Résilience...

Ouvert par pv 53, 07 juin 2017

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Jeu 29 Juin 2017 09:46 #6
Notamment ça :itsnot

Le 23/05/17, sur France INTER, l’économiste Dominique Seux se félicite de la loi de l’offre et de la demande qui s’applique aujourd’hui au beurre. En effet, son cours est passé de 2 500€ à 4 500€/tonne en raison de pénurie. Finalement, aujournd’hui, en conclut-il, voilà un bel exemple d’économie concrète : tout le monde est heureux notamment les éleveurs …

Sauf que pour les éleveurs, c’est toujours des prix bas en lait et il faudrait signaler à l’économiste qu’il n’est pas dans la vraie vie !

Présent à une réunion d’info annuelle du Crédit Agricole le 6 avril dernier à Angers, un lecteur d’Argos rapporte la conclusion de l’orateur, l’économiste Jean-Marc Daniel : « c’est par le travail qu’on s’enrichit ». Cela a suscité des tonnerres d’applaudissements de la part des agriculteurs, souligne mon interlocuteur. Ce dernier, lors de la séance de dédicaces de l’économiste, est venu lui rappeler que 3 agriculteurs sur 10 gagnent en moyenne moins de 354€. Réponse : « ils n’ont qu’à faire autre chose. On a 600 000 agriculteurs aujourd’hui, nous n’en avons besoin que de 100 000. Les autres doivent faire autre chose. Le lait de Nouvelle Zélande arrive aujourd’hui dans nos ports à un prix inférieur à notre coût de revient. Pourquoi s’embêter à produire ce que l’on peut acheter moins cher ? De toute façon, je ne veux pas payer mon litre de lait plus cher ». Cynisme surréaliste, l’économiste a prix l’exemple de Besnier. « Ce gars là est parti de rien du tout il y a 30 ans. Grâce à son travail, il a bâti une fortune ».

Quant à l’économiste de l’INRA Vincent Chatellier, il a créé un émoi dans les campagnes en déclarant « si un producteur de lait ne s’en sort pas à 340€, il faut qu’il se pose des question ». A suivre…



Cet article provient de l’Editorial de Monsieur Guy Laluc journaliste et éditeur de ARGOS « Rendre public ce qui voulait rester caché. »
Jeu 29 Juin 2017 10:06 #7
Invité par les sociétaires et agriculteurs du crédit agricole ,qui plus est certains lui demande des autographes ,on croit réver :dingue
Toute ressemblance avec l'economiste VC,invitée par la coop ,devant une assemblée de producteurs,annonce que les producteurs qui n'y arrivent pas doivent se poser des questions..
Jeu 29 Juin 2017 10:43 #8
tacyst a écrit:
Notamment ça :itsnot
Présent à une réunion d’info annuelle du Crédit Agricole le 6 avril dernier à Angers, un lecteur d’Argos rapporte la conclusion de l’orateur, l’économiste Jean-Marc Daniel : « c’est par le travail qu’on s’enrichit ». Cela a suscité des tonnerres d’applaudissements de la part des agriculteurs, souligne mon interlocuteur. Ce dernier, lors de la séance de dédicaces de l’économiste, est venu lui rappeler que 3 agriculteurs sur 10 gagnent en moyenne moins de 354€. Réponse : « ils n’ont qu’à faire autre chose. On a 600 000 agriculteurs aujourd’hui, nous n’en avons besoin que de 100 000. Les autres doivent faire autre chose. Le lait de Nouvelle Zélande arrive aujourd’hui dans nos ports à un prix inférieur à notre coût de revient. Pourquoi s’embêter à produire ce que l’on peut acheter moins cher ? De toute façon, je ne veux pas payer mon litre de lait plus cher ». Cynisme surréaliste, l’économiste a prix l’exemple de Besnier. « Ce gars là est parti de rien du tout il y a 30 ans. Grâce à son travail, il a bâti une fortune ».


SI ces propos de Jean-Marc Daniel ne sont pas tronqués, édulcorés ou déformés,

ce sont ceux d'un âne baté, chargé de son épaisse liasse de diplôme lui ayant formaté en pure perte la cervelle à la sauce ultra-libérale de la pire espèce. Une vraie andouillerie, et je reste poli...

