Recherches sur l'amélioration de la culture des plantes

Ouvert par Miloux11, 06 mars 2016

Jeu 7 Juin 2018 19:24 #61
Ce que l'industrie phyto-pharmaceutique évite soigneusement de vous dire pour continuer á vous vendre ses solutions de luttes phyto toxique tous azimuts contre des bio-agresseurs désignés opportunément.
http://www.phytobiomes.org/about/Pages/What-is-the-Phytobiome.aspx
Qu'est-ce que le Phytobiome?
- Les phytobiomes sont constitués de plantes, de leur environnement et de leurs communautés d'organismes associées.
- Les interactions au sein des phytobiomes ont des effets profonds sur la santé du sol, des plantes et de l'agroécosystème.
- La connaissance du réseau des phytobiomes peut être traduite en de nouveaux outils pour la gestion de l'agroécosystème.
- Une compréhension des phytobiomes au niveau des systèmes nous permettra de produire durablement et de manière rentable des cultures suffisantes pour répondre aux demandes mondiales tout en minimisant les impacts négatifs sur l'environnement
L'ensemble du système de facteurs qui affectent ou sont affectés par les plantes, y compris:
- communautés microbiennes (microbiomes) des plantes, des sols et des animaux
- insectes, nématodes et autres animaux
- les plantes
- les sols
- environnement
Tout ce système influence la santé et la productivité des plantes, des écosystèmes végétaux et de tous ceux qui consomment les plantes et les produits végétaux.

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Sam 9 Juin 2018 10:23 #62
CNRS Le Journal /Donner du sens à la science
Expérimentation culturale de parcours a forte réduction herbicide/engrais
https://lejournal.cnrs.fr/articles/quand-le-productivisme-nuit-a-lagriculture
Quels résultats ?
Plusieurs expérimentations ont été menées. L’une d’entre elles, conduite sur 56 parcelles au total, a permis d’évaluer les effets respectifs de la diminution des herbicides et de l’azote sur la culture du blé, sur une période d’une année – le temps d’un cycle complet, donc. Les résultats obtenus sont spectaculaires : réduire l’apport d’herbicides et d’engrais azotés de 30 à 50 % lorsqu’ils sont utilisés massivement n’a aucun effet sur les rendements, qui restent stables. En clair, on continue de produire autant en réduisant de moitié ou presque les doses de produits utilisés. La conséquence de cela, c’est que les revenus des agriculteurs augmentent significativement, car ils ont acheté moins de produits phytosanitaires mais aussi moins de gasoil pour les disperser : ces gains atteignent jusqu’à 200 euros l’hectare pour certains agriculteurs. Ces résultats ont depuis été confirmés par des études plus longues – sur une période de cinq ans – menées sur le blé mais aussi sur le colza, le maïs et le tournesol.

Contradiction avec les données et promesses des fabricants de produits phytosanitaires ?
Ce que nous observons dans nos études est en effet contradictoire avec les résultats obtenus par les fabricants de produits phytosanitaires ou certains instituts techniques. Une explication possible est que les conditions expérimentales sont très différentes. Ils testent leurs produits sur de petites surfaces hyper-contrôlées, dans des conditions optimales ; nous sommes en conditions réelles, à l’échelle d’un territoire, et faisons face à des facteurs extérieurs comme les aléas climatiques, l’hétérogénéité des sols, l’érosion de la biodiversité… Ce que nous sommes en mesure de dire aujourd’hui, grâce à nos études, c’est qu’il n’existe pas de lien détectable entre herbicides, adventices et production. La réalité, c’est que les rendements agricoles n’augmentent plus depuis vingt ans, et ce malgré l’amélioration continue des variétés cultivées. On touche aux limites du modèle.
Sam 16 Juin 2018 09:55 #63
Agriculture de conservation en vigne, Frédéric Thomas nous propose un décrytage d'un sol viticole.
INTERPRÉTATION D'UN PROFIL DE SOL SOUS COUVERT VÉGÉTAL EN VITICULTURE

Sam 23 Juin 2018 19:53 #64
Comment se passer du travail du sol dans les vignes, préserver les sols et la biodiversité ? Une formation a été organisée par la chambre d’agriculture d’Indre et Loire. Matthieu Archambeaud, agronomie spécialiste de la conservation des sols est venu évoquer les engrais pour restaurer et entretenir les terres cultivées. Un propos qu’il avait développé en avri 2016 avec un groupe de vignerons cévenols.

http://www.chinon.com/wp-content/uploads/VV16ArchambeaudM.pdf
Dim 24 Juin 2018 09:18 #65
Temoignage :http://www.humanite-biodiversite.fr/temoignage-oasis/agriculture-et-biodiversite
Chaque fois que l’homme intervient avec des intrants issus de produits de synthèse, il perturbe et détruit, sans le savoir ou en toute conscience, l’équilibre fragile mis en place par des millions d’années d’évolution.

