COOP/Patrimoine Agricole le HOLDingUP du siécle

Ouvert par Miloux11, 12 août 2016

Sam 3 Nov 2018 10:54 #41
Oui diras tu, mais un cas particulier ne fait pas généralité :eusa_naughty faut pas faire de la paranoïa tous azimuts.
:eusa_think
Allons donc voir chez un autre fleuron de la filiére en version encore plus MEGA,
Vinadeis ''La Premiére Winery Francaise, á la source du vin''(sic) avec plus de 1500 viticulteurs producteurs de minerai.
:read RAPPORT FINANCIER 2017 de INVIVO / VINADEIS https://www.invivo-group.com/sites/default/files/atoms/files/14872_invivo_ra-2016_bd.pdf
:gene
page 58/59 en tout petit....
Baarsma Wine: InVivo-Wine ( Vinadeis) Rachète son metteur en marché au Benelux
Avec un chiffre d’affaires de 220 millions d’euros et plus d’une dizaine de filiales en Europe, le groupe néerlandais Baarsma Wine est l’un des leaders européens de la distribution de vin. Cette acquisition va permettre à InVivo Wine de construire une plateforme de distribution qui disposera de la taille critique requise pour mettre le cap sur l’international. Présent sur toute la chaîne de valeur du sourcing au consommateur, Baarsma est très connu aux Pays-Bas, où il réalise 63 % de son chiffre d’affaires, et en Belgique-Luxembourg. Il détient aussi de solides positions en Grande-Bretagne, où sa filiale Armit Wine est l’un des principaux distributeurs de vins premium et grands crus, en Suisse et Scandinavie, mais aussi en Afrique du Sud et en Asie (Chine et Japon). Sa présence sur les différents circuits de distribution – GMS (48 % de son chiffre d’affaires), magasins spécialisés, hôtels, bars et restaurants – avec des grandes marques déjà établies est un
atout supplémentaire pour le développement d’InVivo Wine.

https://www.lesechos.fr/23/05/2017/LesEchos/22451-088-ECH_invivo-s-offre-un-distributeur-etranger.htm
Avec , pour l'ingeniérie financière un superbe montage''LBO'', mis en musique par nos bons et fidéles amis coopératifs du CREDIT AGRICOLE , et oui oui c'est le meme systéme de rachat par effet de levier
http://ca-sodica.com/sodica-corporate-finance/pdf/ComdepresseINVIVO-130617.pdf
:interr
Étonnant de ressemblance n'est ce pas ? Le cocktail Moules Frites Rosé , ressemble á une recette bien rodée dans notre belle économie solidaire coopérative.
Sam 3 Nov 2018 16:11 #42
En AG de coopérative ca commence á sentir le roussi quand tu entends le mot ''HOLDING''
Alors je vais rebaptiser ce topic plus justement '' COOP/Patrimoine Agricole le HOLDingUP du siécle'' qui convient mieux que CASSE.
Sam 3 Nov 2018 17:01 #43
Mariages contre nature, infidélités et conséquences ... et pas que pour les 1500 +500 vitis de la ''Filiére Moules Frites au Rosé''
Que ta coop plus petite , encore gouvernée dans les règles ne mange pas de ce pain lá, c'est possible mais ca ne te met surement pas á l'abris du nivellement par le bas du ''prix marché mondialisé''

Quand on te parle du ''prix du marché'' et qui se réduit comme peau de chagrin ca n'a de marché que le nom, c'est surtout un marché de dupe car le prix de l'hectolitre vient en direct de la chambre d'enregistrement de la DRAAF qui se contente de faire des statistiques sur les transactions déclarées du vrac, c.a.d principalement entre les coops qui alimentent le vrac et les metteurs en marché qui revendent en bouteilles
:eusa_think
Les plus grosses transactions qui vont peser dans les statistiques vont évidemment commencer par lá :
N#1 VINADEIS qui vend á BAARSMA ( ou un intermédiaire écran ) le vrac de ses coops qui ressortira en bouteilles sous les marques en licences du même groupe .
Cette transaction est en fait un transfert matière entre filiales du même groupe, á un prix de transfert qui n'a rien a voir avec un prix négocié sur le vrai marché du vin ( celui bu par le consommateur) mais reflète essentiellement la cuisine comptable interne du Groupe Vinadeis pour financer son petit LBO maison ( le remboursement de l'emprunt par effet de levier) et accessoirement rémunérer des marques déposées offshore, en bref pour transférer les profits lá ou ca va bien, á qui on veut bien.
Le B.A.BA de la la finance sauvage version mondialisée.

