COOP/Patrimoine Agricole le HOLDingUP du siécle

Ouvert par Miloux11, 12 août 2016

Dim 18 Sep 2016 12:16 #21
Et comme il est question de bloquer les COOPs , ça passe ou ça CASSE ?
Lun 24 Oct 2016 17:06 #22
Organiser le CASSE DU SIECLE c'est bien , mais une fois le foncier agricole siphonné, que faire du magot?

COOPERATIVE DE TYPE 2 .... LE KOLKHOZE 2.0
ou comment asservir les agriculteurs insoumis en O.S... corvéable á merci et sans salaire ni retraite
Extrait du Manuel des coop de Fr ( en rouge évidemment)

14. QU’EST-CE QUE LA COOPÉRATIVE DE TYPE 2
(SOCIÉTÉ COOPÉRATIVE D’EXPLOITATION EN COMMUN) ?

La société coopérative agricole d’exploitation en commun a pour objet
« la mise en valeur des exploitations de ses associés ou de celles qui lui
auront été louées ou qui lui appartiendront en propre. Elle effectuera
ou facilitera toutes les opérations concernant la production, la transformation
et la vente des produits agricoles provenant exclusivement de
ces exploitations ».
L’engagement des coopérateurs n’est pas un engagement d’apport de
produit mais un engagement de travail.
Ainsi l’associé coopérateur s’engage à participer aux diverses activités
de la coopérative et souscrit des parts sociales en fonction d’un nombre
d’heures de travail déterminé par les statuts.
L’objectif est évidemment de mutualiser les coûts mais surtout de se
ménager des marges de manœuvre en termes d’organisation du travail
d’exploitation, vitales dans un environnement définitivement incertain
(absence de repreneur, absence de financement bancaire classique…).
C’est dans ce cadre que sont apparues de nouvelles formes d’exploitations
agricoles dans lesquelles les viticulteurs conduisent ensemble
une partie de leurs activités de vignerons.

Les conditions requises pour être associé d’une telle structure
Cette particularité permet l’entrée en cave d’une catégorie d’associés
n’ayant pas d’accès direct au foncier. La coopérative doit compter au
moins 7 et au plus 50 associés coopérateurs, qui devront être des per-
sonnes physiques ou morales ayant une activité agricole correspondant
à l’objet social de la coopérative ou des ouvriers agricoles.

La rémunération des associés
La rémunération est basée sur le travail effectué par l’associé coopérateur.
Celui-ci sera le plus souvent lié par un contrat de travail. À cette rémunération
peuvent s’ajouter des ristournes.
La répartition de ristournes entre les associés coopérateurs se fera proportionnellement
à la valeur du travail qu’ils ont fourni au cours de l’exercice.


Source: COOPERATIVES ET FONCIER / Edition 2016
http://www.lafranceagricole.fr/r/Publie/FA/p1/Infographies/Web/2016-10-05/20161004-cooperatives-et-foncier.pdf
Lun 24 Oct 2016 21:46 #23
Reserves non-distribuables ...qui montent ...qui montent et rachètent ton exploitation en faillite qui ne vaut
plus rien.

