[Eleveurs]Langue régionale

Ouvert par Juju le gascon, 15 janvier 2012

Dim 15 Jan 2012 21:32 #1

Bonsoir


comme vous le savez, je suis très attaché à ma langue régionale, qui est le gascon,q ui est malheureusement menacée de disparition. J'ai de la chance de pouvoir l'entendre tout les jours dans la bouche de mes grands parents, qui font partie des derniers locuteurs naturels de la commune.


je suis triste car ils vont partir en s'amenant un trésor avec eux, et en gardant la cléde ce trésor.je pense me débrouiller pas trop mal, bien qu'ayant appris tout seul et en essayant d'écouter discretement mes grans parents.


Car là , est le problème, le sentiment de honte que l'on a inculcé à cette génération de loucteurs: parler "patois" était déshonorant, pas correct, mal poli.Dans les écoles, on a obligé les enfants à ne pas parler leur langue maternelle dans la cour.


J'ai une image en tête que je vais vous mettre, qui montre à quel point l'edcation nationale et l'eta a voulu éraadiquer les langues autochtones:



Comparer un crachat et une langue...quelle honte!


Aujourd'hui nos langues sont  en disparation et sans l'effort de plusieurs associations, elle seraient définitivement abandonnées. sur le plan politique,  les populistes attaquent encore  les langues , pas étonnant pour le jacobin de mélanchon mais, pour la fille à papa, ça l'est plus.


http://www.languesregionales.org/A-Brest-Jean-Luc-Melenchon-parle


http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=6152&title=Marine%20Le%20Pen%20a%20os%E9%20pr%E9senter%20le%20bilinguisme%20comme%20un%20handicap%20%E0%20l'int%E9gration


Comment vivez vous votre bilinguisme, votre experience?


 


Complété le 15/01/2012 à 20:47 :

Escusatz me per las mias fautas

Dim 15 Jan 2012 21:42 #2

je ne connais pas ma langue "regionale" (je ne sais même pas si elle existe) mais quand moi et mon frère on était petit on avait notre propre language (que personne ne coimprenait à part nous) d'où notre retard pour appréhender le français ... je post ça c'est pour la petite histoire (et pour whitney)


Pour juju je peux comprendre ton inquiétude car je suis attaché aux traditions et à l'histoire

Dim 15 Jan 2012 21:50 #3

je   comprend  également  juju  ......!!!


On  doit  préserver nos  langues régionales.


Par  contre, je  me  pose  des  questions  sur  la  langue  française, meme  si  je  ne  suis  pas  un  doué  de  l'orthographe, le  language  sms  est en  train  de  prendre  énormement  d'ampleur!!!!


Une  anecdote  la  dessus, , la  derniere  fois  que  je  marchais  sur  le  GR65, j'ai  discuté  avec  une  australienne, instit  a la  retraite  qui  se  désolait  du  language  sms  de  sa  petite  fille......comme  quoi.c'est  universel!!!!


 

Dim 15 Jan 2012 22:04 #4

ici on a pas de langue mais plutôt un patois , a lui tout seul il donne le sourire enfin pour moi en tout cas si bien qu'une fois un vieux monsieur qui m'engueulait en patois parce que nos vaches étaient passées dans son champs qu'il louait à un autre ,  je le rassurais mais franchement en rigolant parce que le patois m'a toujours amusé .Par contre le lendemain c'est sa femme qui m'a engueulé au téléphone parce que soit disant que je m'étais moquée de son mari et pas en patois elle !!!!

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire" Albert Einstein
mes vaches sont là pour me nourrir, pas pour engraisser l'état
Dim 15 Jan 2012 22:39 #5

quand j'étais petit je parlait seulement le baque avant d'aller a l"école


mais petit a petit,  en ne pratiquant plus, même si je comprends bien j'ai du mal a trouver les mots pour avoir une discussion construite


quand j'avais 20 ans je m'en foutais un peu mais a 30 je me rends compte que c'est vraiment dommage


une chose est sur quand ma fille aura l'age (pour l'instant elle a que 1 mois ), elle ira en bilangue

Dim 15 Jan 2012 23:03 #6

[quote=Juju le gascon]


Bonsoir


comme vous le savez, je suis très attaché à ma langue régionale, qui est le gascon,q ui est malheureusement menacée de disparition. J'ai de la chance de pouvoir l'entendre tout les jours dans la bouche de mes grands parents, qui font partie des derniers locuteurs naturels de la commune.


je suis triste car ils vont partir en s'amenant un trésor avec eux, et en gardant la cléde ce trésor.je pense me débrouiller pas trop mal, bien qu'ayant appris tout seul et en essayant d'écouter discretement mes grans parents.


