

Il y a surconsommation provoquée par des affichettes de pénurie et des rayons quasi vides.

Technique:
* Rayon plein, consommation normale, 300 mottes en rayon, 100 mottes vendues dans la journée, 2 réachalandages de 50 mottes, consommateur calme.

* Rayon vide, 12 réachalandages de 10 mottes dans la journée, consommateur hystérique qui saute sur les 10 mottes, 120 mottes de beurre vendues dans la journée.

Soit 20% de plus.

Et tu mets fin à la "pénurie" quand tu veux en remettant les 300 mottes en rayon au lieu de les avoir en frigo d'entrepôt.

Ni industriels, ni grandes surfaces ne sont "surpris", et pour cause. Sinon ils n'alimenteraient pas cette rumeur par des silences, des affiches, des menaces de tout exporter alors que la chaîne logistique du beurre fonctionne à merveille, de l'usine au frigo du conso.
Vini, Vidi, Pactoli
Dim 29 Oct 2017 15:08 #4
:eusa_doh Image
An douar zo re gozh evit ober goap anezhañ.
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Dim 29 Oct 2017 15:15 #5
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Faut reconnaître qu'entre les deux extrémités de la chaîne il y a un paquet de monde qui s'obstine à tirer (parti) des ficelles :D

Valable aussi pour ceux qui manifestent devant les grandes surfaces pour que le prix flambe aux consommateurs :eusa_whistle
Dim 29 Oct 2017 17:11 #6
Si il y a un produit laitier que le consommateur ne paie pas assez cher en grande surface, c'est bien le beurre.

La valo beurre/poudre CNIEL est bien là pour nous le rappeler tout les jours, même avec un beurre à 5.86 kg sur les "marchés", soit avant que la GMS applique son coefficient.

Mais qui nous demande notre avis sur le devenir de notre lait?
Vini, Vidi, Pactoli
Dim 29 Oct 2017 18:13 #7
Le prix du lait est deconnecté des valorisations.
Et c'est pas les EGA qui vont changer quoique ce soit.
On tue a petit feu les producteurs.
Dim 29 Oct 2017 19:52 #8
2ddg a écrit:
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Faut reconnaître qu'entre les deux extrémités de la chaîne il y a un paquet de monde qui s'obstine à tirer (parti) des ficelles :D

Valable aussi pour ceux qui manifestent devant les grandes surfaces pour que le prix flambe aux consommateurs :eusa_whistle


...qui manifestent devant les grandes surfaces pour que le prix flambe aux consommateurs
pas trop responsable comme raccourci .... :cache
de plus :gene c'est quand même pas que tu crois aussi qu'il y a un lien entre prix entrée distribution et prix au consommateur dans le temps
Lun 30 Oct 2017 09:00 #9
xavier courboin a écrit:
de plus :gene c'est quand même pas que tu crois aussi qu'il y a un lien entre prix entrée distribution et prix au consommateur dans le temps


Donc si les prix augmentent pour les consommateurs cela ne servirait-il pas qu'à engraisser les "mange ma gagne" ? ;)

Que le prix du beurre en gms ne soit pas assez cher , comme le dit Gwendal , c'est possible , mais entre 7000 et 9000 euros la tonne en rayons , il doit y avoir déjà de quoi rémunérer nettement mieux les producteurs dans un premier temps ...


