maec

Ouvert par ceres, 27 janvier 2016

Ven 28 Juil 2017 13:21 #21
Hazta,
tu noteras que c'est sur l'enveloppe générale ,
lma logique est simple "qui commande paie"
un budget a été alloué PAC avec une définition
à l'intérieur certaines "actions" ont déjà consommé plus que la part qui leur était dévolues , deux attitudes
-guichet fermé jusqu'au prochain round
-choix politique de continuer ces développements au-delà du prévu pendant le reste de la période , delà deux attitudes :
- le politique est responsable de son choix et le finance.....
- le politique se comporte comme un goujat et plonge la main dans l'enveloppe initiale et la redéploie , même budget périmètre de dépenses plus grand....c'est le hold-up
après il y a continuité de l' Etat
concernant MAEC , c'est un cas particulier où ONG et "bien-pensançance intellectuelle" ajoutent des contraintes sans jamais les financer, se retournant vers le politique , "nous exigeons" c'est de votre responsabilité de financer "nos exigences incontournables"....
.....
exemple complémentaire le "BIO" volonté sociétale n'est pas à son vrai prix agricole ....et durable
Ven 28 Juil 2017 14:43 #22
excellent xavier quoi dire de plus ?
Je suis franchement horrifiée par ce que je lis sur la consultation qui se résume en 3 mots

-exigence du bio
-exigence de circuits courts
-exigence de diminution de protéine animale tant à la production qu'à la consommation

Les moyens ?

-éduquer l'agriculteurs !

ainsi donc, cette consultation nous résume à de sales gosses qui n'ont fait que des bêtises et cette société entend bien nous corriger et nous remettre dans le droit chemin .
Le grand hic c'est que ces idées ne viennent que d'une minorité qui consomme du bio en circuit court ou adepte du régime végan avec un porte monnaie au dessus de la moyenne . La grande majorité des consommateurs , est absente , ceux qui consomment normalement .Quand au financement de tout ça , même eux parlent de prendre "aux mauvais " pour redistribuer "aux bons "
Pourquoi nos politiques auraient une autre vision, puisque même les "bons citoyens " leur formule la recette à l'oreille ?
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire" Albert Einstein
mes vaches sont là pour me nourrir, pas pour engraisser l'état
Ven 28 Juil 2017 14:52 #23
xavier courboin a écrit:
- le politique est responsable de son choix et le finance.....


Vas-y, précises ta pensée. Comment le politique "responsable" finance son choix (ou plutôt, son erreur de jugement)?
On en revient à ce que j'ai dit plus haut:
- il prend sur un autre budget (remarque, on peut retirer encore 10€ sur les APL, c'est une solution)
- il creuse la dette (on n'est plus à ça près, et ça fera plaisir aux banques),
- il prélève plus d'impôt.
C'est quoi, ta préférence? J'ai pas bien saisi...

Personnellement, dans la mesure où c'est une attente de la société, que le greenwashing est clairement affiché par le gouvernement, et qu'une part plus importante que prévue d'agriculteurs se tournent vers le bio/ les MAEC, ça n'est pas choquant de réorienter les primes dans ce sens.

xavier courboin a écrit:
exemple complémentaire le "BIO" volonté sociétale n'est pas à son vrai prix agricole ....et durable

Hahaha... Tu as de l'humour! Et les autres productions conventionnelles, elles sont à un "vrai prix agricole .... et durable"? Rappelles-moi, c'est quoi le prix du lait sur les 12 derniers mois?
Ven 28 Juil 2017 14:59 #24
je me permets de répondre à ta question pourquoi plus d'agriculteurs en bio ?

Par l'appas des primes suite à une crise sans précédent .Seulement une reconversion avec des années météo catastrophiques et des primes salvatrices qui n'arrivent pas , combien vont ne faire que creuser le gouffre ?
Si ça avait été la volonté de conduire à l'échafaud un certain nombre d'agri et de démolir la filière bio , ils ne s'en seraient pas pris autrement
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire" Albert Einstein
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Ven 28 Juil 2017 15:01 #25
bin du coup je ne comprends pas pourquoi la sécu est en déficit et que l on a augmenté il y a deux mois les consultations chez les généralistes de 2€ en passant de 23 à 25 €
pourtant ça gagne correctement sa vie un toubib :interr
Ven 28 Juil 2017 18:55 #26
rebelle a écrit:
bin du coup je ne comprends pas pourquoi la sécu est en déficit et que l on a augmenté il y a deux mois les consultations chez les généralistes de 2€ en passant de 23 à 25 €
pourtant ça gagne correctement sa vie un toubib :interr


Tu as la mémoire sélective, parce qu'on pourrait aussi parler du forfait de 1€ par consultation exclu des remboursements. Et là, ça participe exactement du même principe: on applique une réduction sur une assiette large pour contenir un budget, et permettre de maintenir un remboursement efficace pour d'autres soins (sans mettre en péril nos labos pharmaceutiques).

