Comment profiter des prix porteurs des céréales ?

Ouvert par Olivia, 19 avril 2011

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Mar 19 Avr 2011 10:44 #1

 A la fin de la campagne 2009/2010, les prix des céréales devenaient enfin attractifs mais il ne fallait pas tout vendre trop tôt. Et cette année ? Comment vont évoluer les marchés ?



 


Marché à terme, contrats, prise de position, attente ? Quelle proportion de la récolte engager ? Quand ?


 


Dans un contexte de marché très volatil, quelle est la bonne stratégie pour 2011 pour s'assurer un revenu sans « jouer à la roulette russe » ?


 


Nos experts de la coopérative Axéréal vous répondront en direct sur Terre-net.fr durant un t'chat ce 19 avril de 12h30 à 14h.


 


Posez-leur toutes vos questions dès maintenant (gratuit et sans engagement) en suivant ce lien.


 


Olivia


Mar 19 Avr 2011 17:26 #3

 Retrouvez ci-dessous les questions / réponses du T'chat 


 




Question (Strategie)

de "AK "Ne faut-il pas attendre 1 ou 2 mois pour vendre le blé 2011 avec la secheresse qui s'annonce?


 


Réponse de "Pierre Toussaint " Directeur collecte et qualité, AXEREAL

Les marchés ne sont pas dépendant que des fondamentaux. Il faut donc prendre du recul par rapport aux conditions actuelles. Ne rien avoir vendu aujourd'hui est une erreur. Cette erreur peut être rapidement corrigée, en vendant jusqu' à 30 à 50% de sa production, pour partie en prix construit (formule acompte + complément) et pour partie en prix ferme avec pourquoi pas l'achat d'options). Notre réflexion : si les prix d'aujour'hui représentent les moins bonnes ventes de la campagne pour le producteur, c'est vraiment le mieux qu'il puisse lui arriver!


 


Question (Tendances)

de "jr "Perspectives du marché du blé dur pour la prochaine campagne ?


 


Réponse de "Gilles Girault " Directeur commercial, AXEREAL

A
u niveau mondial le stock de report sera de l'ordre de 7 millions de tonnes. Sensiblement inférieur à celui de la campagne dernière. La production 2011-2012 est attendue à 35 millions de tonnes environ , pour des besoins de l'ordre de 37 millions de tonnes. Il sera vraisemblablement nécessaire de puiser dans les stocks pour équilibrer le bilan mondial. Nous devrions avoir une situation favorable aux vendeurs. Il n'en reste pas moins que le prix du blé dur dépendra aussi de celui du blé tendre.




Question (Strategie) de "earl86 "


Bonjour, Partant sur une stratégie de commercialisation en 3 étapes, 1/3 vendu courant mi octobre à mi novembre via les cours euronext, 1/3 sur pied et à l'acompte et le dernier tiers après moisson au MAT. Avec les conjonctures actuelles ne vaudrait-il pas vendre plus à l' accompte? Quel sont pour vous la part à respecter pour être, pas au plus haut car défois l'envie de gagner fait perdre, mais au moins à une bonne moyenne haute?


 


Réponse de "Pierre Toussaint " Directeur collecte et qualité, AXEREAL

Tout d'abord, votre stratégie commerciale semble prudente et raisonnable. Peut-on l'améliorer? C'est à chacun de déterminer son aversion au risque et donc la part des ventes en acompte. Personnellement, pour la récolte 2011, vendre au moins 50% de son potentiel en formule acompte et 25% via les cours Euronext avant moisson me semble une bonne formule. Contrairement à la campagne passée, les formules acomptes ne seront pas pénalisées par le marché d'avant moisson. Effectivement, vendre plus à l'acompte que ce que vous faisiez semble être le meilleur choix. Pour finir, avoir 25% du potentiel non vendu à la moisson permet de ne pas être en risque par rapport au rendement atteint à la moisson et permet d'avoir l'opportunité de profiter d'une hausse éventuelle des marchés.




Question (Tendances) de "roland "

Il y a quelques années , nous avons connu la même situation des marchés des céréales et on nous a confirmé que plus jamais les prix du blé allaient déscendre en dessous des 1.5 euros. Alors a moins d'être devin, qui croire????