La transaction suivante sera par exemple Des Joyeux Adhérents de Limoux qui transfèrent leur vrac dans leur résidence secondaire la filiale Belge Pirlouit avec le même principe, á prix d'ami pour alimenter le même montage, voire d'autres coops voisines qui procèdent de même.

Suivent les diverses coops locales qui vont tenter de vendre leur vrac dans la filière au négoce privé des Jeanjean, Gérard Bertrand, Skalli et de la Grande Distribution pour leur marques Dsitri et qui eux n'ont aucunes raisons de ne pas faire jouer sur leurs achats les références de stats déjá plombées par le système de la coop sauvage.
Et c'est comme ca qu'on te nivelle par le bas avec les prix DRAAF régulièrement publiées, qui deviennent de fait ''prix marché'' de référence pour les filiérologues .
Moralité ...totalement immorale, c'est cette Coopération lá qui joue exactement l'opposé de son róle supposé de contrebalancer le secteur privé sur le marché, dans le but d'éviter la concurrence sauvage.

On remarquera au passage, que le négoce privé des JJ, GB , Sk présentés comme des surdoués de la croissance éclair de l'export et de la profitabilité dans la filières vins, ne font que profiter á bon compte de l'effet d'aubaine en s'engouffrant dans le sillage du minerai quasi gratuit tracé par Vinadeis et le système '' moules frite au rosé''.

http://draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr/Marche-vrac-des-vins-de-la-region
Marché vrac des vins de la région Occitanie / Données actualisées Relevés hebdomadaires
Les chiffres communiqués reflètent les volumes et les prix moyens constatés sur les contrats d’achat de vin présentés au visa de FranceAgriMer et des organisations interprofessionnelles concernées. Ils portent sur les transactions « vrac » des vins produits en Occitanie pour les catégories de vins sans indication géographique (sans IG) et à indication géographique protégée (à IGP).

http://draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/p_ca_synth_vins_occitanie_s13_srfam_20181030_cle8588f8.pdf (format pdf - 85 ko - 30/10/2018)

Au final ce que ta coop t'annonce comme le ''prix du marché''pour payer tes acomptes, est validé par LE syndicat des vignerons qui te le présente en réunion de secteur comme si c'était le résultat normal d'une négociation de filiére.
Et si tu trouves ca trop bas tu n'as qu'a baisser tes couts comme les espagnols de la Mancha, modèle proclamé de la viticulture du futur.
Ca ne choque personne que les petits arrangements entre amis de la filière se fassent sur ton dos en oubliant de se rappeler que c'est toi qui trime et paye á la source le ''Crédit LBO de la croissance externe'', toi le bienheureux actionnaire virtuel des joyaux de la filière sans pour autant en toucher un euro de dividende.
Sam 3 Nov 2018 18:09 #44
c'est pas la foire aux questions et commentaires ici, on s'endormirait presque comme dans une AG, alors vlá un petit intermède á méditer pour recadrer le débat
Mer 7 Nov 2018 10:26 #46
Au fait nos 1500 collègues vitis de Vinadeis qui sont en train de racheter Baarsma Wine pour faire 80% de leurs ventes á l'export, ca va leur couter combien ce petit joyaux ? InVivo n'a pas poussé le soucis de transparence jusqu'á révéler le montant de la transaction mais voyons voir dans les comptes de Baarsma Wine Holding.( 2012 avant le rachat)
http://corporate.baarsma.com/sites/default/files/website/downloads/BWGH11_12UK.pdf
( arrondis puisque le dernier rapport date de 2012)
ACTIF au BILAN : 160 Millions d'euros dont environ 50M euros de ''Marques Déposées''
Chiffre d'affaire : 300 Millions d'euros
Resutat Brut expl : 6,5% ca fait dans les 20 M euros / an
Au bas mot, ca doit bien faire mini mini dans les 250 Millions d'euros á sortir, avec le principe du LBO ( achat par effet de levier ) Baarsma-Vinadeis doit donc emprunter la somme en question pour payer les actionnaires vendeurs et s'auto refinancer sans compter au passage quelques petites commissions discrétes entre bons amis pour féter ca.