45. LA COOPÉRATIVE PEUT-ELLE UTILISER SES RÉSERVES
POUR ACHETER DU FONCIER ?

Le mouvement coopératif s’appuie sur le caractère impartageable des
réserves, c’est-à-dire sur le fait que l’éventuelle valorisation de l’outil
économique utilisé par la coopérative ne doit pas faire l’objet d’une
répartition au profit des coopérateurs qui quittent la coopérative.
À travers cette notion de réserves impartageables, on retrouve l’idée
que l’entreprise coopérative est un outil collectif qui n’appartient pas
uniquement à ses membres actuels.
Le principe de solidarité s’exprime donc entre générations. C’est d’ailleurs
ce caractère impartageable des réserves qui participe à la justi-
fication de l’exonération fiscale des coopératives agricoles : devenant
propriété collective des coopérateurs présents et à venir, elles n’ont
pas à être taxées.
Le caractère impartageable des réserves ne doit pas être confondu
avec l’indisponibilité de la trésorerie. Une coopérative peut utiliser sa
trésorerie pour effectuer les opérations répondant à la stratégie foncière
décidée par le conseil d’administration.
Nécessité de maintenir les capitaux propres
La capacité pour une coopérative d’utiliser ses réserves pour financer
un projet foncier ne la dispense pas de son obligation de maintenir ses
capitaux propres, notamment au niveau de ses réserves. Ainsi, en pré-
sence d’un projet impliquant un volet d’investissement amortissable ou
en cas de pertes, un prélèvement corrélatif sur le résultat devra venir
compenser les dépréciations, amortissements, pertes, provisions ou
autres comptes de même nature. Dans le cas contraire, il s’agirait d’une
distribution illicite des réserves.
Lun 7 Nov 2016 12:41 #24
Ou l'on expose les théories de nos intellectuels de gauche qui nous mettent le joug sur l'échine ''Passer de l'économie capitaliste à l'économie coopérative'' ,pourquoi pas si on veut jouer collectif et participatif.
Mais avec les statuts actuel des coops le projet de foncier coopératif agricole nous mène droit dans le mur avec la non distribution des bénefs , non rémunération du capital, la non récupération de ses parts en fin de carrière = spoliation. Appliqué aux agriculteurs á travers leurs coopératives c'est une escroquerie.

https://blogs.mediapart.fr/revue-frustration/blog/110316/passer-de-leconomie-capitaliste-leconomie-cooperative
Sam 8 Juil 2017 16:23 #25
Entre Agro-chime Agro-alim et GD l'étaux coopératif du pressurage de la valeur se referme inexorablement
http://www.pleinchamp.com/actualites-generales/actualites/la-moitie-des-agriculteurs-auraient-gagne-moins-de-350-par-mois-en-2016-msa
Ou la clochardisation de l'agriculture, qui passe ça vie á boire .... le bouillon.
Faire des semaines de 70 heures ou plus pour 350€/mois en se faisant traiter de pollueur profiteur de subvention faut le faire quand même.

La moitié des agriculteurs auraient gagné moins de 350 € par mois en 2016 (MSA) 22/06/17 Lise Monteillet
La MSA doit faire face à une situation sociale encore compliquée : baisse drastique des revenus des agriculteurs, explosion des demandes de primes d’activité… Une réalité difficile à concilier avec les contraintes budgétaires qui lui sont imposées.

En 2016, « le seuil fatidique » de 50 % d’agriculteurs gagnant moins de 350 € par mois pourrait être franchi, a confirmé la MSA, le 22 juin. Plusieurs indicateurs révèlent une situation toujours difficile pour les agriculteurs. À commencer par les revenus professionnels annuels moyens qui ont baissé de 31 % en deux ans, passant de 14 000 € en 2013 à 9770 € en 2015.

Résultat : la MSA a enregistré 254 000 demandes de primes d’activité (salariés et non salariés) au 2 juin 2017, contre 153 000 l’année précédente, à la même époque. Cela constitue une hausse substantielle de dossiers à traiter pour l’organisme de sécurité sociale
Dim 9 Juil 2017 09:51 #26
Petit calcul élementaire:
85 900 000 000 (85,9 Miliards-€ Chiffre d'Affaire cumulé des Coopératives en France )
500 000 ( Cinq Cent Mille exploitants coopérateurs )
=============
171 800€ chiffre d'affaire moyen de production agricole/exploitation
revenu net 350€x12 pour 250 000 d'entre eux soit 2,4% de resultat net d'exploitation