 


Réponse de "Gilles Girault " Directeur commercial, AXEREAL

Faire croire que le prix du blé ne peut pas descendre en-dessous de 150€/T, ne correspond effectivement pas à la réalité, on l'a bien vu.Comme nous n'avons plus de régulation du marché par la constitution de stocks, cela est source d'une grande volatilité. Des prix très bas quand la production est supérieure à la demande, et des prix très élevés à l'inverse.Contrairement à ce qui a été à tort, énoncé plusieurs fois, ce sont ces déséquilibres entre la production et les besoins qui créent les fortes variations de prix, et donc de temps en temps des prix bas bien plus que l'intervention des financiers. Tant qu'il n'y aura pas de réel système de régulation des stocks , on peut retrouver des prix très bas et très élevés




Question (Campagne-2013 ) de "philippe " doit on engager sur plusieurs années , et dans quelle proportion ?


 


Réponse de "Pierre Toussaint " Directeur collecte et qualité, AXEREAL

Les prix actuels proposés pour les futures récoltes 2012, 2013... sont historiquement encore au dessus de la moyenne des prix sur 10 ans. C'est donc une opportunité tout à fait intéressante même s'il est vrai qu'aujourd'hui nous ne connaissons pas le coût des intrants, en particulier les engrais, sur les prochaines campagnes. Ceci dit, les charges fixes ont une influence bien supérieure au coût des intrants dans le prix de production. Nous vous conseillons d'engager une partie de votre production pour commencer à participer au marché et commencer à se faire une moyenne. Vendre ainsi de 10 à 20% de sa production est une bonne chose et permet d'anticiper ses emblavements, ses investissements...




Question (Campagne-2013 ) de "Manu2 " Proposez-vous des contrats sur 2012, 2013 voire 2014 ? Si oui à quels prix par rapport au Matif ?


 


Réponse de "Pierre Toussaint " Directeur collecte et qualité, AXEREAL

Chez Axereal, nous avons proposé et nous proposons encore des prix sur les récoltes 2012 et 2013 en blé et colza en formule DUO: un seul prix pour les deux campagnes. Cela permet d'obtenir un prix intéressant pour les futures campagnes mais ce prix varie chaque jour, voire dans la journée, en raison des variations de prix du marché à terme. Par exemple, ce matin l'offre DUO blé tendre meunier était à 160€/tonne livraison moisson. Etablir un prix pour la récolte 2013 reste complexe et nécessite pour la coopérative de se couvrir avec des produits financiers proposés par les banques. Ces produits financiers de couverture sont couteux et plus l'échéance de marché est éloignée, plus ces produits sont chers. Il n'est donc pas pertinent de proposer dès à présent des prix fermes ou indéxés sur le marché à terme pour la récolte 2014.




Question (Strategie) de "SJP " Pour les ventes céréales, bourse aux grains duo: 2012-2013 qu'en pensez-vous, et en restant "sage" quel pourcentage de sa récolte peut-on engager ?


 


Réponse de "Pierre Toussaint " : Profiter de prix historiquement élevés, sans se mettre en risque vis à vis de son rendement et de ses obligations de livraisons, donc engager 40% maximum pour avoir des alternatives sur d'autres prix ou mises en marché. Penser aux offres avec options.




Question (Autre) de "jm " : bonjour Faut il acheter des calls sur novembre 2011? faut il déja s engager sur la récolte 2012?


 


Réponse de "Pierre Toussaint " : Oui, il est pertinent en complément de la vente de sa marchandise , en prix ferme ou en prix campagne, d'acheter des calls sur novembre 2011. Pour réduire le coût de ces options, on privilégiera des prix d'exercice décalés, supérieur au marché actuel, (entre 250 et 300 euros par exemple).Même si il n'y a qu'une chance sur deux pour que la hausse arrive, ce serait dommage de ne pas tenter d'en profiter.Sur la récolte 2012, oui je pense qu'il est intéressant de commencer à vendre, puisque le prix de marché est supérieur aux coûts de production. En complément de la réponse sur les calls, l'intérêt de ces achats d'options est : si le marché baisse, le manque à gagner se limite au coût de l'option, si le marché monte cela permet de profiter de cette hausse. Exemple: En complément d'une vente en prix ferme ou en prix campagne, l'agriculteur achète un call sur novembre 2011 avec un prix d'exercice de 250 €/T assorti d'une prime d 'option de 10 €/T. Si entre la date de cet achat et le 15 octobre prochain le marché reste en dessous de 250€/T, l'agriculteur n'aura pas l'occasion d'exercer son option et aura donc dépensé 10 €/T. Si durant cette même période, le marché monte à 300 €/T. A ce moment là, l'agriculteur pourra éxercer son option et vendre à 300€/T. Ca veut dire que l'agriculteur aura acheter à 250+10=260€/T et revendu à 300€/T. Ceci lui permettant d'empocher un gain de 40€/T qui viendra s'ajouter au prix de vente de sa marchandise physique.