Ceci étant dit, concernant l'augmentation du prix des consultations, faut pas être naïf, le remboursement est augmenté parce qu'il est fixé forfaitairement à 70% de la consultation, mais je te parie un billet de 20€ (ou 25€ si tu veux, tu pourras te payer une consultation! :p ) que d'ici la fin du quinquennat Macron, il y aura eu des coups de rabot plus ou moins subtils dans les remboursements de santé.

(Et je passerai sous silence le financement de la sécu, sur lequel il y aurait tant à dire...)

Après, vous pouvez aussi essayer de créer un ordre des agriculteurs, pour négocier un tarif conventionné auprès de l'état pour chaque production, comme les médecins. Mais bon, vu la majorité au pouvoir, une garantie sur les prix, c'est pas pour tout de suite.
Sam 29 Juil 2017 08:42 #28
Hazta a écrit:
xavier courboin a écrit:
- le politique est responsable de son choix et le finance.....


Vas-y, précises ta pensée. Comment le politique "responsable" finance son choix (ou plutôt, son erreur de jugement)?
On en revient à ce que j'ai dit plus haut:
- il prend sur un autre budget (remarque, on peut retirer encore 10€ sur les APL, c'est une solution)
- il creuse la dette (on n'est plus à ça près, et ça fera plaisir aux banques),
- il prélève plus d'impôt.
C'est quoi, ta préférence? J'ai pas bien saisi...

Personnellement, dans la mesure où c'est une attente de la société, que le greenwashing est clairement affiché par le gouvernement, et qu'une part plus importante que prévue d'agriculteurs se tournent vers le bio/ les MAEC, ça n'est pas choquant de réorienter les primes dans ce sens.
sauf que quand on n'apporte pas les moyens de sa politique , autres que de tortiller le paysan un peu plus , on devrait avoir la pudeur de passer son chemin
xavier courboin a écrit:
exemple complémentaire le "BIO" volonté sociétale n'est pas à son vrai prix agricole ....et durable

Hahaha... Tu as de l'humour! Et les autres productions conventionnelles, elles sont à un "vrai prix agricole .... et durable"? Rappelles-moi, c'est quoi le prix du lait sur les 12 derniers mois?

sauf que si le prix au producteur incluant les exigences liées aux définitions bio était suffisant il n'y aurait pas besoin d'aides complémentaires spécifiques...qui dans ce cas deviennent une aide à une consommation de confort ....
Dim 30 Juil 2017 08:43 #29
Donc si je résume le débat, en tant qu'agriculteur, tu estimes que:
- il faut financer les exploitations agricoles, peu importe d'où vient l'argent (après moi le déluge),
- l'argent que tu reçois est justifié, pas celui du voisin (y aura toujours du pain pas pour les autres...).

Si c'est représentatif de la mentalité agricole, vous n'êtes pas sortis de la mouise.
Dim 30 Juil 2017 09:23 #30
quand tu amènes une contrainte ou tu estimes que ça amène un plus sur le produit et tu revoies le prix en conséquences, ou tu la "décharges" par un moyen simultané ou tu oublies

idéalement la couverture des charges et le revenu proviennent de la vente au travers du prix
Dim 30 Juil 2017 10:48 #31
Hazta, je crois que tu as trop travaillé sur la PAC et encore plus son application sur le terrain, du coup tu t'y es trop intéressé, par conséquence tu as trop compris comment cela (dys)-fonctionnait et tu as fini pas être "intégrer". Quand tu mets un neurone là dedans, "Resistance is futile" :)!

Alors reprenons par le haut.

Quelles que soient les aides, quels que soient les prix, ce sont bien les consommateurs ou les contribuables (et quoi qu'on en dise, ce sont bien les mêmes, juste à divers degrés, et encore...) qui assument les conséquences financières.

Des prix bas au consommateur? Le contribuable finance la PAC.

Des prix encore plus bas et une diminution de la PAC? Le contribuable finance les plans d'aides "exceptionnels", puis les "aides à l'emploi", puis le sauvetage de la MSA, puis la casse sociale dans le monde agricole, même dans ses aspects les plus dramatiques.

Alors les histoires de 1er ou 2ème pilier, on s'en tape royalement! La société paye de toute façon.