L’implantation des cultures sous couvert végétal permanent nous a permis de supprimer l’emploi des herbicides;

la biodiversité nous permet de nous passer d’une grosse partie des produits phytosanitaires, c’est-à-dire arrêt total des insecticides, et des fongicides. En effet, ces produits détruisent la vie mycologique du sol : les champignons pathogènes mais aussi les champignons auxiliaires des cultures. Alors qu’ils sont tous des éléments incontournables de la vie du sol.
Ven 29 Juin 2018 21:28 #66
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2095633915300460
Abstrait
Les approches de la conservation des sols sont en constante évolution et amélioration. Cet article résume certaines des approches modernes, allant de l' agriculture sans labour à l'agriculture de conservation en passant par la gestion durable des terres. Ces approches ne sont pas distinctes, mais constituent des composantes d'un continuum d'approches de conservation applicables à différents niveaux et à différentes échelles. Aucun travail du sol n'est important au niveau détaillé de l'exploitation, tandis que l'AC et la GDT sont importants au niveau des systèmes agricoles et des entreprises. Les réussites obtenues en Argentine (au Brésil, au Paraguay, en Uruguay, au Mexique, au Canada, en Australie et ailleurs) illustrent la manière dont ces concepts sont liés les uns aux autres.

1 . introduction
Le sol est une composante centrale des écosystèmes terrestres , et un élément fondamental dans le maintien de la vie sur terre. La dégradation des sols représente une perte de services écosystémiques et une perte de capital naturel . La santé des écosystèmes terrestres, définie comme l' intégrité de l'écosystème , dépend des composantes de l'écosystème et de la synergie des processus entre elles. Un écosystème sain assure un flux constant de biens et services environnementaux et de production ( FEM, 2004), dans lequel le sol joue un rôle clé. La surexploitation humaine de ces écosystèmes entraîne une dégradation considérable (perte de capital naturel), et bien que cela puisse parfois être justifié pour produire des gains plus importants dans d'autres services (développement), il se produit souvent plus de dégradation des services écosystémiques que dans les autres. meilleur intérêt de la société (PNUE, 2005). Des estimations récentes indiquent que cette dégradation se poursuivra en raison d'une augmentation probable de trois à six fois du PIB mondial d'ici 2050, même si les populations mondiales devraient se stabiliser (PNUE, 2005).

Les terres agricoles occupent 36,5% de la masse terrestre ( FAOSTAT, 2008 ). Cette vaste zone, autrefois considérée uniquement pour la production alimentaire, est maintenant considérée comme de plus en plus importante pour fournir des biens et services environnementaux locaux et mondiaux. La qualité et le volume de ces services dépendent non seulement de la quantité de terres occupées (plus les terres sont importantes, plus les impacts sont importants), mais aussi des stratégies et des pratiques de gestion des terres utilisées dans la production.

Les pratiques agricoles traditionnelles sont basées sur le labour et le labourage des terres en préparation du lit de semence. Il a été démontré que ces pratiques sont très destructrices pour le sol, ce qui fait qu'environ 24% des terres agricoles mondiales sont dégradées ( Bai et al., 2008 ). La dégradation des sols réduit la capacité de production à court et à long terme du sol, ce qui est une préoccupation majeure compte tenu des besoins de production alimentaire de la population mondiale croissante et d'un PIB mondial qui devrait tripler d'ici 2050.

L'approche traditionnelle du travail du sol est progressivement remplacée par de nouveaux paradigmes axés sur la conservation et l'amélioration du sol, tout en améliorant la productivité, les profits et les avantages environnementaux. La plupart de ces approches sont basées sur des procédures de non-labour , ainsi que sur les concepts plus larges d' agriculture de conservation et de gestion durable des terres. Ces concepts ne sont pas distincts, mais font partie d'un continuum de pratiques de gestion des terres allant de la gestion détaillée des solsdes pratiques telles que le non-labour, aux concepts, principes et objectifs élargis de l'agriculture de conservation et de la gestion durable des terres. Ce spectre d'options de gestion des terres permet et favorise la réalisation d'un type d'agriculture plus durable que ce que nous avons aujourd'hui.

