Depuis plus d’une vingtaine d’années, l’extrême droite1 se développe partout en Europe. A côté d’une extrême droite groupusculaire ouvertement fasciste ou néonazie2 est apparue sur le plan électoral une extrême droite structurée et en plein essor. Elle semble bénéficier aujourd’hui d’un solide ancrage politique en Europe, même s’il varie selon les pays. Est-il possible dans ce contexte de parler d’une « banalisation » de l’extrême droite en Europe ?

 


1 Par convention, l’expression « extrême droite » sera utilisée dans cette présentation. Nous laissons aux intervenants le soin de considérer s’il convient plutôt d’évoquer « l’extrême-droite » ou « les extrêmes droites », ou bien de parler de « droite populiste » (par ex. : Hans-Georg Betz, La droite populiste en Europe. Extrême et démocrate ?, Paris, Autrement, coll. « CEVIPOF/Autrement », 2004, 252 p. ; Olivier Ihl (dir.), La tentation populiste au cœur de l’Europe, Paris, La Découverte, coll. « Recherches », 2003, 313 p.), voire de « droites extrêmes » (par ex. : http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/).

 


2 Combat 18 en Angleterre, Forza Nuova en Italie, Nationaldemokratische Partei Deutschlands (NPD) en Allemagne, Jeunesses nationalistes en France, groupes phalangistes en Espagne, etc.

 


ca se passe a l'université du Havre 76...