L'idéal serait que les choses soient vendues à leur vrai prix. Si il est décidé que ce ne peut être le cas, le financement de cette décision devrait avoir la décence d'être prévisible, clair et ponctuel.
Vini, Vidi, Pactoli
Dim 30 Juil 2017 12:08 #32
de toutes façons le bio n'avait rien à faire dans le système mae , c'est le truc fourre tout qui permet de se débarrasser de quelque chose qu'on ne veut pas et ça, je pense, que notre chère syndicat nationale l'avait très bien compris
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire" Albert Einstein
mes vaches sont là pour me nourrir, pas pour engraisser l'état
Dim 30 Juil 2017 18:45 #33
xavier courboin a écrit:
quand tu amènes une contrainte ou tu estimes que ça amène un plus sur le produit et tu revoies le prix en conséquences, ou tu la "décharges" par un moyen simultané ou tu oublies

idéalement la couverture des charges et le revenu proviennent de la vente au travers du prix


Oui, il y a le mauvais paysan, qui reçoit des aides de la PAC parce qu'il vend sa production en dessous du prix de reviens.
Et il y a le bon paysan qui reçoit des aides de la PAC parce qu'il vend sa production en dessous du prix de reviens.
Mais c'est pas pareil, c'est un bon paysan, quoi...



gwendal raoul a écrit:
Quelles que soient les aides, quels que soient les prix, ce sont bien les consommateurs ou les contribuables (et quoi qu'on en dise, ce sont bien les mêmes, juste à divers degrés, et encore...) qui assument les conséquences financières.
[...]
L'idéal serait que les choses soient vendues à leur vrai prix. Si il est décidé que ce ne peut être le cas, le financement de cette décision devrait avoir la décence d'être prévisible, clair et ponctuel.


Non, je ne suis pas d'accord. Quand tu supprimes l'ISF et que tu réduis les APL, c'est sûr, c'est neutre pour le budget de l'état. Pour autant, il y a des gagnants et des perdants. Et le gouvernement oriente la société par ce moyen.
Là, c'est pareil, tu ne peux pas dire que les 4% prélevés sur le 1er pilier, le contribuable devra les payer pour les reconversions pro, ou le RSA. Non, ça ne marche pas comme ça. L'état peut (et même doit) orienter l'impôt, et les restitutions.
J'ai toujours défendu le principe de l'impôt. Pour autant, ça ne veut pas dire faire un chèque en blanc.

Concernant les "choses vendues à leur vrai prix", il n'existe pas de vrai prix, il faut arrêter avec ça. Si tu parles d'un prix qui permet de payer les charges (quel niveau de charges?) et le revenu (quel niveau de revenu?), ce prix ne sera pas compétitif face aux importations.

Je te rejoins sur le manque de clarté et de visibilité (pas sur le caractère ponctuel).

mono44 a écrit:
de toutes façons le bio n'avait rien à faire dans le système mae , c'est le truc fourre tout qui permet de se débarrasser de quelque chose qu'on ne veut pas et ça, je pense, que notre chère syndicat nationale l'avait très bien compris


Non, les MAE, c'est pas le truc fourre-tout, ce sont des mesures localisées. Mais oui, le bio n'a rien à y faire. Le passage lent des aides bio du premier pilier vers le deuxième, c'est sur que c'est pas un hasard.
Dim 30 Juil 2017 22:53 #34
Hazta,pour le vrai prix des choses, et du lait en particulier, y'a des solutions!

Tiens, plutôt que de faire joujou avec la PAC, les nerfs des agriculteurs et le beau cerveau des conseillers quis'y penchent, supprimons toutes les aides....

Alors là on va rigoler au rayon laitage, on va rajouter des 0, et dans l'Europe entière. On va peut être même devoir le fermer, malgré la "garantie" d'approviosionnement par importation...

Tout a un prix, tout se paie, et ça donne le bon prix des choses. L'état peut triturer, mais alors qu'il le fasse avec franchise et compétence.

L'annonce de Travert, tu ne peux le nier, est à l'évidence faite dans l'improvisation/panique la plus totale. Pas de sa faute, juste celle de ce système débile de A à Z des subventions agricoles, débile car absurde de jargon, de palimpsestes normatifs et règlementaires, de contradictions autogénérées. Le monstre se barrant du labo du docteur Frankenstein .

Mais soit certain que le créer, le nourrir, le tuer, tout a un vrai prix bien définissable.
Vini, Vidi, Pactoli
Lun 31 Juil 2017 09:16 #35
Tu nages en plein délire... Si demain, tu supprimes toutes les aides, tu vas simplement délocaliser les productions les moins rentables, et ne conserver que quelques productions spécifiques.