Reste 250 Meuros + les intérêts á ponctionner sur la marge brute gonflée par les transferts de vins en vrac au prix raz des pâquerettes et les royalties pour rémunérer les marques.
:eusa_doh ca fait dans les 200 000 euros par tête de viti quand même, faut leurs souhaiter qu'ils les revoient un jour.
Mer 7 Nov 2018 15:40 #47
Un peu de doc technique sur les méthodes et conséquences de l'hybridation des Coops en holdings par filialisation/fusions/acquisitions etc... c'est touffu mais il y a des choses importantes
http://www.aramis-law.com/fr/droit-des-societes/les-cooperatives-agricoles-a-l%5C%27heure-des-rapprochements
problématiques juridiques et fiscales posées par la filialisation

Le déplacement de certaines activités initialement développées par une coopérative agricole ou union vers une filiale constituée sous forme de société commerciale induit nécessairement des ajustements aux règles coopératives (pour certains, ils peuvent même apparaître comme des contournements):

- La filiale n'ayant aucune restriction quant aux opérations qu'elle peut mener avec des tiers, elle n'est en effet pas obligée de travailler avec les adhérents. Cela peut donc apparaître aux yeux de certains comme une entorse au principe d'exclusivisme. Toutefois, on constate qu'en pratique, les groupes coopératifs sont organisés de telle sorte qu'en fonction des contraintes géographiques, l'essentiel des matières premières produites par les associés coopérateurs est écoulé auprès des filiales de production de ces groupes.

- Il en va de même pour le principe de territorialité, les filiales commerciales pouvant être établies loin du périmètre d'action géographique de la coopérative ou union de tête ; à cet égard, les exemples d'investissements réalisés au cours des dernières années par des groupes coopératifs (tels que Limagrain, Champagne Céréales ou Tereos) dans des actifs situés en Amérique du Sud ou en Asie ne manquent pas.

- Le pouvoir au sein de la filiale ne suit pas la règle « un homme, une voix » mais est organisé en fonction de la répartition du capital. Ainsi, la gouvernance des filiales sera déterminée par la coopérative ou union de tête, le cas échéant avec des aménagements contractuels prévus dans un pacte d'actionnaires conclu avec les partenaires.

- Les règles de rémunération seront fonction du choix opéré par la coopérative ou l'union de tête : les associés coopérateurs pourront percevoir (i) un intérêt sur le capital, (ii) des compléments de prix et (iii) les dividendes reçus des filiales (le cas échéant via une holding intermédiaire). Si une coopérative ne peut pas verser de dividendes si elle n'en a pas reçu, elle demeure en revanche libre de convertir des dividendes perçus de ses filiales en d'autres formes de distribution (par exemple, compléments de prix, ristournes, intérêts aux parts).

- Les filiales sont soumises à l'impôt sur les sociétés, au même titre que les sociétés commerciales, au taux applicable dans l'Etat dans lequel elles sont établies.

- Les flux entre la holding coopérative et ses filiales seront fiscalisés dans les conditions suivantes :

o La redistribution à leurs associés des dividendes perçus par les coopératives au titre de leur participation est imposée dans les conditions de droit commun ;

o Les opérations non prévues expressément dans l'objet statutaire de la coopérative réalisées pour le compte des filiales sont soumises à l'impôt sur les sociétés, de même que les sommes versées par les associés coopérateurs en vue de financer les relations avec les filiales commerciales ;

o Les produits résultant du placement de la trésorerie sont exonérés, y compris lorsqu'ils correspondent à l'activité assujettie à l'impôt sur les sociétés. Les placements peuvent être effectués auprès des filiales et exonérés dès lors que le placement est à échéance d'au plus trois mois et que la liquidité du placement est garantie, permettant ainsi d'en obtenir le remboursement à tout moment.

