COOP/Patrimoine Agricole le CASSE du siécle

Ouvert par Miloux11, 12 août 2016

Mer 7 Sep 2016 11:57 #21
Nuance Titian qui démontre s'il le fallait, qu' on arrive bien au bout de cette logique. Les COOPs n'ont pas légalement le droit de récupérer le foncier mais c'est ce quelles demandent quand même maintenant sous couvert '' d'aider á l'accession des JA''.
Avec les immenses réserves constitués par le labeur des coopérateurs et dont elles ne savent plus que faire, elles vont donc racheter sous forme de GFA leur foncier plus ou moins directement á vil prix pour les ''donner en fermage'' á de jeunes esclaves JA qui vont continuer á alimenter la filière en matière première quasi gratuite.
Complétement subordonnés, au mieux ils vont finir á terme avec un petit salaire d'ouvrier agricole que les GFA-COOP finirons par leur allouer quand le citron aura rendu sa dernière goute de jus.

C'EST UN COMBLE !!! UN COMMUNISME DE COOPERATCHIK PUR ET DUR , UN SCANDALE ET UN DESASTRE ANNONCE.
Mer 7 Sep 2016 12:09 #22
@Miloux11
Merci de penser à moi :byec :sill
Mais là je n'y suis pour rien, il faut t'adresser à TITIAN :eusa_whistle
Par contre chez moi, les clips prennent les DAUB des éleveurs pour être sur de revoir leur pognon.
Et il me semble qu'un rapport parlementaire c'est étonné de la très bonne santé financière des coops alors que les agris en bavent :dubitatif
Mer 7 Sep 2016 13:01 #23
Si je comprends bien on va sauver des esclaves en leur piquant leur foncier. Quid de la prochaine crise ? Leur maison ? Ou le patrimoine de leur caution ? Tout ça pour finir avec une retraite de misère. C est ça l avenir ? Très peu pour moi
à 50 ans on attend plus rien de la vie mais on peut tout en espérer.
Mer 7 Sep 2016 13:26 #24
au vu de ce que j'ai entendu en off de la réunion coop d'hier , les jeunes y sont préparés , ça ne les choquent pas , bien au contraire " le coût du foncier est un gros frein a l'installation , la solution est dans les investisseurs extérieurs " j'ai eu beau leur dire qu'ils payeraient un fermage a la place d'un remboursement de prêt pour finir propriétaire de rien , rien de grave , c'est l’économie moderne , il faut vivre avec son temps :byet
Mer 7 Sep 2016 13:54 #25
padel50 a écrit:
au vu de ce que j'ai entendu en off de la réunion coop d'hier , les jeunes y sont préparés , ça ne les choquent pas , bien au contraire " le coût du foncier est un gros frein a l'installation , la solution est dans les investisseurs extérieurs " j'ai eu beau leur dire qu'ils payeraient un fermage a la place d'un remboursement de prêt pour finir propriétaire de rien , rien de grave , c'est l’économie moderne , il faut vivre avec son temps :byet

Expliqué par les cooperachik, qui ne font que répercuter les directives des assises des Coop de France ca semble même généreux et solidaire. Ce qu'on ne leur dit pas c'est que c'est eux qui vont prendre les aléas des récoltes, les emprunts pour moderniser, augmenter les rendements avec des charges qui augmentes pour des prix toujours plus serrés pour faire plaisir á la filière. Jusqu'á ce qu'il n'y ai plus rien á sucer. On ne change pas un système qui a fait ses preuves et engraissé aussi bien ceux qui le perpétuent.
Mer 7 Sep 2016 14:16 #26
si tu savais a quel point je suis sortit ecoeuré de cette réunion :facepalm , il faut dire que les jeunes coopérateurs sont bien pris en charge par ma coop : un plan jeunes leur offres des avantages financiers ( sur les achats a la coop ) moyennant une adhésion a un groupe de formation coop , et un plan de gestion économique contrôlé par la coop :facepalm
Mer 7 Sep 2016 14:22 #27
Communiqué des coop de France á l'occasion de la prise de fonction de son nouveau président.
La France compte 2.700 coopératives agricoles, qui représentent en tout 40 % de l'agroalimentaire français, dont 15 grands groupes, 152 entreprises de taille intermédiaire (ETI) et une majorité de PME/TPE. Elles emploient plus de 165.000 salariés.

Les coopératives agricoles, ont réalisé 85,1 milliards de chiffre d'affaires global contre 84,8 milliards en 2014.

Coop de France a également dévoilé son projet stratégique pour les cinq prochaines années, mettant en avant la recherche de la compétitivité et de la création de valeur. La fédération veut également consolider son pôle agroalimentaire
.