Ouvre les yeux sur le passé (toutes les industries), et sur les filières qui subissent de plein fouet la concurrence internationale: tu trouves beaucoup d'huile d'olive française ? Les abricots et les melons, ça va bien ?
Cites-moi juste une production nationale qui se porte bien sans subvention et mesures de protection ?

Le vrai prix d'une chose, c'est celui que son acheteur est prêt à payer, et c'est tout. Si ça ne convient pas au vendeur, il ne lui reste plus qu'à établir un rapport de force, ou à trouver un autre client, ou à changer de positionnement.

Pour le reste, quand on place à la tête du pays un candidat sorti de nulle part, qui promet tout et son contraire et ne dévoile pas son programme, faut pas s'étonner si ça ressemble à un numéro d'improvisation...
Lun 31 Juil 2017 11:00 #36
Ce que je dis, et tu es d'accord (bien qu'un peu englué dans tes stéréotypes/caricatures "paysans" et les conclusions que l'on doit forcément en tirer, d'où ton diagnostic de délire me concernant sans doute), c'est bien que sans aides la production agricole, donc très souvent de nourriture, en France serait réduite à quasiment rien... et on peut tirer la même conclusion concernant la plupart des autres pays européens...

Donc sans aides, l'Europe trouverait les importations nécessaires pour subvenir aux mêmes besoins? Et à un coût toujours aussi modéré (et là je reviens et insiste sur le VRAI PRIX des choses, que tu balances par dessus l'épaule aussi distraitement)?

Car quand tu parles de délocalisation, tu oublies simplement que la terre arable, fertile, immédiatement disponible exploitée en Europe n'est pas délocalisable elle. En agriculture "délocalisation" n'a pas la même pertinence du tout, a fortiori parce que se nourrir est l'un des 2 ou 3 besoins ESSENTIELS. La compensation ailleurs, en faisant une croix sur nos surfaces cultivables, ne sera en aucun cas suffisante.

Le vrai prix des choses, ça se paie forcément, et heureusement, pour avoir une population convenablement et régulièrement nourrie, donc en bonne santé, donc productive, donc riche, donc heureuse et "consommante" :).

Sans aides, à l'heure actuelle, :dollar puis :hot dans les rayons alimentaires en Europe.

Alors ne faisons pas comme si c'était des aumônes aux agriculteurs, pour être sympa, quand et comme on veut, au gré des "politiques" mesquinement fiscales ou "de pacte de stabilité" (car la stabilité sans bouffe, hein?).

Donc concernant ces aides, encore une fois, la moindre des choses, c'est clarté, prévisiblité, ponctualité.

Car que tu le veuilles ou non, surtout en ce moment, les aides c'est une partie non négligeable de notre revenu, et par exemple un revenu comme un salaire ne se paie pas avec 1 an de retard, ni ne se rabote, ni ne dépend d'un charabia de disposition de transfert de piliers chancelants.

Ah ouais, on peut faire autre chose si on n'est pas content... ben tu crèves de faim, des hordes pilleront ton potager que tu as choyé par prévoyance et précaution et dévaliseront les stocks de provisions des mecs qui avaient tout compris et tout prévu, au cas ou.

MAEC ou pas MAEC, la paix a un prix, et c'est aux agriculteurs qu'on DOIT le payer! :tirelang Na!
Vini, Vidi, Pactoli
Mar 1 Aoû 2017 09:22 #37
gwendal raoul a écrit:
et on peut tirer la même conclusion concernant la plupart des autres pays européens...

Non, on ne peut justement pas tirer cette conclusion: la différence entre les climats, les niveaux de vie et les contraintes dans chaque pays de l'U.E. fait que le prix de reviens des différentes production varie énormément. Et c'est encore pire dans le monde.

gwendal raoul a écrit:
Donc sans aides, l'Europe trouverait les importations nécessaires pour subvenir aux mêmes besoins? Et à un coût toujours aussi modéré (et là je reviens et insiste sur le VRAI PRIX des choses, que tu balances par dessus l'épaule aussi distraitement)?

Oui. Dans le monde, plus de la moitié de la population vit avec moins de 2€ par jour. En France, le seuil de pauvreté est à 20€ par jour. Du coup, en terme d'approvisionnement, il y a peu de risques. C'est peut-être cruel, mais les émeutes de la faim, c'est pas en France que tu es prêt de les voir.

gwendal raoul a écrit:
Car quand tu parles de délocalisation, tu oublies simplement que la terre arable, fertile, immédiatement disponible exploitée en Europe n'est pas délocalisable elle. En agriculture "délocalisation" n'a pas la même pertinence du tout, a fortiori parce que se nourrir est l'un des 2 ou 3 besoins ESSENTIELS. La compensation ailleurs, en faisant une croix sur nos surfaces cultivables, ne sera en aucun cas suffisante.