Questions subsidiaires :
a combien se chiffre le cumul des "RESERVES INDISTRIBUABLES'' ponctionnées et accumulées par 2 600 COOPs ?
165 000 Directeurs cadres et salariés des COOP payés ... moyenne 20 000€net/an ca fait combien?
250 000 Coopérateurs rémunérés en moyenne 4200€net/an ca fait combien?
Mer 6 Sep 2017 12:46 #27
« Les paysans doivent se réapproprier leurs coopératives ! »

http://www.web-agri.fr/actualite-agricole/economie-social/article/les-paysans-doivent-se-reapproprier-leurs-cooperatives-1142-128541.html#utm_campaign=Article&utm_source=ArticlesSuggeres&utm_medium=bloc
La coopération agricole représente 85 milliards d’euros de chiffre d'affaires cumulés et 40 % de l’agriculture française. Nombre de marques bien connues du grand public sont détenues et développées par des coopératives agricoles. Qui ne connaît pas Yoplait, Candia, Beghin Say, Regilait, Florette, Francine, Banette ou encore Brossard ou Gamm Vert, toutes propriété de différentes coopératives ?
Des coopératives parfois coupées de leur base
Les coopératives agricoles représentent incontestablement une solution mais à une seule condition : qu’elles soient « bien » gouvernées. En effet, on ne peut pas passer sous silence le malaise croissant des adhérents, qui expriment de plus en plus nettement leur incompréhension, voire leur défiance, face à des coopératives parfois coupées de leur base. Des milliers de coopérateurs ont ainsi le sentiment que la stratégie des coopératives ne sert pas nécessairement ou directement leur intérêt.
Le risque majeur désormais est que la gouvernance des coopératives échappe totalement ou partiellement au contrôle des agriculteurs. Nos travaux menés ces cinq dernières années dans le cadre de la chaire Alter-Gouvernance nous ont permis de montrer que quatre grands types de cas de figure pouvaient être observés : la domination sociétariale, la domination managériale, l’autocratie des gouvernants et la gouvernance stratégique et politique.
Mer 3 Oct 2018 13:33 #30
En direct les news de Coop de France
https://www.lacooperationagricole.coop/fr/modele-cooperatif/cest-quoi-une-coop-agricole

C'EST QUOI UNE COOP AGRICOLE ? - Le modéle coopératif
Une coopérative agricole c’est une entreprise :
- Qui appartient aux agriculteurs. C’est une entreprise créée par des agriculteurs, qui leur appartient collectivement et qu’ils gouvernent eux-mêmes. Elle pratique la démocratie : 1 homme = 1 voix.

- Qui valorise les produits agricoles. Une coopérative collecte et transforme les productions de ses agriculteurs-coopérateurs (lait, viande, céréales, fruits et légumes, raisin, etc.).

- Qui contribue à l’économie locale. Située en zone rurale, une coopérative agricole fait vivre son territoire en y créant activités économiques et emplois grâce à un ancrage territorial durable.


ou tu apprendras que comme il n'y a pas d'actionnaires les profits sont redistribués ....aux agriculteurs,
(enfin après avoir siphonné tout le résultat d'exploit dans les réserves non-distribuables , mais ca c'est pour les générations futures :eusa_think )
et que ta voix te permet de participer aux grandes orientations stratégiques

C'est beau non?
Pour le prochain congrès de décembre on peut donner son avis lá:
''Le grand débat coopératif , exprimez vos attentes et vos idées''
https://legranddebatcooperatif.coop/
Dim 28 Oct 2018 09:52 #31
Pendant que les agriculteurs coopérateurs se débattent avec les traites de leurs investissements pour suivre la baisse des coûts de production ''mondialisés, les méga-coops font de la finance avec les réserves non-distribuables.