Question (Strategie)  de "mat056182@yahoo.fr " : Quelle stratégie adopter?


Réponse de "Gilles Girault " :  Pour la stratégie blé dur, nous conseillons de profiter de l'offre matif blé tendre novembre 11 +30€/t. Possible sur 3 ans.Quoiqu'il en soit, il faut penser à répartir ses ventes et avoir vendu à plus de 80% à fin décembre. 




Question (Rendement) : de "Rene " 20 Ha de blé. Qu'est-ce qui est le plus sûr et le plus profitable? Vendre tout maintenant sur le terme ou vendre au prix moyen?


 


Réponse de "Pierre Toussaint " : Surtout éviter de vendre dans une seule mise en marché! 20 hectares correpondent à 140-160t de potentiel. Par exemple, vendre un contrat Matif de 50 tonnes, qui permettra de vendre avec l'achat d'une option. Vendre 50 tonnes en prix de campagne et le reste en vente d'opportunité (Bourse au grains, prix trimestriel...)




Question (Tendances) de "maurice80 " : quelle tendance pour la moisson 2011 et est ce que 2011 entrainera t il 2012 dans le meme sillon ?


 


Réponse de "Gilles Girault " : La tendance dépendra des volumes des récoltes, liés aux conditions climatiques d'ici la moisson. Ce qu'on peut globalement dire (aujourd'hui), en prévoyant des rendements dans la moyenne de ces dernières années,c'est que la production toutes céréales(blé, orge, maïs ) dans le monde sera équivalente aux besoins pour la consommation.Toute déviation par rapport à cette moyenne, liée aux conditions climatiques sera source de déséquilibres.Si les conditions actuelles de manque de précipitations persiste (Europe,USA) , un effet haussier est à attendre. A l'inverse si les rendements sont meilleurs que prévu, les cours vont se détendre.Parmis les autres éléments importants à surveiller, il y a le volume des récoltes en Russie et en Ukraine. La question est de savoir quand vont ils réexporter ? Il y a également la stratégie des financiers qui ont beaucoup vendu ces derniers temps nos matières premières pour réinvestir dans d'autres domaines(Petrole); vont ils continuer ou parrier à la hausse sur une reprise des cours? Toute évolution de la récolte 2011, entrainera également une variation de la récolte 2012,cette dernière étant actuellement moins cher de 15 euros/T que la 2011.




Question (Strategie) de "phil "FAUT-IL VENDRE A LA RECOLTE OU BIEN STOCKER POUR VENDRE QUAND ?


 


Réponse de "Pierre Toussaint " : Le stockage n'empêche pas la vente immédiate. Dans certaines conditions, le stockage est rémunéré  (jusqu'à 7 €/t chez Axereal). Alors, à condition de bien contrôler la conservation, pourquoi pas? Eviter de stocker des productions  à risque (ex : colza). Stocker des productions récoltés  à maturité. Vendre et gérer la logistique sont bien 2 choses différentes. Encore une fois, tout n'est pas noir ou blanc. Répartir est le meilleur moyen d'optimiser son revenu. Stocker dans de bonnes conditions est pertinent. Si ce n'est pas assurer, il vaut mieux livrer à la moisson.




Question (Contrats) de "Jean -Michel " : Quelle part de responsabilité ont les financiers dans la volatilité des prix que nous connaissons actuellement?


 


Réponse de "Gilles Girault " : Une part faible dans la volatilité sur toute la campagne.Celle-ci étant essentiellement la conséquence des faibles récoltes, notamnent dans la région Mer Noire. Sans les financiers les prix seraient de toute façon montés moins rapidement et à des niveaux différents, mais peut être pas si éloigné des niveaux que nous connaissons aujourd'hui.Par contre, là ou les financiers ont une grande influence c'est sur la volatilité à très court terme( sur une journée par exemple). Lorsque les prix du blé varient de 15€/T dans une même journée, ceci est consécutif à l'intervention des financiers.