Car là , est le problème, le sentiment de honte que l'on a inculcé à cette génération de loucteurs: parler "patois" était déshonorant, pas correct, mal poli.Dans les écoles, on a obligé les enfants à ne pas parler leur langue maternelle dans la cour.


J'ai une image en tête que je vais vous mettre, qui montre à quel point l'edcation nationale et l'eta a voulu éraadiquer les langues autochtones:


 




Complété le 15/01/2012 à 20:47 :


Escusatz me per las mias fautas


[/quote]


, jolie coquille je n'ai pas résister à la soulever.


 


Les régions les + éloignés de Paris semblent les + attachées à leur langues.


En Normandie, je ne connais pas le dialecte local, ma grand mère m'avais appris le Javanais mais cela n'a rien à voir.

Dim 15 Jan 2012 23:20 #7

Oui Agri..... Pougner...

Lun 16 Jan 2012 10:32 #8

" Gast, ceux là sont drôles alors. " (bretonnisme)


 


An douar zo re gozh evit ober goap anezhañ.
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Lun 16 Jan 2012 10:42 #9

moi je fais partie  de zone GALLO  les anciens  +75 ANS  dans le fin fond de la campagne parle encore un peu comme cela c est  marrant   voici le corbeau et le renard  en gallo


Le R’nard et la CONI



Un jour Enn’ coni à perch sus un feutiaou,

TenE d’dans sa pec un biaou fromaïge ,

Mé qui puE la kErven.



V’la ti pas qu’un vieux r’nard

qui tE mussE dans son treu,

S’dit : “ Cré nom de h’ui, qua cé-t’i qui pu tant qu’çà ? ”



I sortit du treu au y’où qui tE mussE

Et le v’là qui s’mit à couri.



Et i finit par trouvE not’ ouasiaou.



“ Salut la coni ! T’as ti bonn’ minn’ anE !

Tu té ben amendE, de d’pé qu’on s’tE vu

Sans menti, un p’tit qua d’pus,

j’te r’connéssé pas

Té vra bell’ ô ta pecqu’ jaounn’ et ta queue d’pie”



Quand la coni, Ell’ oui çà,

Ell’ n’en crut pas sé z’orEill’

Et Ell’ s’léssit alobE comme un vra bobias



Ell’ ouvert la pec, et v’là l’formaïg’ qui chE.



Ossiteu le r’nard,

I s’jEtt’ sus l’formaïg’ qui vient d’chEtt’,

Et i l’sup bé vitt’



Quant i y’u la panss’ bé gonflE,

I di à la coni :



“ Pauv’ bobiass’, té bét, té naïr,

té chupE comm un geas

Et tu tt’crE cor bell’

Enn’ aout’ fa , mang’ don ton fromaïg’

Au lieu d’te faire dElobE

Et d’EcoutE lé siens qui t’content dé boniments ! “



La moréll’ de c’t’histouèr’ ?



“ Té bézE, si tu t’fais abobE ! ”


Publié par Zidorr' à l'adresse 13:37 0 commentaires

Lun 16 Jan 2012 12:03 #10

il y a des similitudes certainement dans le parler


 


une petite histoire en patois


 









Dans le gueurgner


    L'aute jour j'ai renscontré le p'tit valet do bonhomme Jacquot.
- Ah ! qu'i m'dit, père Mathurin, j'li z-ai jouail un bon tour à quieu vieux brigand, pas pus tard que dimanche, la ressiail :

    V'la qu'i dit à la chambeurière :

«Va don dans le gueurgner teurier les pommes qui sont pourries pendant que l'valet il ira m'ner les boeufs au pâtureau»

- «C'est bon, que j'li dis, ou l'y va ! »
    Quand j'fus r'venu, la sarvante all' était core dans quieu gueurgner et pis l'bonhomme i fesait les cent pas dans son jardrin. V'la t'i pas ine ideil qui m'vient :

    «Patron, que j'li dis, s'parait qu'i gn'a des rats dans l'gueurgner; j'en ai vu un grous qui s'est cachail dans un sac de gueurne de lin. Mais un rat keume jamais j'en ai vu ! Il est pus grous qu'ma tête, bin sûr».