Au fond, ce pourrait être une louable intention d'aider les start up de '' l'AgTech-FoodTech'', :eusa_eh mais... on marche sur la tête.
Paradoxal non? :dingue
https://www.invivo-group.com/fr/creation-dinvivo-invest
InVivo, premier groupe coopératif agricole français, a créé InVivo Invest, son fonds d’investissement qui a pour vocation de détecter, financer, mais aussi d’accompagner des start-up de l’AgTech-FoodTech. InVivo Invest fera ses premiers investissements avant la fin de l’année 2016.
Mar 30 Oct 2018 12:02 #32
Miloux11 a écrit:
topic-270510 ''Maitrise capitalistique d'un outil industriel'' (sic)
Maîtrise du regretté XB ou comment financer le capital industriel de filière avec les fonds non-distribué aux agriculteurs d'un coopérative.
Tu veux parler de ca? :gene
https://www.groupeavril.com/fr/le-groupe
Le groupe Avril est né d'une démarche collective. ( Coopérative )
Il a été fondé en 1983 à l'initiative du monde agricole français pour développer les productions françaises de plantes riches en huiles (colza, tournesol, olive, soja…) et en protéines (pois, féveroles, lupins…).
.....
L'originalité de ce modèle fait d'Avril un groupe à part qui se caractérise par un actionnariat collectif solide, un ancrage agricole et territorial fort, et le réinvestissement systématique de ses résultats dans le développement des filières nationales, partout où il opère.


https://www.groupeavril.com/fr/developpement-durable/investir-durablement-dans-les-filieres
UN FINANCEMENT AU SERVICE DES FILIÈRES
En tant que gestionnaire de fonds agricoles, Sofiprotéol a pour mission d'accompagner tous les acteurs des filières pour contribuer à renforcer chaque maillon de la chaîne de valeur. Les décisions d'investissement sont prises au sein de comités d'engagement représentant les intérêts des différentes parties prenantes des filières. Sofiprotéol accompagne ainsi plus d'une centaine d'entreprises, représentant 110 000 emplois.


On rappellera au passage que ''ce modèle original'' (sic) de capitalisme industriel repose sur quelques exceptions notoires du système coopératif quant aux principes du capitalisme libéral:
- affectation des profits en réserves non-distribuable
- régime dérogatoire de l'IS ( pas d'impôts sur les sociétés )
- pas de rémunération du capital
- dilution du pouvoir des associés ( un homme une voix )
- financement matériel sur les aides, subventions et financements bonifiés aux exploitants agricoles(par délégation)
- subordination totale des fournisseurs de la matière première
- dérogations aux règles de transparence et publication financière

Cependant le capitalisme opportuniste en question á trouvé dans le système coopératif français un havre paradisiaque ou il peut exprimer á fond et en toute impunité l'exploitation sauvage de l'homme par l'industrie de filière avec la bénédiction du syndicat majoritaire.
Un pouvoir absolu sur presque 100 Milliard d'euros , 40% de l'agroalimentaire Français, tronant sur une bulle financière faramineuse quelle ne sait plus oú loger pendant que les agriculteurs crèvent la dalle en courant aprés les traites.
Pour placer le magot, Coop2France leur a trouvé un nouveau terrain de jeux ´Le coopératif Foncier’ prochaine étape vers l’industrialisation intégrale de nos campagnes.
Jeu 1 Nov 2018 22:36 #33
Les Moules-Frites au rosé d'Oc ; une histoire belge pas si drôle que ça, ou quand un train de bonnes intentions affichées par certains peut en cacher un autres chargé d’un tout autre dessein.

Cash investigation avait montré il y a quelques temps déjà comment SODIAAL logeait ses marques dans une tirelire Luxembourgeoise pour y accumuler discrètement des redevances ponctionnées plutôt que distribuer du résultat aux producteurs adhérents ou contribuer á la collectivité en payant des impôts.