Dans la ''STRATEGIE AU SERVICE DE LA PERFORMANCE DES ENTREPRISES COOPERATIVE'' pour 2020
la juste rémunération, les retraites, le patrimoine et le bien-étre des coopérants accessoirement agriculteurs est un non-sujet.
http://www.terre-net.fr/ulf/TNM_Biblio/fiche_115526/CDF_-_Plan_strategique_2020.pdf
Au nom des belles valeurs de la coopération, et de la propriété collective, l'objectif c'est la ''DEFENSE DE LA COMPETITIVITË DES ENTREPRISES COOP'' la prospérité des coopérateurs on s'en fout comme de sa première AG á la belle époque.

Ca n'est absolument plus de la propriété collective, c'est de l'expropriation collectiviste
Dim 18 Sep 2016 12:16 #28
Et comme il est question de bloquer les COOPs , ça passe ou ça CASSE ?
Lun 24 Oct 2016 17:06 #29
Organiser le CASSE DU SIECLE c'est bien , mais une fois le foncier agricole siphonné, que faire du magot?

COOPERATIVE DE TYPE 2 .... LE KOLKHOZE 2.0
ou comment asservir les agriculteurs insoumis en O.S... corvéable á merci et sans salaire ni retraite
Extrait du Manuel des coop de Fr ( en rouge évidemment)

14. QU’EST-CE QUE LA COOPÉRATIVE DE TYPE 2
(SOCIÉTÉ COOPÉRATIVE D’EXPLOITATION EN COMMUN) ?

La société coopérative agricole d’exploitation en commun a pour objet
« la mise en valeur des exploitations de ses associés ou de celles qui lui
auront été louées ou qui lui appartiendront en propre. Elle effectuera
ou facilitera toutes les opérations concernant la production, la transformation
et la vente des produits agricoles provenant exclusivement de
ces exploitations ».
L’engagement des coopérateurs n’est pas un engagement d’apport de
produit mais un engagement de travail.
Ainsi l’associé coopérateur s’engage à participer aux diverses activités
de la coopérative et souscrit des parts sociales en fonction d’un nombre
d’heures de travail déterminé par les statuts.
L’objectif est évidemment de mutualiser les coûts mais surtout de se
ménager des marges de manœuvre en termes d’organisation du travail
d’exploitation, vitales dans un environnement définitivement incertain
(absence de repreneur, absence de financement bancaire classique…).
C’est dans ce cadre que sont apparues de nouvelles formes d’exploitations
agricoles dans lesquelles les viticulteurs conduisent ensemble
une partie de leurs activités de vignerons.

Les conditions requises pour être associé d’une telle structure
Cette particularité permet l’entrée en cave d’une catégorie d’associés
n’ayant pas d’accès direct au foncier. La coopérative doit compter au
moins 7 et au plus 50 associés coopérateurs, qui devront être des per-
sonnes physiques ou morales ayant une activité agricole correspondant
à l’objet social de la coopérative ou des ouvriers agricoles.

La rémunération des associés
La rémunération est basée sur le travail effectué par l’associé coopérateur.
Celui-ci sera le plus souvent lié par un contrat de travail. À cette rémunération
peuvent s’ajouter des ristournes.
La répartition de ristournes entre les associés coopérateurs se fera proportionnellement
à la valeur du travail qu’ils ont fourni au cours de l’exercice.


Source: COOPERATIVES ET FONCIER / Edition 2016
http://www.lafranceagricole.fr/r/Publie/FA/p1/Infographies/Web/2016-10-05/20161004-cooperatives-et-foncier.pdf
Lun 24 Oct 2016 21:46 #30
Reserves non-distribuables ...qui montent ...qui montent et rachètent ton exploitation en faillite qui ne vaut
plus rien.

45. LA COOPÉRATIVE PEUT-ELLE UTILISER SES RÉSERVES
POUR ACHETER DU FONCIER ?

Le mouvement coopératif s’appuie sur le caractère impartageable des
réserves, c’est-à-dire sur le fait que l’éventuelle valorisation de l’outil
économique utilisé par la coopérative ne doit pas faire l’objet d’une
répartition au profit des coopérateurs qui quittent la coopérative.
À travers cette notion de réserves impartageables, on retrouve l’idée
que l’entreprise coopérative est un outil collectif qui n’appartient pas
uniquement à ses membres actuels.
Le principe de solidarité s’exprime donc entre générations. C’est d’ailleurs
ce caractère impartageable des réserves qui participe à la justi-
fication de l’exonération fiscale des coopératives agricoles : devenant
propriété collective des coopérateurs présents et à venir, elles n’ont
pas à être taxées.
Le caractère impartageable des réserves ne doit pas être confondu
avec l’indisponibilité de la trésorerie. Une coopérative peut utiliser sa
trésorerie pour effectuer les opérations répondant à la stratégie foncière
décidée par le conseil d’administration.
Nécessité de maintenir les capitaux propres
La capacité pour une coopérative d’utiliser ses réserves pour financer
un projet foncier ne la dispense pas de son obligation de maintenir ses
capitaux propres, notamment au niveau de ses réserves. Ainsi, en pré-
sence d’un projet impliquant un volet d’investissement amortissable ou
en cas de pertes, un prélèvement corrélatif sur le résultat devra venir
compenser les dépréciations, amortissements, pertes, provisions ou
autres comptes de même nature. Dans le cas contraire, il s’agirait d’une
distribution illicite des réserves.
Lun 7 Nov 2016 12:41 #31
Ou l'on expose les théories de nos intellectuels de gauche qui nous mettent le joug sur l'échine ''Passer de l'économie capitaliste à l'économie coopérative'' ,pourquoi pas si on veut jouer collectif et participatif.
Mais avec les statuts actuel des coops le projet de foncier coopératif agricole nous mène droit dans le mur avec la non distribution des bénefs , non rémunération du capital, la non récupération de ses parts en fin de carrière = spoliation. Appliqué aux agriculteurs á travers leurs coopératives c'est une escroquerie.