    Là-d'sus, l'bonhomme monte au gueurgner, et, quant i fut entrail, j'fermis la porte tot doucement, en mettant n-un bois sus l'loquet. Et pis j'm'en fus dans l'jardrin.


    Quant la bonne femme Jacquette all'arriva des Vêpres, a fut épouvantail par le sabbat qui s'fesait dans quieu gueurgner. All' eut pour et a s'en fut qu'ri des ouésins. J'me rendis oussi en fesant l'étounail, et quant ou l'eut ouvri la porte, ou trouva quieu bonhomme avec sa sarvante.


    «C'est l'valet qu'a fait ça, qu'i dit. Prends ton sac et pis t'en vas !».
    Mais la bonne femme a dit :
«C'est tail qui vas t'en aller avec ta sarvante; mail, j'vas rester avec mon valet. J'sé dans mon bien. Va-t-en dans 1'teune !».
    Là-d'sus, l'bonhomme il étâ pas fier.
«J'ons pas fait d'mal», qu'i disait.
    Mais la bonne femme a répondait :
«Ou sait-i c'que vous avez fait ? Va t'confesser tot d'suite si tu veux rester avec mail. Mais l'valet i s'en ira pas. Il veuillra su tail quand j'serai pas là».
    Et ouélà c'qu'i m'a dit, le p'tit valet à Jacquot.
 Mathurin

 «Le Pays de Retz». 7 mars 1909.




 

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Lun 16 Jan 2012 12:38 #11

Les ciseaux de Jamel sont a vendre

An douar zo re gozh evit ober goap anezhañ.
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Lun 16 Jan 2012 15:13 #12

une autre petite alors ça reposera jamel 


 


 









Le promier nail


    Alexis, il était beune en peine depuis que sa mère liz avait dit :
- Tu vas nous enhonter, mon gars. Tu vas ouèr que ton poupon il ara pas les kioches à son baptême.
    Lexis, il était mariail depuis la métive (1) et Génie était ben ronde à la fin des vendanges. Pourtant, i liz avait jamais touchail avant la nét de leurs noces.

    Sans trop saouèr à keu saint se vouer, Lexis il pensail que le maire qui les avait mariails pourrait ventié l'ékiairer.

    Martin Evin demeurait à la petite Massérie et avait teurjous un bon mot pour ses administrails.

    I connaissait Lexis, un bon gars pas trop dégourdi, mais bon travailleur et point portail su la bouesson.

    Quand le pauvre gars s'a iu confessail, le maire i liz a dit :
    - Lexis, t'as pouint à t'en faire. A la première naissance, y a point de remarques, on peut jamais saouèr. Ça peut attendre tois mois keume tois ans. Agarde Jean-Louis, ton ouésin, sa Gélique alle a étail tois ans avant d'aouèr sa feuille tandis que Bastienne alle a iu son gars après douze semaines. L'essentiel, c'est que la mère et l'enfant séjont en boune santaille. Mossieu le Curail i fera ce qu'i voudra de ses kioches. D'ailleurs je crès pas qu'i connaît grand'chouse là-dedans.
    Lexis était prou soulageail. Sa mère avait béou lancer su Génie des yeux soupçonneux, oul a arrivail un grous gars à Naou (2), qu'iz ont nommail Désiré.

    C'est-i pas mieux de s'entendre ?
Mémé

(1) La métive : la moisson

(2) Naou : Noël

 


 

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Lun 16 Jan 2012 15:43 #13

et le patois bas normand c est pas triste non plus












Normand



Sitôt qu'ol écalit ses uûs, des graunds uûs blleus qui savaient pus mais dauns par éyoù qu'il-en n' taient, no li fit chuchi eune pyirre dé chuque d'aveu eun lermot.



Aô couop, touot li ramountit dauns tête. O s'écllatit à plleuraer d'aveu des couops d' sacquet dauns lli à faire poe.



Quaund men père s'acachit, accroqui pas l' deû, ses gaumbes li faunfluaunt, exempt d' prêchi, coume éguéré, o l' vit sus li ses uûs qu'o l' ssit lôtemps dauns les syins aô bouohoume; o li avaunchit ses deigts gllèchis, bllauncs coume des peis.

 





Français



Dès qu'elle ouvrit les yeux, de grands yeux bleus qui ne savaient plus où ils en étaient, on lui fit sucer un morceau de sucre arrosé d'eau-de-vie.



à l'instant, tout lui revint à l'esprit. Elle fondit en larmes, agitées de secousses violentes qui faisaient peur.