Le Benelux est plein de ressources en matière d’ingénierie financière, et pour une coopérative qui s’est fait une spécialité du pressurage de la matière première c’est du pain béni.
========================== :chant ==== :friendforever==============================
Quand ta coop Des.Joyeux.Adhérents annonce en AG pour approbation á main levée en 5mn, qu’elle a conclu le rachat de son partenaire metteur en marché Belge, ceci pour développer la bouteilles et l’export en s’appuyant sur ses marques qui vendent déjà bien ton vin sous des étiquettes belges depuis quelques temps, tu pourrais te demander pourquoi on a pas pensé plutôt á développer directement nos bouteilles et nos marques maison ; mais bon si c’est pour la bonne cause et le retour de la valeur pour les adhérents après tout, mieux vaut tard que jamais, vive la bouteille et l’export par la croissance externe!

Quand de plus la prise de contrôle de la Belge Sté, se fait par un montage financier pointu de ‘rachat par effet de levier’, oú la 'Holding crée reprend la Sté en auto financement á crédit sans que ta coop ne débourse rien, lá tu devrais te dire ‘waouh’ quel coup de génie !!! Merci Mr le Directeur et le Conseil d’Administration, c’est toi qui est garant de l’emprunt mais tu vois bien miroiter les dividendes de ce nouveau joyau du Groupe désormais internationalisé.

Qui est contre ???.. personne
Qui est pour. ???.. 400 mains levées -----> adjugée résolution adoptée
A l’unanimité !!!

========================= :eusa_clap === :pouce ===== :eusa_clap ===============
Bizarrement tes acomptes restent pourtant au plancher du prix marché et de dividendes tu ne vois pas la couleur puisque la coop s’interdit vertueusement de te distribuer des profits financiers, mal acquis mais maintenant blanchis bien au chaud dans un paradis fiscal. Comme le nombre de cartes Amex sur le compte est limité, ben faudra faire la queue pour prendre son tour de vacances au Bahamas, on a un peu oublié de t'expliquer mais pas de doute on va surement nous en parler á la prochaine AG.

Car la valeur ajoutée est maintenant siphonnée par deux pompes financières :
- La première en amont, c’est le montage de rachat par levier, la Sté holding paye son emprunt avec la marge ,
le différentiel Vente/Achat
c.a.d prix de ses bouteilles/prix de ton vin qui transite bien sur en vrac á prix d’ami au plus bas.
C'est donc toi qui payes par retenue directe á la source, mais tu ne verras jamais la couleur du retour sur cet
investissement payé á crédit 'gratuitement'' au prix fort entre amis aussi.
- La deuxième en aval, c’est les royalties, des redevances sur les marques qui ne sont maintenant plus dans la
coop mais déposées au Benelux ou á Honk Hong, ponctionnées sur la marge á chaque étiquette vendue pour
approvisionner un compte offshore.

Tu n'y crois pas ? :gene
http://www.societe-holding.com/redevances.html
Image

Post Scriptum: Toute ressemblance avec des Personnes Morales ( qui ne sont morales que techniquement d'ailleurs) et des faits réels (même s'ils semblent surréalistes) ne saurait être que fortuite, ce scénario étant bien entendu une pure fiction écoopnomique mise en scène par Textin et Miloux pour vous divertir . :mrgreen:
Sam 3 Nov 2018 10:54 #34
Oui diras tu, mais un cas particulier ne fait pas généralité :eusa_naughty faut pas faire de la paranoïa tous azimuts.
:eusa_think
Allons donc voir chez un autre fleuron de la filiére en version encore plus MEGA,
Vinadeis ''La Premiére Winery Francaise, á la source du vin''(sic) avec plus de 1500 viticulteurs producteurs de minerai.
:read RAPPORT FINANCIER 2017 de INVIVO / VINADEIS https://www.invivo-group.com/sites/default/files/atoms/files/14872_invivo_ra-2016_bd.pdf
:gene
page 58/59 en tout petit....
Baarsma Wine: InVivo-Wine ( Vinadeis) Rachète son metteur en marché au Benelux
Avec un chiffre d’affaires de 220 millions d’euros et plus d’une dizaine de filiales en Europe, le groupe néerlandais Baarsma Wine est l’un des leaders européens de la distribution de vin. Cette acquisition va permettre à InVivo Wine de construire une plateforme de distribution qui disposera de la taille critique requise pour mettre le cap sur l’international. Présent sur toute la chaîne de valeur du sourcing au consommateur, Baarsma est très connu aux Pays-Bas, où il réalise 63 % de son chiffre d’affaires, et en Belgique-Luxembourg. Il détient aussi de solides positions en Grande-Bretagne, où sa filiale Armit Wine est l’un des principaux distributeurs de vins premium et grands crus, en Suisse et Scandinavie, mais aussi en Afrique du Sud et en Asie (Chine et Japon). Sa présence sur les différents circuits de distribution – GMS (48 % de son chiffre d’affaires), magasins spécialisés, hôtels, bars et restaurants – avec des grandes marques déjà établies est un
atout supplémentaire pour le développement d’InVivo Wine.