Question (Strategie) de "chatodin " : Sur le MAT, les options paraissent chères quand il y a risque et inutiles quand elles ne sont pas chères. Pouvez-vous proposer une stratégie d'achat d'option en fonction des tendances, niveaux de prix et coût de celles-ci ? Par exemple, ce qui était possible de faire au 01/10/2010, au 01/12/2010, au 01/012011 et au 01/03/2011 sur des contrats blé meunier. Merci


 


Réponse de "Gilles Girault "  : D'un point de vue purement financier, les valeurs des options ne sont pas chères au regard de la volatilité. Bien sûr, plus le marché est élevé et volatile, plus le coût d'option sera fort. Aujourd'hui, vendre en prix ferme et acheter une option qu'elle soit à la monnaie sur moyenne ou bornée est une bonne opportunité car le prix minimum garantit permet d'assurer un revenu et l'achat d'options de"voir venir" et de profiter d'une hausse éventuelle des marchés dans un contexte aujourd'hui bien compliqué. N'hésitez pas à consulter votre organisme stockeur pour qu'il vous "price" différents types d'options. 




Question (Tendances) : de "riki01 "bj avec la trés forte volatilité des cereales quand et comment faut il se positionner pr vendre blé tendre et mais grain 2011 ,2012 ,2013 et a quel % de sa recolte quand on lis les accidents climatique ds tous les pays !!!! merci eric cim 59 poly cultures elevage viande PS bravo pr vos tchats aux themes trés interessants ,bon courage a +


 


Réponse de "Pierre Toussaint " : Effectivement, la volatilité des cours des céréales est aujourd'hui très forte, de l'ordre de 40% pour le blé tendre, soit autant que les valeurs du CAC 40! Peut-être faut-il bien expliquer ce qu'est la volatilité: vous pouvez avoir un cours qui passe de 150 à 200€ entre le début et la fin de la campagne avec peu de volatilité si cette progression est constante. Inversement, vous pouvez avoir un cours qui passe de 150 à 170€ avec beaucoup de volatilité si entre temps le marché a connu un creux à 130 et un pic à 200€/tonne. Il faut donc bien distinguer une tendance (baissière ou haussière) d'une variation de prix imprévisible qui entraine de la volatilité. Actuellement, nos marchés étant très volatiles, il est difficile de savoir quand vendre, c'est la raison pour laquelle depuis le début du T'chat, nous parlons beaucoup de prix campagne et d'options, ce sont deux moyens de lisser la volatilité et de sécuriser un chiffre d'affaire. En moyenne, pour la récolte 2011, l'engagement des agriculteurs est de l'ordre de 40 à 50%. Profiter des offres sur les campagnes 12 et 13 est intéressant à condition de limiter ses engagements de l'ordre de 10 à 20%. Il ne faut pas attendre d'éventuelles difficultés climatiques dans tels ou tels pays pour élaborer sa stratégie de vente. Il est vrai qu'actuellement, nous sommes en plein Weather Market (les marchés sont sous l'influence des conditions climatiques qui influent l'état des cultures) et le marché réagit bien par rapport à ces conditions entre hier et aujourd'hui. Mais en fin de semaine dernière, les marchés étaient sous l'influence des financiers et des rapports économiques qui ont fait varier le marché à la baisse de manière plus violente encore. Alors oui, les accidents climatiques ont une incidence sur les fondamentaux et donc sur les cours, mais les financiers et le contexte politico-économique influent tout autant nos marchés. Si vous souhaitez vendre en prix ferme, n'attendez pas pour le faire mais achetez pour une partie de vos engagements une option du type call et engagez vous pour une part significative en prix construit (prix campagne) qui reste une formule moderne et efficace pour sécuriser sa vente et profiter d'une éventuelle hausse des marchés.




Question (Strategie) de "beauceron " Bonjour, Quelle est la stratégie la plus rentable pour vous : Se lancer seul dans la commercialisation (avec tout le temps nécéssaire à celà) ou plutôt vendre au prix moyen de la coopérative?


 


Réponse de "Pierre Toussaint " :  En moyenne sur cinq ans, on constate que la moyenne des ventes prix ferme est au même niveau que la moyenne des prix campagne. Par ailleurs, cette année, ceux qui ont engagé plus de 50% de leur production en prix construit (prix campagne) et qui ont vendu le reste de leur production en prix ferme, ont vendu 7€/tonne de mieux que ceux qui n'ont vendu qu'en prix ferme. C'est la raison pour laquelle, pour nous, la bonne répartition est de l'ordre de 60-65% en prix construit et le reste en prix ferme à répartir en ventes avant récolte, post récolte, avec options pour une partie.




Question (Tendances) de "Manu2 " C'est difficile, mais avez-vous une tendance pour les prix d'ici fin 2011 ?