http://www.web-agri.fr/actualite-agrico ... uxFildInfo
Le prix du beurre au consommateur a ainsi augmenté de 6 % entre août 2016 et août 2017 en France selon l'INSEE, quand dans le même temps il a augmenté de 72 % en Allemagne », ajoutait le Cniel dans cette note.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/ ... 43730.html
En Allemagne, le marché est plus réactif: la plaquette de 250 g est passée de 1,05 à 2 euros en un an. :eusa_think :eusa_think
Lun 30 Oct 2017 14:30 #10
ton "donc" est de trop....ou pas totalement
pour rappel au chouia près de protéines et de lactose qui différencie le beurre clarifié du beurre , il y a dans le beurre de conso 82 % de matières grasses
avec du lait de 2016 à 280 € (38-32) si tu retires la part MP au prix du gramme de MP la matière grasse du lait nous a été payée 2.32 sur du lait tel que collecté à 42 de MG (puisque tous les grammes sont transformés)
tu refait le même calcul sur 2017 en supposant un 320 € du mille (38-32) , les 4 grammes pour aller à 42 sans changement à 2.82 , la matière grasse nous a été payée 3.37 sur du lait tel que collecté à 42 de MG
ce calcul concentre la hausse que sur la MG
Il y avait en 2016 1902.4 € de "lait producteur" dans une tonne de beurre
il y a en 2017 2763.4 € dans la même tonne en 2017
si tu poursuis pour un 360 enviable de nos jours à la production, le surcoût pour une plaquette est de 0.184 €
tous les raisonnement en pourcentage à ce niveau sont à bannir car ils ne font que faire résonner les piécettes dans les escarcelles de nos gourmands de l'aval
au détour on s'aperçoit aussi que le gramme différentiel MG est très "sous coté"
Mar 31 Oct 2017 00:18 #11
2ddg a écrit:
xavier courboin a écrit:
de plus :gene c'est quand même pas que tu crois aussi qu'il y a un lien entre prix entrée distribution et prix au consommateur dans le temps


Donc si les prix augmentent pour les consommateurs cela ne servirait-il pas qu'à engraisser les "mange ma gagne" ? ;)

Que le prix du beurre en gms ne soit pas assez cher , comme le dit Gwendal , c'est possible , mais entre 7000 et 9000 euros la tonne en rayons , il doit y avoir déjà de quoi rémunérer nettement mieux les producteurs dans un premier temps ...


http://www.web-agri.fr/actualite-agrico ... uxFildInfo
Le prix du beurre au consommateur a ainsi augmenté de 6 % entre août 2016 et août 2017 en France selon l'INSEE, quand dans le même temps il a augmenté de 72 % en Allemagne », ajoutait le Cniel dans cette note.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/ ... 43730.html
En Allemagne, le marché est plus réactif: la plaquette de 250 g est passée de 1,05 à 2 euros en un an. :eusa_think :eusa_think


être un grand patron de la transformation où de la mise en rayon , est une TARE §§! quand on reconnait pas l'origine de ses bénéfices ......... :dingue
"La situation économique de notre pays ne nous permet pas de gaspiller le savoir-faire de ses paysans et encore moins de les mépriser en les conduisant vers une impasse économique nourrie par des fantasmes irrationnels. "
Mar 31 Oct 2017 10:55 #12
M...e je suis obligé de manger du beurre d'importation (origine U.E d'une laiterie du 61) :eusa_wall et tout ça après avoir créé un fond pour les éleveurs français (ça devait être pour acheter une gerbe :hihi )
Mar 31 Oct 2017 13:53 #13
Tout va bientôt rentrer dans l'ordre :eusa_dansce pour les indus ........... qui vont pouvoir faire envoler les rêves des producteurs ...... :eusa_boohoo

Fin de l’euphorie en matière grasse
Lait spot (lait entier à 38/32)
28.10.17

Le net recul du lait Spot doit à la reprise de la collecte et à une demande bien moins tendue de lait entier pour en valoriser le gras. Paradoxe alors que les médias parlent de pénurie, le beurre n’est plus autant recherché. En trois semaines sur octobre, sa cotation Spot a chuté de 7 000 € à 5 000 €/t. Sur le marché à terme, il se négocie de janvier à mars à 4 250 ...
Mar 31 Oct 2017 23:31 #14
Mer 1 Nov 2017 09:44 #15
Alain Lamassour et son "économie moderne" :eusa_doh :aie , lui sait ce qui est bon ..pour les autres
Sam 4 Nov 2017 19:49 #17
http://www.michel-edouard-leclerc.com/categorie/economie/actus-debats/qui-se-beurre-sur-le-beurre

Tartuffe écrit une longue tartine, mais nous apprend 2 choses.