https://www.lesechos.fr/23/05/2017/LesEchos/22451-088-ECH_invivo-s-offre-un-distributeur-etranger.htm
Avec , pour l'ingeniérie financière un superbe montage''LBO'', mis en musique par nos bons et fidéles amis coopératifs du CREDIT AGRICOLE , et oui oui c'est le meme systéme de rachat par effet de levier
http://ca-sodica.com/sodica-corporate-finance/pdf/ComdepresseINVIVO-130617.pdf
:interr
Étonnant de ressemblance n'est ce pas ? Le cocktail Moules Frites Rosé , ressemble á une recette bien rodée dans notre belle économie solidaire coopérative.
Sam 3 Nov 2018 16:11 #35
En AG de coopérative ca commence á sentir le roussi quand tu entends le mot ''HOLDING''
Alors je vais rebaptiser ce topic plus justement '' COOP/Patrimoine Agricole le HOLDingUP du siécle'' qui convient mieux que CASSE.
Sam 3 Nov 2018 17:01 #36
Mariages contre nature, infidélités et conséquences ... et pas que pour les 1500 +500 vitis de la ''Filiére Moules Frites au Rosé''
Que ta coop plus petite , encore gouvernée dans les règles ne mange pas de ce pain lá, c'est possible mais ca ne te met surement pas á l'abris du nivellement par le bas du ''prix marché mondialisé''

Quand on te parle du ''prix du marché'' et qui se réduit comme peau de chagrin ca n'a de marché que le nom, c'est surtout un marché de dupe car le prix de l'hectolitre vient en direct de la chambre d'enregistrement de la DRAAF qui se contente de faire des statistiques sur les transactions déclarées du vrac, c.a.d principalement entre les coops qui alimentent le vrac et les metteurs en marché qui revendent en bouteilles
:eusa_think
Les plus grosses transactions qui vont peser dans les statistiques vont évidemment commencer par lá :
N#1 VINADEIS qui vend á BAARSMA ( ou un intermédiaire écran ) le vrac de ses coops qui ressortira en bouteilles sous les marques en licences du même groupe .
Cette transaction est en fait un transfert matière entre filiales du même groupe, á un prix de transfert qui n'a rien a voir avec un prix négocié sur le vrai marché du vin ( celui bu par le consommateur) mais reflète essentiellement la cuisine comptable interne du Groupe Vinadeis pour financer son petit LBO maison ( le remboursement de l'emprunt par effet de levier) et accessoirement rémunérer des marques déposées offshore, en bref pour transférer les profits lá ou ca va bien, á qui on veut bien.
Le B.A.BA de la la finance sauvage version mondialisée.

La transaction suivante sera par exemple Des Joyeux Adhérents de Limoux qui transfèrent leur vrac dans leur résidence secondaire la filiale Belge Pirlouit avec le même principe, á prix d'ami pour alimenter le même montage, voire d'autres coops voisines qui procèdent de même.