Bien que ces nouveaux concepts soient passionnants et prometteurs pour une agriculture plus durable , ils dépendent aussi davantage du savoir que ceux du passé. Alors que les approches passées étaient souvent basées sur la technologie, à savoir de meilleurs cultivars , une meilleure fertilisation, etc., les nouveaux concepts nécessitent une meilleure compréhension des processus et des approches promus. Cet article est une tentative de fournir un peu de contexte et de clarté sur ces questions, et c'est une tentative de démontrer la complémentaritéparmi les concepts. Chaque nouvelle approche est décrite brièvement, puis toutes sont reliées à un réseau hiérarchique axé sur la promotion d'une agriculture mondiale plus respectueuse de l'environnement et économiquement viable. Il faut noter, cependant, que tout commence par la promotion d'un sol sain pour l'environnement.
Ven 13 Juil 2018 12:21 #67
https://www.semences-biologiques.org/#/
Un nouveau site internet pour l’utilisation des semences biologiques
Depuis le 11 juin, une nouvelle version du site internet « Semences biologiques » est en ligne et accessible en cliquant ici. Elle propose de nombreuses innovations et ouvre de plus amples perspectives au développement des semences biologiques.
Mar 28 Aoû 2018 20:01 #68
http://arcour86.fr/lagriculture-bio-plus-resistante-que-lagriculture-conventionnelle/%5B/url%5D
Les résultats d’une étude publié par l’INRA montrent une résilience globalement supérieure des cultures Bio.
Les chercheurs ont observé :
- Contre les plantes adventices (les herbes indésirables) l’agriculture biologique sera moins performante que l’utilisation de pesticide.
- Contre les animaux ravageurs (insectes, vers, acariens…) l’agriculture bio est aussi efficace que l’agriculture conventionnelle.
- Contre les agents pathogènes (champignons, bactéries) le bio est pus efficace.
Ven 7 Sep 2018 19:55 #69
Christian Dupraz / INRA Montpellier
Etudes à long terme des sites expérimentaux en Agroforesterie.

A long terme, la rentabilité de l’agroforesterie est élevée : elle est supérieure à celle de l’agriculture avec des essences telles que le noyer, et du même ordre que celle de l’agriculture avec la plupart des autres essences d’arbres (pour un coefficient d’actualisation standard de 4%). Mais attention : tous ces calculs ignorent les impacts environnementaux des arbres… et les aides dont l’exploitant pourra éventuellement bénéficier pour son projet

(PDF) Entre agronomie et écologie: vers la gestion d’écosystèmes cultivés. Available from: https://www.researchgate.net/publication/230675905_Entre_agronomie_et_ecologie_vers_la_gestion_d'ecosystemes_cultives[accessed Sep 07 2018].
Mar 11 Sep 2018 00:15 #70
Des levures contre les champignons de la vigne
Les chercheurs européens se penchent sur les levures présentes sur les baies de raisin, qui pourraient bien s'avérer efficaces contres certains champignons pathogènes de la vigne.
https://www.reussir.fr/vigne/actualites/des-levures-contre-les-champignons-de-la-vigne:V1GZ3DL8.html

Et si les levures de la vigne permettaient de lutter contre certains de ses champignons pathogènes ? C'est ce que divers chercheurs européens ont cherché à savoir. Pour ce faire, ils ont isolé 231 souches de levures présentes sur des grappes de raisin, tant de Vitis vinifera conduits en bio, biodynamie ou conventionnel, que de Vitis sylvestris. Ils ont notamment identifié des Saccharomyces cerevisiae, des Meyerozyma guilliermondii, Hanseniaspora uvarum, Hanseniaspora clermontiae, et Pichia kluyveri. Ils ont ensuite étudié leur efficacité contre Botrytis cinerea, Aspergillus carbonarius (champignon responsable de l'ochratoxine A) et Penicillium expansum (champignon à l'origine des goûts moisis terreux). Avec, à la clé, des résultats probants.