 


Réponse de "Gilles Girault "  : Désolé mais la réponse est vraiment partagée. Aujourd'hui, si on regarde les différentes prévisions de bilan (offre/demande) publiées par les différents organismes, la situation paraît équilibrée. Par exemple en blé tendre, on prévoit une production mondiale de 673 MT pour des besoins de 671 MT.Toutes céréales confondues, on prévoit une production de 1 805 MT pour des besoins 1 808 MT.La situation est un peu moin bien équilibrée en maïs, on prévoit une production mondiale de 841 MT pour des besoins de 865 MT. Donc, deux élements seront déterminants: les superficies qui seront réellement ensemencées en culture de printemps(Blé en Russie et Ukraine et au Canada, Maïs-Soja aux USA) et les conditions climatiques d'ici les récoltes.Un autre élément important, nous avons actuellement des stocks plutôt historiquement faibles dans beaucoup de productions. Donc en cas d 'accident climatique , on pourrait donc avoir une réaction brutale à la hausse.Dans tous les cas les prix d'aujourd'hui ne sont pas des prix stables, la volatilité reste élevée, après les récoltes ce sera une autre histoire..




Question (Strategie) de "pauline " Bonjour, Que recommandez-vous pour la commercialisation des orges et les colzas ? Même pourcentage d‘engagement que les blés pour 2011, 2012 et 2013 ? Merci


 


Réponse de "Pierre Toussaint " : Concernant le colza, nous pensons qu'il faut adopter la même stratégie que pour le blé. Pour les orges, il faut d'une part distinguer les orges fourragères des orges brassicoles et d'autre part s'appuyer sur un marché physique puisque le marché à terme fonctionne encore mal sur l'orge de printemps (volumes de transaction trop faibles). Il est donc plus difficile de s'engager sur 2012-2013 en dehors de contrats filière comme a pu le proposer Axereal sur un contrat triennal. Pour la récolte 2011, le prix campagne est une bonne mise en marché sur les orges fourragères, pour les orges brassicoles, le contexte actuel est plutôt lourd puisque les brasseurs ne sont pas encore réellement au marché. C'est peut-être donc la seule production pour laquelle il faudrait limiter ses engagements d'ici la moisson, de l'ordre de 30% pour 2011.




Question (Strategie) de "stef.d " que pensez vous de l évolution des cours du blé pour la fin de saison 2010? est ce que les stocks publié par France Agrimer n alimente pas la spéculation?


 


Réponse de "Gilles Girault "  : France Agrimer a publié des stocks de report de 2 300 000 T de Blé tendre, 2 500 000 T de Maïs et 1 900 000 T d'Orge. En Orge et Maïs ces stocks correpondent à peu près aux stocks outils et sont donc relativement neutre sur le marché. En blé ils traduisent une situation un peu tendue mais déja connue depuis de nombreux mois, et donc déja intégrée dans les prix. Pour beaucoup d'industriels, les approvisionnements sont terminés, la logistique est bouclée et la campagne est donc terminée. L'activité ne va porter maintenant que sur de faibles volumes.




Question (Tendances) de "jle " La production d'Ethanol a du mal à progresser en France (arret de Lillebonne notamment) est-ce que la hausse du pétrole va relancer ces marchés ou aider au développement d'autres filières agro-carburants?


 


Réponse de "Gilles Girault "  : Sur la période de soudure, le maÏs, plus cher que le blé et l'orge nouvelle campagne ne va pratiquement plus être utilisée par les FABs, mais sera principalement destiné à l'amidonnerie.Les autres céréales mentionnées ci-dessus vont principalement constituer les sources d'apprivisionnement des FAB.Avec un avantage pour l'Orge dans la limite des pourcentages d'incorporation.




Question (Campagne-2013 ) de "benoit "Quelles sont les perspectives pour la campagne 2013 et le cours des céréales ?


 


Réponse de "Gilles Girault "  : Evidemnent, la réponse n'est pas évidente puisque comme pour la météorologie, on a déjà beaucoup de difficultés à savoir quels seront les prix dans quinze jours ou dans trois mois. C'est pour cette raison que chez Axereal nous proposons déja aux agriculteurs de fixer leurs prix de vente sur cette campagne. Ces prix permettant déja de dégager une plus-value par rapport aux coûts de production. Ce que l'on peut néanmoins préciser, c'est qu'en tendance longue, les marchés devraient en moyenne progresser en raison de l'augmentation structurelle de la demande. Mais c'est en moyenne, cela n'empêchera pas que la volatilité restera élevée. Ce qui veut dire qu'on peut retrouver des prix bas au cours de certaines campagnes, et donc à ce titre 2013 a autant de chance que les autres d'en faire parti.

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