Suivent les diverses coops locales qui vont tenter de vendre leur vrac dans la filière au négoce privé des Jeanjean, Gérard Bertrand, Skalli et de la Grande Distribution pour leur marques Dsitri et qui eux n'ont aucunes raisons de ne pas faire jouer sur leurs achats les références de stats déjá plombées par le système de la coop sauvage.
Et c'est comme ca qu'on te nivelle par le bas avec les prix DRAAF régulièrement publiées, qui deviennent de fait ''prix marché'' de référence pour les filiérologues .
Moralité ...totalement immorale, c'est cette Coopération lá qui joue exactement l'opposé de son róle supposé de contrebalancer le secteur privé sur le marché, dans le but d'éviter la concurrence sauvage.

On remarquera au passage, que le négoce privé des JJ, GB , Sk présentés comme des surdoués de la croissance éclair de l'export et de la profitabilité dans la filières vins, ne font que profiter á bon compte de l'effet d'aubaine en s'engouffrant dans le sillage du minerai quasi gratuit tracé par Vinadeis et le système '' moules frite au rosé''.

http://draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr/Marche-vrac-des-vins-de-la-region
Marché vrac des vins de la région Occitanie / Données actualisées Relevés hebdomadaires
Les chiffres communiqués reflètent les volumes et les prix moyens constatés sur les contrats d’achat de vin présentés au visa de FranceAgriMer et des organisations interprofessionnelles concernées. Ils portent sur les transactions « vrac » des vins produits en Occitanie pour les catégories de vins sans indication géographique (sans IG) et à indication géographique protégée (à IGP).

http://draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/p_ca_synth_vins_occitanie_s13_srfam_20181030_cle8588f8.pdf (format pdf - 85 ko - 30/10/2018)

Au final ce que ta coop t'annonce comme le ''prix du marché''pour payer tes acompte, est validé par LE syndicat des vignerons qui te le présente en réunion de secteur comme si c'était le résultat normal d'une négociation de filiére.
Et si tu trouves ca trop bas tu n'as qu'a baisser tes couts comme les espagnols de la Mancha, modèle proclamé de la viticulture du futur.
Ca ne choque personne que les petits arrangements entre amis de la filière se fassent sur ton dos en oubliant de se rappeler que c'est toi qui trime et paye á la source le ''Crédit LBO de la croissance externe'', toi le bienheureux actionnaire virtuel des joyaux de la filière sans pour autant en toucher un euro de dividende.
Sam 3 Nov 2018 18:09 #37
c'est pas la foire aux questions et commentaires ici, on s'endormirait presque comme dans une AG, alors vlá un petit intermède á méditer pour recadrer le débat
Mer 7 Nov 2018 10:26 #39
Au fait nos 1500 collègues vitis de Vinadeis qui sont en train de racheter Baarsma Wine pour faire 80% de leurs ventes á l'export, ca va leur couter combien ce petit joyaux ? InVivo n'a pas poussé le soucis de transparence jusqu'á révéler le montant de la transaction mais voyons voir dans les comptes de Baarsma Wine Holding.( 2012 avant le rachat)
http://corporate.baarsma.com/sites/default/files/website/downloads/BWGH11_12UK.pdf
( arrondis puisque le dernier rapport date de 2012)
ACTIF au BILAN : 160 Millions d'euros dont environ 50M euros de ''Marques Déposées''
Chiffre d'affaire : 300 Millions d'euros
Resutat Brut expl : 6,5% ca fait dans les 20 M euros / an
Au bas mot, ca doit bien faire mini mini dans les 250 Millions d'euros á sortir, avec le principe du LBO ( achat par effet de levier ) Baarsma-Vinadeis doit donc emprunter la somme en question pour payer les actionnaires vendeurs et s'auto refinancer sans compter au passage quelques petites commissions discrétes entre bons amis pour féter ca.