Les chercheurs ont mené plusieurs expérimentations. Tout d'abord, un test préliminaire in vitro a permis de sélectionner 60 souches sur les 231, ayant un effet inhibiteur sur les trois champignons. Les scientifiques ont poursuivi la sélection via un second essai in vitro. À l'issue, seules 20 levures, appartenant à huit espèces, se sont avérées satisfaisantes, dont 18 provenant de vignes sauvages. Les chercheurs se sont ensuite intéressés au mode d'action de ces levures, et à la dose efficace. Dix souches ont réussi à inhiber B. cinerea et P. expansum. à 103 cellules par ml, et seulement deux (H. uvarum et S. cerevisiae) ont eu un effet sur A. carbonarius à la même concentration.
Quand ces produits de biocontrôle pourraient-ils être disponibles ?

Les trois souches les plus prometteuses de par leur mode d'action - deux H. uvarum et une P. kluyveri agissant non pas par production d'enzymes, mais par compétition pour les nutriments comme le fer ou par formation d'un biofilm - ont été testées in vivo, et comparées à un fongicide du marché. La P. kluyveri SEHMA6B a donné de très bons résultats, qui se sont même avérés meilleurs que ceux du produit phytosanitaire. Néanmoins, des essais complémentaires aux champs sont encore nécessaires avant une hypothétique commercialisation
.
Ven 14 Sep 2018 16:49 #71
repris dans la conversation du Bistrot http://forum.terre-net.fr/topic-270418
titian a écrit:

Si il a très bien compris, c'est surtout complètement idiot de prôner un excès à la place d'un autre, le zéro chimie pour une frange ultra minoritaire dans la population, c'est très facile et purement idéologique, au final pas plus écologique.



"tout est question de quantité et d'intensité"


Très belle intervention de la JOURNÉE NATIONALE SOL VIVANT - M-A. SELOSSE - Le Sol, la Vie du Sol et l'Homme
Sam 15 Sep 2018 12:24 #72
''Sol nu sol foutu'' Konrad Schreiber:
Sam 15 Sep 2018 12:30 #73
Savoir écouter le message des plantes , le spécialiste des plantes ''Bio-Indicatrices''
Sam 15 Sep 2018 12:36 #74
Comment évaluer ses progressions techniques, mesurer la différence quand on améliore ses pratiques et sa durabilité
Sam 15 Sep 2018 12:54 #75
Concrètement, par où commencer ? Durabilité, productivité et viabilité économique
Sam 15 Sep 2018 13:04 #76
Pour continuer, aller plus loin ensembles , fédérer, regrouper, animer
Ven 28 Sep 2018 19:02 #78
J'ai découvert qu'il y avait une solution pour produire plus en faisant le travail tranquillement sans beaucoup d'eau en respectant l'environnement.
Eric ESCOFFIER nous parle de la permaculture dans la première vidéo et dans la seconde vidéo c'est un producteur qui travaille avec le consommateur. La solidarité entre les deux est primordiale. Le système est formidable où la sécurité de l'agriculteur est préservé et le consommateur est solidaire. L'agriculteur n'est plus seul devant les productions perdues à cause des grèles etc... Moins de stress...
Les promesses de la permaculture / Eric Escoffier : https://youtu.be/5Du2aT-YHkk
https://www.youtube.com/watch?v=wGv39RMrskw

Tout le monde y gagne, le consommateur et l'agriculteur. Le seul qui perd c'est l'élite qui n'a plus la main pour nous écraser et s'enrichir sur notre dos.. :byec
Mar 9 Oct 2018 09:35 #79
Pré-Vert a écrit:
Les promesses de la permaculture / Eric Escoffier :
Mar 9 Oct 2018 09:53 #80
Des éleveurs expérimentent la sortie du glyphosate
GROUPE ZÉRO CLIVAGES EN DORDOGNE. Pour supprimer le désherbage, des éleveurs laitiers testent des associations de maïs-légumineuses et des couverts permanents conduits en agriculture de conservation.
https://www.reussir.fr/lait/actualites/des-eleveurs-experimentent-la-sortie-du-glyphosate:U8POUQ5Y.html
Konrad Schreiber, agronome spécialiste de l’agriculture de conservation :

« - Un : le travail du sol est responsable de la dégradation environnementale.

- Deux : le sol nu est une hérésie, il faut mettre du végétal partout. »

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