1."C’est en train de se calmer, les livraisons reprennent"

Donc les livraisons reprennent toute seules, comme ça, car il vient d'expliquer en long, large et travert que rien ne justifiait l'"arrêt" des livraisons, et que lui n'acceptait aucune conditions à leur "reprise".

2. "Les ruptures en fait s'expliquent principalement par une incapacité logistique à pouvoir réapprovisionner au rythme des achats qui explosaient"

Donc pas de pénurie du tout, mais bien une surconsommation (causée par les affichettes pénurie sur des rayons vidés) qui empêchait de remplir les rayons assez vite!!! :dingue

Merci de confirmer mes soupçons évoqués en début de post, MEL!

Donc pas de pénurie dûe á un refus de hausse de tarifs chez la GMS, pas de hausse de tarif selon les industriels, donc circulez, y a rien à voir sur notre prix du lait.
Vini, Vidi, Pactoli
Sam 4 Nov 2017 23:47 #18
gwendal raoul a écrit:
http://www.michel-edouard-leclerc.com/categorie/economie/actus-debats/qui-se-beurre-sur-le-beurre

Tartuffe écrit une longue tartine, mais nous apprend 2 choses.

1."C’est en train de se calmer, les livraisons reprennent"

Donc les livraisons reprennent toute seules, comme ça, car il vient d'expliquer en long, large et travert :P écrit comme ça c'est le Ministre :lol: que rien ne justifiait l'"arrêt" des livraisons, et que lui n'acceptait aucune conditions à leur "reprise".

2. "Les ruptures en fait s'expliquent principalement par une incapacité logistique à pouvoir réapprovisionner au rythme des achats qui explosaient"

Donc pas de pénurie du tout, mais bien une surconsommation (causée par les affichettes pénurie sur des rayons vidés) qui empêchait de remplir les rayons assez vite!!! :dingue

Merci de confirmer mes soupçons évoqués en début de post, MEL!

Donc pas de pénurie dûe á un refus de hausse de tarifs chez la GMS, pas de hausse de tarif selon les industriels, donc circulez, y a rien à voir sur notre prix du lait.
Lun 6 Nov 2017 22:46 #19
Xavier, j'aurais du écrire TraverT, c'était intentionnel, je lui en veux un peu de pas envoyer les douanes dans les frigos d'entrepôt des GMS...

Pour la deuxième semaine consécutive, en pleine "pénurie" de beurre, les ventes de beurre justement EXPLOSENT :dingue en GMS

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Et ouest france qui titre "50% de la demande de beurre non satisfaite en GMS", alors que c'est 50% de taux de rupture, donc de temps de rayons vides, rayons vides qui avec leurs affiches Pénurie donnent justement envie aux gens de consommer 20% de beurre en plus (ce qu'ils peuvent absolument faire d'ailleurs, puisque les rayons ne restent totalement vide que le temps requis pour que la pénurie soit vraisemblable).

Donc Ouest France titre sur une demande fictive, qui n'existerait pas sans rayons vides précisément :dingue .

Tout ceci est une grande farce, une comédie épique jouée sur la scène frisquette des rayons "Produits Laitiers", avec en programme des affichettes "Pénurie" qui donnent la fringale, et lumière blafarde en effets spéciaux.

Ce qui est suspect c'est que le spectacle se joue dans toutes les enseignes de France, à l'unisson, comme orchestré.
Vini, Vidi, Pactoli
Lun 6 Nov 2017 23:03 #20
comment peut-on considérer qu'il y a pénurie lorsque l'on vend 20 % de beurre en plus :conflit :chut

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