"500 000 agriculteurs qui n'ont qu'à faire autre chose, 100 000 suffisent": le propos crache son fiel sur son auteur de lui-même, inutile d'en rajouter. Une crapule.

"Le lait de Nouvelle Zélande arrive aujourd’hui dans nos ports à un prix inférieur à notre coût de revient.": le beurre NZ importé en France, selon les infos que j'ai pu trouver, ne représente que 1/5 de la valeur des importations de viande néo zélandaise en France par exemple, soit un volume très faible. Le lait néo zélandais ne vient donc pas du tout concurrencer le lait français "dans nos ports". Lubie néo libérale.
Cette andouille ne doit pas non plus savoir qu'en juin 2017, le prix du lait néo zélandais est plus cher que le prix du lait français.

"Pourquoi s’embêter à produire ce que l’on peut acheter moins cher ?": Et enfin, c'est facile, mais je n'y résiste pas, qu'il applique sa maxime cynique à ses propres analyses simplistes, je suis sûr qu'un prof d'économie au lycée au Bengladesh a une vision plus éclairée de l'économie laitière française, à 100 ou 1000 fois moins cher.

Le vrai scandale, c'est qu'on invite et écoute de tels endoctrinés ignares dans un cadre agricole, on est vraiment masochistes. Ou alors faut le prendre comme un sketch pour se détendre et lancer des oeufs pourris en touillant le tonneau de goudron.

Sombre andouille, la preuve que le système académique d'excellence français serait capable du meilleur, mais aussi vraiment du pire.

Mais ces citations ne doivent pas refléter totalement sa pensée, élaborée un peu plus avant dans cet article qui date de 18 mois:
https://www.lesechos.fr/24/02/2016/LesEchos/22136-036-ECH_sauver-l-agriculture-francaise.htm
Vini, Vidi, Pactoli
Jeu 29 Juin 2017 13:12 #9
Cynisme surréaliste, l’économiste a prix l’exemple de Besnier. « Ce gars là est parti de rien du tout il y a 30 ans. Grâce à son travail, il a bâti une fortune ».

Non c'est une erreur , il a eu les opportunités ... et a profité ensuite du travail des autres ..... ce n'est pas un reproche , c'est un fait .
Jeu 29 Juin 2017 13:45 #10
2ddg a écrit:
Cynisme surréaliste, l’économiste a prix l’exemple de Besnier. « Ce gars là est parti de rien du tout il y a 30 ans. Grâce à son travail, il a bâti une fortune ».

Non c'est une erreur , il a eu les opportunités ... et a profité ensuite du travail des autres ..... ce n'est pas un reproche , c'est un fait .


son père et son grand-père ont du se retourner simultanément !
Lun 3 Juil 2017 09:52 #11
Salut à tous,
Ce petit mot pour dire en plus des commentaires désabusés déjà fait que la rentabilité des exploitations n'est pas le propos, l'Europe veut son indépendance alimentaire, point. La solution est donc politique et la prise en compte des problèmes actuels devrait donc être plus efficiente. Sinon reste plus qu'à faire de l'éthanol et du tourisme. Quand à garder 100 000 agriculteurs, cela ne me parait pas judicieux loin s'en faut, le problème général de l'allocation des terres risque de se poser à cause de l'hyperspécialisation dans les cultures réputées rentables. L'entretien d'une bonne partie du territoire ne sera plus fait non plus... L'erreur des économistes est de croire que le capitalisme peut tout résoudre mais un billet de banque ou une pièce de monnaie, n'a jamais nourri personne.
Lun 3 Juil 2017 12:55 #12
lgh:"L'erreur des économistes est de croire que le capitalisme peut tout résoudre mais un billet de banque ou une pièce de monnaie, n'a jamais nourri personne." +1

Lun 3 Juil 2017 13:06 #13
Si l'aspect comptable des choses est utile, l'art et la manière de manipuler les chiffres est un puissant levier pour leurs faire dire ce que l'on veut.......
Lun 3 Juil 2017 23:50 #14
mimi, pour une fois qu'on avait une discussion intéressante, il faut encore que tu nous pompes avec tes phrases toutes faites et complètement stériles ! Ouvre un blog si tu veux vraiment que tes admirateurs te lisent, mais lache un peu les forum terre-net. Je te promets, c'est usant. Merci.

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