- Les filiales contrôlées directement par la coopérative ou l'union de tête ou indirectement via une holding organisée sous forme de société commerciale devront être consolidées par intégration globale.
Ven 9 Nov 2018 18:36 #48
Bertrand Girard, directeur général d’InVivo Wine et Vinadeis, a déclaré: «La stratégie d’InVivo Wine est d’accélérer son développement à l’international en se ménageant un accès aux marchés et la création de valeur ajoutée pour l’industrie du vin, du raisin au consommateur. Baarsma sera une plate-forme de distribution essentielle pour InVivo Wine en Europe et complétera parfaitement les positions existantes et celles en développement au sein du groupe, notamment en Asie et en Amérique du Nord. Avec Baarsma, 80% des activités actuelles d’InVivo Wine seront internationales, avec un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros d’ici à 2020 sur la scène internationale. '
.....
En consolidant les débouchés des adhérents d'InVivo Wine, cette acquisition pourrait attiré ou rassuré de potentiels nouveaux adhérents.
« D'autres producteurs pourraient nous rejoindre sous peu », indique Joël Castany.
De nouvelles adhésions qui ne seraient pas le seul fait de coopérateurs puisque le président de Vinadeis indique que des « caves particulières pourraient également être intéressées »
. Un processus cohérent avec l'identité de Vinadeis, à savoir « une société de commerce de vin appartenant aux producteurs », précise Bertrand Girard.
https://objectif-languedoc-roussillon.latribune.fr/entreprises/agroalimentaire/2017-05-23/bertrand-girard-quitte-vinadeis-pour-muscler-invivowine-721120.html
AVIS AUX CANDIDATS !
La chasse aux pigeons, est encore ouverte et même les plus gros sont bienvenus pour se faire plumer.


La ''Premiére Winery Francaise'' ( dixit Vinadeis), compte donc écouler 80% de son business par ce canal lá ; faites donc un petit détour sur le site Baarsma au chapitre ''Nos vins'', juste par curiosité ...
http://baarsmawines.com/our-wines/ ils ont pas peur des mélanges de genres, et des assemblages mondialisés.

Un an aprés ... il y a de l'eau dans le gaz on dirait
[i]Le conseil de surveillance a pris acte ce lundi 22 mai, 2018, de la démission de Bertrand Girard de son mandat de président du directoire de Vinadeis et, en cohérence avec les orientations et évolutions stratégiques avec son actionnaire Invivo, ....[/]
Sam 10 Nov 2018 15:48 #49
optimisation est dégats collatéraux: quand on sait plus ou planquer la marge ponctionnée sur les agriculteurs.
Dans une filières agroalimentaire bien 'financiarisée', peut importe le minerai qu'on traite vin, lait, viande, céréales pendant que les Méga-Coops font de l'évasion de valeur les Méga-Groupes privés dans leur sillage font de l'évasion fiscale.
La boite á outils spécialisés, les montages tordus, sont les mêmes et les paradis fiscaux á la même adresse.
https://www.marianne.net/societe/lactalis-la-grande-evasion-fiscale
La Confédération paysanne a entre les mains un rapport d'enquête accablant sur les finances de Lactalis.
Le syndicat doit décider des suites judiciaires à donner.

http://www.europe1.fr/societe/lactalis-dement-toute-pratique-fiscale-illegale-3562865
https://www.linfodurable.fr/conso/le-systeme-lactalis-ne-beneficie-ni-aux-producteurs-ni-aux-consommateurs-1424
Jeu 15 Nov 2018 18:56 #50
Gouvernance ... vous avez dit gouvernance ?
Alors qu’aucune proposition en ce sens n’a été faite au cours des Etats Généraux de l’Alimentation (EGA), le gouvernement y a fait inclure une ordonnance sur le statut des coopératives agricoles au prétexte que celles-ci auraient oublié leurs adhérents du fait de leur complexité et de leur taille !
https://www.la-croix.com/Economie/France/gouvernance-cooperatives-agricoles-question-2018-11-15-1200983227?utm_source=Newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=welcome_media&utm_content=2018-11-15
Un chapitre jusqu’ici peu commenté de la loi alimentation promulguée le 30 octobre est en passe de devenir un sujet de première importance, du moins pour les acteurs concernés. Il s’agit de l’article 11 qui autorise à réformer par ordonnance la gouvernance des coopératives agricoles.

Le gouvernement a six mois pour préciser le nouveau cadre législatif qui s’appliquera à ces acteurs clés de la chaîne de valeur alimentaire. Un sujet d’apparence technique, mais dont dépend largement le règlement de la crise qui touche le monde agricole français.


La Croix: Les coopératives agricoles ont-elles pris un tournant trop capitaliste ?
https://www.la-croix.com/Economie/cooperatives-agricoles-ont-elles-pris-tournant-trop-capitaliste-2018-02-26-1300916563

Pour M. Viné (Coop2France), En "créant des filiales, nos entreprises se sont mises dans des situations équivalentes aux entreprises privées pour être compétitives." ... '' les coopératives subissent "une injonction contradictoire": faire du profit sur les productions agricoles pour affronter la concurrence internationale, tout en prenant soin des coopérateurs via le prix versé pour leurs productions.