Reste 250 Meuros + les intérêts á ponctionner sur la marge brute gonflée par les transferts de vins en vrac au prix raz des pâquerettes et les royalties pour rémunérer les marques.
:eusa_doh ca fait dans les 200 000 euros par tête de viti quand même, faut leurs souhaiter qu'ils les revoient un jour.
Mer 7 Nov 2018 15:40 #40
Un peu de doc technique sur les méthodes et conséquences de l'hybridation des Coops en holdings par filialisation/fusions/acquisitions etc... c'est touffu mais il y a des choses importantes
http://www.aramis-law.com/fr/droit-des-societes/les-cooperatives-agricoles-a-l%5C%27heure-des-rapprochements
problématiques juridiques et fiscales posées par la filialisation

Le déplacement de certaines activités initialement développées par une coopérative agricole ou union vers une filiale constituée sous forme de société commerciale induit nécessairement des ajustements aux règles coopératives (pour certains, ils peuvent même apparaître comme des contournements):

- La filiale n'ayant aucune restriction quant aux opérations qu'elle peut mener avec des tiers, elle n'est en effet pas obligée de travailler avec les adhérents. Cela peut donc apparaître aux yeux de certains comme une entorse au principe d'exclusivisme. Toutefois, on constate qu'en pratique, les groupes coopératifs sont organisés de telle sorte qu'en fonction des contraintes géographiques, l'essentiel des matières premières produites par les associés coopérateurs est écoulé auprès des filiales de production de ces groupes.

- Il en va de même pour le principe de territorialité, les filiales commerciales pouvant être établies loin du périmètre d'action géographique de la coopérative ou union de tête ; à cet égard, les exemples d'investissements réalisés au cours des dernières années par des groupes coopératifs (tels que Limagrain, Champagne Céréales ou Tereos) dans des actifs situés en Amérique du Sud ou en Asie ne manquent pas.

- Le pouvoir au sein de la filiale ne suit pas la règle « un homme, une voix » mais est organisé en fonction de la répartition du capital. Ainsi, la gouvernance des filiales sera déterminée par la coopérative ou union de tête, le cas échéant avec des aménagements contractuels prévus dans un pacte d'actionnaires conclu avec les partenaires.

- Les règles de rémunération seront fonction du choix opéré par la coopérative ou l'union de tête : les associés coopérateurs pourront percevoir (i) un intérêt sur le capital, (ii) des compléments de prix et (iii) les dividendes reçus des filiales (le cas échéant via une holding intermédiaire). Si une coopérative ne peut pas verser de dividendes si elle n'en a pas reçu, elle demeure en revanche libre de convertir des dividendes perçus de ses filiales en d'autres formes de distribution (par exemple, compléments de prix, ristournes, intérêts aux parts).

- Les filiales sont soumises à l'impôt sur les sociétés, au même titre que les sociétés commerciales, au taux applicable dans l'Etat dans lequel elles sont établies.

- Les flux entre la holding coopérative et ses filiales seront fiscalisés dans les conditions suivantes :

o La redistribution à leurs associés des dividendes perçus par les coopératives au titre de leur participation est imposée dans les conditions de droit commun ;

o Les opérations non prévues expressément dans l'objet statutaire de la coopérative réalisées pour le compte des filiales sont soumises à l'impôt sur les sociétés, de même que les sommes versées par les associés coopérateurs en vue de financer les relations avec les filiales commerciales ;

o Les produits résultant du placement de la trésorerie sont exonérés, y compris lorsqu'ils correspondent à l'activité assujettie à l'impôt sur les sociétés. Les placements peuvent être effectués auprès des filiales et exonérés dès lors que le placement est à échéance d'au plus trois mois et que la liquidité du placement est garantie, permettant ainsi d'en obtenir le remboursement à tout moment.

- Les filiales contrôlées directement par la coopérative ou l'union de tête ou indirectement via une holding organisée sous forme de société commerciale devront être consolidées par intégration globale.

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