Et s'habiller, tu ne le considères pas comme un besoin? Il reste du textile en France? Les prix des vêtements ont flambés, peut-être? Non, c'est tout l'inverse qui s'est produit: depuis que l'industrie textile est délocalisée, tu peux trouver des vêtements à bas prix.
Et renseignes-toi sur les surfaces agricoles: la France n'est pas le monde. Actuellement, il y 1,5 milliards d'hectares de terres cultivées (au sens large). La FAO (qu'on ne peut pas qualifier de pro-déforestation) estime qu'il en reste encore 2,8 milliards qui pourraient être utilisés.
Idem pour les rendements. Si en France, pour les cultures présentes, le réalisé est proche du potentiel, ce n'est absolument pas généralisable au monde entier (et je ne parle même pas des cultures traditionnelles des pays "pauvres", pour lesquelles presque aucune recherche variétale n'a été réalisée).
Bref, de la terre arable, du potentiel de production, il y en a, et ce n'est absolument pas un problème.

Là, tu touches un gros problème des agriculteurs français. Comme la terre est présente, vous y êtes attachés comme une moule à son rocher. Et vous êtes prêt à tout endurer pour cette terre. Si le prix du lait est ce qu'il est aujourd'hui, c'est bien que les industriels ont compris ça: les agriculteurs sont prêt à se sacrifier plutôt qu'à abandonner leurs terres. C'est peut-être un sentiment noble, mais ça vous conduit à votre perte.

gwendal raoul a écrit:
Le vrai prix des choses, ça se paie forcément, et heureusement, pour avoir une population convenablement et régulièrement nourrie, donc en bonne santé, donc productive, donc riche, donc heureuse et "consommante" :).

Tu veux dire comme pour un Iphone18XL?

gwendal raoul a écrit:
Alors ne faisons pas comme si c'était des aumônes aux agriculteurs, pour être sympa, quand et comme on veut, au gré des "politiques" mesquinement fiscales ou "de pacte de stabilité" (car la stabilité sans bouffe, hein?).

Ce ne sont pas des aumônes, mais des soutiens qui permettent d'orienter la production agricole. Et c'est exactement ce que fait le ministre.

gwendal raoul a écrit:
Car que tu le veuilles ou non, surtout en ce moment, les aides c'est une partie non négligeable de notre revenu, et par exemple un revenu comme un salaire ne se paie pas avec 1 an de retard, ni ne se rabote, ni ne dépend d'un charabia de disposition de transfert de piliers chancelants.

Il n'y a pas d'histoire de charabia là-dedans. Juste un transfert de fond qu'une population vers une autre. Le retard, c'est autre chose, et c'est effectivement inadmissible.

gwendal raoul a écrit:
Ah ouais, on peut faire autre chose si on n'est pas content... ben tu crèves de faim, des hordes pilleront ton potager que tu as choyé par prévoyance et précaution et dévaliseront les stocks de provisions des mecs qui avaient tout compris et tout prévu, au cas ou.

Ben non. Dans les faits, ce sont les exploitants qui se suicident. Les consommateurs trouvent pleinement leur bonheur. Et de même qu'acheter de l'agneau NZ ne leur pose pas de soucis, ils n'auront aucun cas de conscience à acheter du carré frais à base de lait NZ.

gwendal raoul a écrit:
MAEC ou pas MAEC, la paix a un prix, et c'est aux agriculteurs qu'on DOIT le payer! :tirelang Na!

Le temps des jacqueries, c'est terminé...
Mar 1 Aoû 2017 11:01 #38
attachés à leur terre ? Ca dépend du chèque qui est déposé sur la table malheureusement .Toutes ces sociétés bidons , d'investisseurs à qui la safer fait les yeux doux , c'est un scandale


sinon la france n'a pas de sous pour ses agriculteurs , pas de sous pour les apl mais elle a des milliards pour des JO .Ca c'est un élément de jacquerie
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire" Albert Einstein
mes vaches sont là pour me nourrir, pas pour engraisser l'état
Mar 1 Aoû 2017 12:10 #39
Ce qui est un scandale, c'est le comportement de la SAFER, pas le fait qu'il y ait des "investisseurs".

Et oui, le gouvernement trouve des fonds pour ce qu'il veut. Ouvrir des classes à la défense pour attirer les financiers de Londres, c'est possible. Maintenir des écoles rurales, ça ne l'est pas.

Selon que vous serez puissants ou misérables...

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