:eusa_eh injonction contradictoire ? ha bon , pourquoi contradictoire ... si on ne planque pas les profits qu'est ce qui empéche une coop d'en faire profiter ses adhérents?

Dans les grosses coopératives, "le directeur général et tous les cadres supérieurs proviennent pour la plupart du monde capitalistique, ils sont souvent passés par les grands de l'agroalimentaire", explique Mme Thénot.(enseignante-chercheuse)

On ne se refait pas, qu'ils appliquent les mêmes méthodes que dans le privé soit, ils savent lire des statut quand même et ça n'impose en rien d'oublier r que les adhérents ne sont pas des fournisseurs mais les ''souscripteurs du capital'' et apporteurs en nature de la valeur par leurs productions donc á rémunérer en retour de la même façon que le privé rémunère ses actionnaires.

Coopératives agricoles : revenons-en aux fondamentaux
https://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/Cooperatives-agricoles-revenons-fondamentaux-2018-04-05-1200929382

Réviser le statut des coops pour mieux prendre ne compte les intérêts des adhérents, ca ne plait pas du tout á Coop2France :
https://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/Cooperatives-agricoles-revenons-fondamentaux-2018-04-05-1200929382revenir aux fondamentaux ?
Michel Prugue, Président de COOP de France:
...plutôt que d’accroître encore le nombre de dispositions législatives coercitives, faisons confiance à l’énergie des Hommes. Dans les coopératives agricoles, les patrons : ce sont les adhérents !


... autrement dit il est urgent de ne rien faire puisque les adhérents sont déjá des patrons, qui s'exploitent eux mêmes
:dingue il faudrait que les patrons adhérents :itsnot lui mettent un peut ''d'énergie des Hommes'' dans le postérieur á celui la'.
Jeu 15 Nov 2018 22:52 #51
où les fonds à menteurs ! :dingue
"La situation économique de notre pays ne nous permet pas de gaspiller le savoir-faire de ses paysans et encore moins de les mépriser en les conduisant vers une impasse économique nourrie par des fantasmes irrationnels. "
Ven 16 Nov 2018 13:47 #52
Merci Laiturgie pour ta participation, même en une ligne :pouce á deux au moins on peut déjá commencer un débat entre agriculteurs...
''Un sujet d’apparence technique, mais dont dépend largement le règlement de la crise qui touche le monde agricole français.'' Ca ne remue pas les foules sur le forum, ( quoique 11 000 vues quand méme ) pendant ce temps á l'assemblée et au sénat c'est quand quand même un sujet âprement défendu et infiltré par les lobbyistes de la filièro-logique qui sentent le vent tourner et l'orage qui gronde .
https://www.terre-net.fr/actualite-agricole/politique-syndicalisme/article/l-assemblee-approuve-le-recours-aux-ordonnances-205-137903.html#xtatc=INT-237

au Gouvernement
le Gouvernement prend par ordonnance, ... toutes mesures relevant du domaine de la loi tendant à modifier le code rural et de la pêche maritime afin :
1° D’adapter les dispositions ...relatives aux relations entre les sociétés coopératives agricoles et leurs associés coopérateurs, notamment pour définir les conditions de départ des associés coopérateurs, améliorer leur information, renforcer la transparence dans la redistribution des gains des coopératives à leurs associés coopérateurs et prévoir des modalités de contrôle et des sanctions permettant d’assurer l’application effective de ces dispositions ;
2° De recentrer les missions du Haut Conseil de la coopération agricole sur la mise en œuvre du droit coopératif et le contrôle de son respect et d’adapter les règles relatives à sa gouvernance et à sa composition ;

a l'Assemblée Nationale
L'ordonnance passe par dessus l'opposition de droite principalement qui derriére le ''coopérateur Christian Jacob'' veut préserver le statu quo de la coopérative mythique.
https://blogs.alternatives-economiques.fr/abherve/2018/05/27/pourquoi-vouloir-reformer-le-droit-des-cooperatives-agricoles-par-ordonnances

au Sénat on bloque des quatres fers pour empêcher que cette ordonnance ne vienne gripper les rouages de cette belle belle mécanique qui nous pompe la sève jusqu'á la dernière goutte.
PJL Egalim: les sénateurs sortent les coopératives du champ des ordonnances
Le 12/06/2018 à 19:43 I Soyez le 1er à déposer un commentaire
Les sénateurs de la commission des affaires économiques ont adopté le 12 juin un amendement supprimant, du projet de loi Egalim, l'habilitation du gouvernement à prendre des ordonnances concernant les relations entre les sociétés coopératives et leurs associés coopérateurs. Le projet de loi tel qu'adopté par l'Assemblée nationale prévoyait notamment de simplifier les conditions de départ et de renforcer la transparence dans la redistribution des gains des coopératives. Le rapporteur, Michel Raison, à l'origine de cet amendement, refuse en effet de « donner un chèque en blanc au Gouvernement susceptible de remettre en cause un modèle coopératif essentiel dans la structuration de la production agricole. »
https://www.senat.fr/seances/s201806/s20180627/s20180627018.html