Quand mon père arriva, cassé par la douleur, les jambes chancelantes, incapable de parler, comme égaré, elle leva sur lui des yeux qu'elle laissa longtemps dans ceux du bonhomme; elle tendit ses doigts glacés, blancs comme des suaires.



 


Complété le 16/01/2012 à 14:47 :

http://magene.chez-alice.fr/     lien intéressant

Lun 16 Jan 2012 17:21 #14

                                                  


 


Pour les gallos ;


  : www.chantgallo.com/


 


Pour les breihzous :


www.breizhoo.fr/ :


" Bienvenue sur Culture Bretagne " : culturebretagne.free.fr/index.php


www.gwalarn.org/accueil/ : Gwalarn


Complété le 16/01/2012 à 18:47 :

La
Bretagne vous connaissez ? non alors cliquez


Complété le 16/01/2012 à 18:51 :

diaporama

An douar zo re gozh evit ober goap anezhañ.
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Lun 16 Jan 2012 17:58 #15

Je ne suis pas encore arriver à mettre l'enregistrement vidéo d'un fameux amuseur Béarnais : Lamarque de Geus sur un hebergeur avec "la pélère" issu d'un 33 tours de mes parents pour en faire profiter les forumeurs de TN onglet "Sud Ouest".


Le sketche de ce conteur date des années 70 mais, il parle déja d'un paysans qui se fait plumer et bouffer le cochon par les voisins et notables, maire, facteur, instit et banquier tout y passe. 

Lun 16 Jan 2012 18:10 #16

[quote=agriculteur72]


je ne connais pas ma langue "regionale" (je ne sais même pas si elle existe) mais quand moi et mon frère on était petit on avait notre propre language (que personne ne coimprenait à part nous) d'où notre retard pour appréhender le français ... je post ça c'est pour la petite histoire (et pour whitney)


Pour juju je peux comprendre ton inquiétude car je suis attaché aux traditions et à l'histoire


[/quote]




En voici un texte

La Marie -Louise,restez point comme ça sur le bas de la porte, le vent est haut,c'est bon à attrapper un chaud -referdi; entrez donc à la maison.

- Je m'en viens du champ de la foncée, j'vous amème une pènerée de poères de giroufle. Et encore j'é trouvé de l'amuse en chemin . J'ai t'y pas rencontré la mère Besnard,de l'epivan.

- Ah ! dame, elle a toujours la goule en chemin; c'tyla qui ya coupé le filet, y n'a pas perdu cé cinq sous .

Pour sûr, elle a la bagoulouère ben apadencée.

A part de ça, connaissez vous du nouveau ?

Mais assisez vous , mettez vous à votre l'aisi, vous prendrez ben un café. Du nouveau? ben oui. Vous n'avez don point entendu causer de la Joséphine et de son gars Jules de la maure nouère?... Parait que la dernière Toussaint, ils ont fait seulement visite à leu propriétaire.

Promettre sa rente , c'point la poyer

-Y faisant de la goule qui sont plus que nous.

- Ce monde- là y sé point épargner,on peut pas manger le beurre et l'argent du beurre.

- Et le propriétaite y lé rgardant, le vieux crouillé, y tonderé ben un eu(oeuf) pourtant il a du fait (bien, riche) .- Pour ce qui é de ses fermiers, leur affaires est tombées  à ren, y sont ben en derda, les chaudronnées aux trous de choux, ça n'a jamais fait de cochon grâs.

-Ah! pour sûr, une affaire qu'est partie à tombée en duingue-dingue,y a plus ren à en tirer!.

Heulâ, l'angélus qui sonne et ma soupeque pointsu'le feu

ON cause c' la bourre.

-Tout y passe, mais faut que j'm'enretourne vitement . Allez, à vous revoir la maîtresse. Ca sera d'àvot'tour

Je vous laisse un lien vers des specialités sarthoises


Lun 16 Jan 2012 22:02 #18

[quote=manu64]


quand j'étais petit je parlait seulement le baque avant d'aller a l"école


mais petit a petit,  en ne pratiquant plus, même si je comprends bien j'ai du mal a trouver les mots pour avoir une discussion construite


quand j'avais 20 ans je m'en foutais un peu mais a 30 je me rends compte que c'est vraiment dommage


une chose est sur quand ma fille aura l'age (pour l'instant elle a que 1 mois ZORIONAK!!), elle ira en bilangue


[/quote]


En occitan; les classes bilingues s'appellent des calandrestas, l'équivalent des ikastolas pour le basque ou des diwan pour le breton.