https://blogs.mediapart.fr/revue-frustration/blog/110316/passer-de-leconomie-capitaliste-leconomie-cooperative
Sam 8 Juil 2017 16:23 #32
Entre Agro-chime Agro-alim et GD l'étaux coopératif du pressurage de la valeur se referme inexorablement
http://www.pleinchamp.com/actualites-generales/actualites/la-moitie-des-agriculteurs-auraient-gagne-moins-de-350-par-mois-en-2016-msa
Ou la clochardisation de l'agriculture, qui passe ça vie á boire .... le bouillon.
Faire des semaines de 70 heures ou plus pour 350€/mois en se faisant traiter de pollueur profiteur de subvention faut le faire quand même.

La moitié des agriculteurs auraient gagné moins de 350 € par mois en 2016 (MSA) 22/06/17 Lise Monteillet
La MSA doit faire face à une situation sociale encore compliquée : baisse drastique des revenus des agriculteurs, explosion des demandes de primes d’activité… Une réalité difficile à concilier avec les contraintes budgétaires qui lui sont imposées.

En 2016, « le seuil fatidique » de 50 % d’agriculteurs gagnant moins de 350 € par mois pourrait être franchi, a confirmé la MSA, le 22 juin. Plusieurs indicateurs révèlent une situation toujours difficile pour les agriculteurs. À commencer par les revenus professionnels annuels moyens qui ont baissé de 31 % en deux ans, passant de 14 000 € en 2013 à 9770 € en 2015.

Résultat : la MSA a enregistré 254 000 demandes de primes d’activité (salariés et non salariés) au 2 juin 2017, contre 153 000 l’année précédente, à la même époque. Cela constitue une hausse substantielle de dossiers à traiter pour l’organisme de sécurité sociale
Dim 9 Juil 2017 09:51 #33
Petit calcul élementaire:
85 900 000 000 (85,9 Miliards-€ Chiffre d'Affaire cumulé des Coopératives en France )
500 000 ( Cinq Cent Mille exploitants coopérateurs )
=============
171 800€ chiffre d'affaire moyen de production agricole/exploitation
revenu net 350€x12 pour 250 000 d'entre eux soit 2,4% de resultat net d'exploitation

Questions subsidiaires :
a combien se chiffre le cumul des "RESERVES INDISTRIBUABLES'' ponctionnées et accumulées par 2 600 COOPs ?
165 000 Directeurs cadres et salariés des COOP payés ... moyenne 20 000€net/an ca fait combien?
250 000 Coopérateurs rémunérés en moyenne 4200€net/an ca fait combien?
Mer 6 Sep 2017 12:46 #34
« Les paysans doivent se réapproprier leurs coopératives ! »

http://www.web-agri.fr/actualite-agricole/economie-social/article/les-paysans-doivent-se-reapproprier-leurs-cooperatives-1142-128541.html#utm_campaign=Article&utm_source=ArticlesSuggeres&utm_medium=bloc
La coopération agricole représente 85 milliards d’euros de chiffre d'affaires cumulés et 40 % de l’agriculture française. Nombre de marques bien connues du grand public sont détenues et développées par des coopératives agricoles. Qui ne connaît pas Yoplait, Candia, Beghin Say, Regilait, Florette, Francine, Banette ou encore Brossard ou Gamm Vert, toutes propriété de différentes coopératives ?
Des coopératives parfois coupées de leur base
Les coopératives agricoles représentent incontestablement une solution mais à une seule condition : qu’elles soient « bien » gouvernées. En effet, on ne peut pas passer sous silence le malaise croissant des adhérents, qui expriment de plus en plus nettement leur incompréhension, voire leur défiance, face à des coopératives parfois coupées de leur base. Des milliers de coopérateurs ont ainsi le sentiment que la stratégie des coopératives ne sert pas nécessairement ou directement leur intérêt.
Le risque majeur désormais est que la gouvernance des coopératives échappe totalement ou partiellement au contrôle des agriculteurs. Nos travaux menés ces cinq dernières années dans le cadre de la chaire Alter-Gouvernance nous ont permis de montrer que quatre grands types de cas de figure pouvaient être observés : la domination sociétariale, la domination managériale, l’autocratie des gouvernants et la gouvernance stratégique et politique.

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