C'est pas gagné, il y en a qui s'accrochent pour garder la main sur leurs comptes OFFSHORES et leurs petits arrangements entre amis pour de gros intérêts bien planqués; le syndicat majoritaire est aux abonnés absents et si les agriculteurs ne se manifestent pas certains pourraient considérer que '' qui ne dit mot consent''
Sam 17 Nov 2018 11:25 #53
Quand bien même on s'en tiendrait au cadre de la loi actuelle, revenir aux fondamentaux , ca serait déjá une bonne idée.

Pour rappel, sur le capital social des coopérative :

En adhérent à une Coopérative, chaque agriculteur souscrit des parts sociales, qui constituent la base du capital de la coopérative. Transmises de générations en générations, ces parts représentent le pouvoir économique et politique des adhérents.

L e contrat entre l’adhérent et sa coopérative doit d’abord être fondé sur une performance économique… réciproque ! Cette forme d’entreprise n’a pas pour but de maximiser un profit immédiat, mais de valoriser l’activité de ses adhérents sur le long terme. Cette absence de but lucratif justifie, pour une large part, les avantages juridiques et fiscaux dont bénéficient les coopératives.

Ce lien d’engagement réciproque est une des forces du système coopératif. Les adhérents sont à la fois clients, fournisseurs et sociétaires, c’est-à-dire détenteurs du capital social de cette forme d’entreprise. L’engagement à la coopérative se traduit, pour les adhérents, par une souscription de capital. Le nombre de parts sociales à acquérir est fixé par production ou achat, en fonction du volume d’affaires réalisées avec la coopérative. Ce capital social est donc par définition variable, car dépendant du nombre d’adhérents et de leur volume d’activité.

Co-propriétaire, (de la coopérative et de ses filiales acquises ou crées)
Pour autant, quel que soit son nombre de parts sociales détenues, chaque associé aura le droit à une seule voix en assemblée générale, ce qui est résumé par l’expression : « Un homme, une voix ». Pour un agriculteur, travailler avec une coopérative nécessite de souscrire aux parts sociales en fonction de son activité, c’est-à-dire en devenir “co-propriétaire”.

Pas de dividendes mais des intérêts, ou distribution de part

La part sociale est, pour une société coopérative, ce qu’est “l’action” à la société de capitaux. Toutefois, sa valeur est fixe et ne peut pas être négociée. Si, sa valeur nominale est fixée à 1 €, il n'y a pas de variation possible liée à la valeur patrimoniale de la coopérative. Il ne peut donc y avoir de plus-value ou de moins-value comme pour des actions. Ce principe a pour fondement de permettre aux jeunes adhérents d’acquérir plus facilement des parts sociales, éventuellement sous forme de souscription étalée. Les parts sociales peuvent donner droit au versement d’un intérêt fixé annuellement par l’Assemblée Générale, au même titre que les ristournes. Faute de rémunéré en fonction du résultat de l'année, la coopérative peut néanmoins rémunérer le capital immobilisé par les adhérent en versant régulièrement des intérêts aux parts.
Quand le capital de la coopérative bien gérée augmente, hormis les réserves légales des parts représentatives de ce capital doivent normalement être créées et réparties aux partenaires.

Socle financier
Une coopérative reste avant tout une entreprise qui nécessite des fonds propres pour se constituer, investir et évoluer. Les parts sociales des adhérents entrent dans le haut du bilan et représentent donc le socle financier de la coopérative. Ces fonds propres représentent la solvabilité de l’entreprise nécessaire pour financer ses investissements et ses projets aux services des adhérents. C'est notamment ce socle financier qui permet aux coopératives de se financer par le crédit auprès des banques sous la caution solidaire des adhérents garants.

cf par exemple Triskalia , juillet 2017https://www.triskalia.fr/cooperative/capital-social-ladn-cooperatives/
C'est bien de l'écrire, encore faudrait-il en tirer les conséquenses .

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