Manu, depuis 6 ans , je ne loupe pas une édition d'Herri urrats ( festival des ikastolas) qui se déroulent sur ta commune ( ma moitié est euskaldun ). Quand je ressort de là, je suis rebosté, voir une telle vigueur pour sauver,dynamiser une langue, c'est terrible. Mais cela est insuffisant, il faut une volonté réelle du departement,région et état, si l'on veut progressr.cela passe par une obligation de l'instruction dans chaque classe, une signalétique systématique etc...


Pour ça , il faut se bouger, et montrer que l'on ne laissera pas tomber nos langues!!


 



Ps: troid langues parlées en france sont officielles dans trois autres pays : catalan ( en catalogne sud); occitan ( sous sa forme gascon en en val d'aran(catalogne) et provençal dans les vallées italiennes pres de turin ) et basque en euskadi et navarre!!

Lun 16 Jan 2012 22:10 #19

pour nous se serait impensable de se mettre à parler patois ou de l'apprendre à nos enfants se serait très mal considérer du coup il se montent des écoles diwan ce qui est non sens . Le patois ne sert qu'à titre humoristique lors de fêtes de famille ou de spectacle . Il n'est parler que par les anciens .


 


Heureusement certaines personnes l'on fait renaitre "mémé " sur un journal local puis depuis son décès Marie thérèse dans une assos  , je la connais et je vous jure que c'est une commique .


Complété le 16/01/2012 à 21:12 :









 Le PATOIS est ma langue maternelle.

 Je l'ai toujours employé, en famille et au village.

 On me l'interdit à l'école, le remplaçant par le «français»

 qu'il fallait écrire.

 Plus tard, un vieil imprimeur pornicais, Emile BOURRIN,

 fit paraître dans l'Écho de Paimboeuf une série de mots patois.

 Mais c'est surtout le regretté père Eloi qui rechercha locutions

 et mots de chez nous et les publia dans son recueil:

 «Le vieux langage du Pays de Retz», véritable musée.

 Pour la mémé que je suis devenue, le patois n'a guère de secrets.

 Je l'écris pour le plaisir, sans vouloir faire école.

 Je crois pourtant souhaitable que les enfants aient un aperçu

 de ce langage qui chante, sourit, pleure et prie, avec les mots,

 l'accent et le goût d'un terroir qui, toujours d'après Eloi Guitteny, 

 n'est pas absolument breton, pas complètement poitevin,

 mais sûrement paydret.

 C'est clair... et tellement savoureux
Mémé (Sylvaine BILLOT



Complété le 16/01/2012 à 21:15 :


Marie-Thérèse Leduc présente les voeux en patois - Saint-Père-en-Retz


lundi 09 janvier 2012

Marie-Thérèse Leduc a présenté le programme de la cérémonie des voeux du maire, samedi, en patois.

 


 


Marie-Thérèse Leduc a pris le relais, présentatrice originale de la cérémonie en patois : « Bonjour à tortots et tortotes », a-t-elle entamé sa présentation, l'équipe municipale est heureuse de vous r'ceouère ané pour vous présenter les voeux do maire. Bonne annaille et bonne santaille avec et oussi comme disa nous anciens, le paradis à la fin de leu jours. » Marie-Thérèse Leduc, patoisante et poète, est bien connue de tous les péréziens. Son recueil de poésies, chansons et autres histoires de notre pays de Retz est un régal pour tous. Sa présentation a apporté à la réception plaisirs et détente.


 


"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire" Albert Einstein
mes vaches sont là pour me nourrir, pas pour engraisser l'état
Lun 16 Jan 2012 22:29 #20

moi j'aime dire que je passe la toile ( pour la serpillére),


que je clanche la porte pour voir si elle est barrée ( appuyer sur le truc de la porte, la honte j'sais pas le vrai mot , pour voir si c'est fermé à clé),


dire que je bouine ( en fait, j'suis en train de rien foutre),


dire eulo ( = etonnée), 


 à tantôt ( pour cet aprés midi),


voir si y'a pas quelque chose dans la carre ( la carre = le coin),


prendre la rade ( pour le chemin),


et prendre une goutte dans le café ( = du calva, enfin en fin de soirées quoi !)


bref, vive la normandie .  


 


Complété le 16/01/2012 à 21:30 :

j'ai oublié  " ah ti té ?" pour ça va toi ?


 

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